Tous les goûts sont dans la nature. Et Rose Lestrange en avait de bien curieux, s'il faut en croire les commérages du campus.
Par exemple, elle n'aimait rien tant que les parties de jambes en l'air dans les endroits les plus insolites. Afin de leur donner du piment, évidemment. Mais ce n'est pas tout. Rose Lestrange raffolait aussi des couteaux bien aiguisés. Ainsi, elle gardait en permanence chez elle un poignard ancien très effilé. Drôle de marotte, non ?
Avait-elle donc depuis longtemps prémédité son suicide ?
Mais au fait, qui parle de suicide ? A-t-on jamais vu une femme, tranquillement installée à sa coiffeuse, se plonger une lame dans le coeur ?
Le juge Ireton n'est pas sévère, il est juste. Le juge Ireton n'est pas implacable, il ignore la faiblesse. Ceux qu'il frappe de lourdes peines le méritent : le juge Ireton ne se trompe jamais. C'est pourquoi il envoie tant d'hommes à la potence sans regret. Sans se départir de son calme.
Mais va-t-il garder son impassibilité maintenant que les rôles sont inversés ? Maintenant qu'il a pris la place de l'accusé ? Comment juge-t-il son propre crime ? Que pense-t-il des preuves qui l'accablent, du mobile qui le montre du doigt ? S'accorde-t-il des circonstances atténuantes ?
Et rebelote ! Les plumes de paon ont encore frappé...
À chaque fois, le scénario est le même. Et à chaque fois le Yard, que l'assassin a la courtoisie de prévenir, patauge lamentablement. Et pour cause !
À quoi rime la mise en scène qui accompagne chacun des meurtres ? Que signifient les objets d'art de grande valeur décorés de plumes de paon que l'on retrouve sur les lieux du crime ?
Enfin, si on exclut, par égard pour la santé mentale des enquêteurs, que l'assassin ait des dons d'invisibilité ou puisse passer à travers les murs, comment se débrouille-t-il pour abattre ses victimes ?
Comme Landru ? Morceau par morceau dans la cuisinière ? Non. Le corps humain brûle mal ; on aurait remarqué la fumée...
Comme le Dr Grippen, alors, enterrées dans la cave ?
La police y a pensé. C'est même par là qu'elle a commencé à creuser. Rien. Pas le moindre squelette. Pas même le moindre morceau d'os. En fait, le jardin a été labouré, le sol défoncé, les lattes du parquet arrachées, la cheminée éventrée, les murs sondés... En vain. Aucune trace des victimes.
Bewlay a donc un truc infaillible pour faire disparaître les corps de ses épouses. Mais lequel ?
Et comment lui mettre la main au collet... avant qu'il ne se remarie ?
Napoléon (Boney pour les Anglais), vient d'être défait à Waterloo, et Caroline s'inquiète:
- Cette victoire ne risque pas de contrarier mes plans ? Il ne peut pas échapper à la mort ?
Il, c'est Richard Darwent. Un bien brave homme, pourtant. Et même un bel homme, sous la crasse et les loques qui le recouvrent. Qui sait, peut-être même un homme de qualité ? Et quel crime a-t-il commis ?
Caroline n'en a cure. Tout ce qu'elle sait, c'est que son grand-père lui a laissé une fortune, à condition qu'elle soit mariée avant l'âge de vingt-cinq ans. Belle comme elle est, ce ne sont pas les occasions qui lui manquent.
Mais un mari, pour quoi faire ? Pourquoi s'encombrerait-elle d'un homme qui n'aurait sur elle que des droits ?
Tandis que celui-là... À peine l'aura-t-elle épousé qu'il sera pendu...
Dwight Stanhope serait-il à court d'argent ? Beaucoup de gens se posent la question, à la Maison du Masque.
Sinon, pourquoi l'homme d'affaires réputé richissime, propriétaire d'une inestimable collection de tableaux, aurait-il descendu celle-ci de la galerie où elle était exposée dans la salle à manger, où elle n'est plus protégée ?
Aucune alarme, des porte-fenêtres ouvrant directement sur la pelouse... Autant inviter les cambrioleurs à venir décrocher sans façon la toile du Greco, joyau de la collection !
Swight Stanhope espère-t-il vraiment escroquer les assurances... ou bien serait-il devenu fou ?
Ainsi que le veut la règle classique, le respectable gentleman est assassiné dans sa bibliothèque et tous les habitants de la maison sont soupçonnés tour à tour. Mais à partir de là, les engrenages de précision de Mr John Dickson Carr se mettent à broyer doucement la logique et les sentiments.
La belle Eve Neill, prise entre la routine policière française et l'hypocrisie britannique, est sur le point d'y laisser sa raison - et le lecteur avec elle - lorsque arrive de Londres le Dr Kinross qui, tel Oedipe, bafoue le Sphinx et démontre que le surnaturel n'est pas de ce monde.
Lorsque le superintendant Cheviot monte dans un taxi pour se faire conduire à Scotland Yard, il ne se doute pas qu'il va descendre d'un fiacre devant l'ancien Scotland Yard, en 1829.
Il ne se doute pas non plus qu'une élégante jeune femme de l'époque va le reconnaître sans peine pour son amant ; et il ne se doute pas davantage que son chef - personnage historique dont il a lu jadis la biographie et l'éloge funèbre - va lui confier pour mission la recherche d'un voleur de graines d'oiseaux !
Cheviot, incertain de sa propre identité, ignorant des coutumes du temps, va bientôt avoir à résoudre un crime apparemment impossible. Sous ses propres yeux, en présence de deux témoins, dans un couloir fermé à ses deux extrémités, une jeune fille a été tuée d'un coup de revolver.
Et sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré...
Librairie des Champs-Élysées
🏅Grand Prix de Littérature policière, 1969
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Ce roman policier insolite est sans nul doute le chef-d'oeuvre de John Dickson Carr.
Le meurtre fait partie des rites d'un groupe de détraqués qui se livrent à des pratiques abominables. Leur respectabilité les protège.
Lorsque le bel avocat Patrick Butler décide d'assurer la défense des tendres Joyce et Lucia, il ne se doute pas qu'il va être emporté dans un tourbillon satanique.
II va falloir toute l'habileté du Dr Fell pour reconnaître, à travers certains indices, les symboles traditionnels d'un culte dédié à Satan.
Mais comment protéger à temps Patrick et ses douces amies de la créature éprise de luxure et de meurtre, qui cherche frénétiquement de nouvelles victimes pour la célébration de ses Messes de Sang ?
Lorsque, après être passé pour mort sept années durant, le major Sir Donald Holden de guerre revint, il se doutait bien que des changements avaient dû se produire dans le cercle de ses intimes.
Ainsi, tout en priant pour qu'il n'en fût rien, Holden s'attendait à trouver mariée ou fiancée sa Celia tant aimée...mais certainement pas à surprendre son meilleur ami, Thorley Marsh, amoureusement enlacé avec une fille de dix-neuf ans !
Toutefois, ce n'était là que la première et la moins dramatique des surprises qui lui étaient ménagées.
En effet, il fut bientôt obligé de conclure que les gens qui lui étaient le plus chers lui mentaient cruellement, par méchanceté pure, ou alors qu'ils étaient tous devenus fous. Chacun d'eux lui semblait porter un masque inquiétant, comme dans la scène qu'un miroir lui fit surprendre...
Cette mort, qu'on disait avoir été naturelle, lui paraissait due à un meurtre... Il y avait aussi le mystère de Mme Vanya, de l'énigmatique Sphinx endormi... Pourquoi aussi prenait-on un diabolique plaisir à culbuter les cercueils du caveau de famille... Et, d'abord, comment était-on entré dans ce caveau dont la porte était scellée ?
Mais surtout, qui avait pu malmener ainsi des cercueils pesant plusieurs centaine de kilos, sans laisser aucune empreinte sur le sable recouvrant le sol ?
Aux lecteurs comme aux héros de ce roman, il apparaîtra vite que, s'il existe au monde une personne capable de répondre à toutes ces questions, ce ne peut être que le docteur Gideon Fell.
Lorsque le professeur Rigaud vient rendre visite à ses amis anglais, les Brooke, aux environs de Chartres, il ne soupçonne pas la stupéfiante — l'impossible — tragédie qui va se dérouler presque sous ses yeux.
Un après-midi, peu après son arrivée, le professeur rejoint son vieil ami et son fils, Harry, au sommet d'une vieille tour médiévale isolée en pleine campagne. Rigaud surprend alors une violente dispute opposant les deux hommes; il y met fin en emmenant le jeune homme.
Or, Brooks, resté seul au haut de la tour, est retrouvé peu après moribond, le corps transpercé d'une canne-épée, et nul n'a pu s'approcher de la tour depuis le départ du professeur et du fils de la victime...
Ce crime fantastique, apparemment surnaturel, reste impuni plusieurs années jusqu'au jour où le Dr Gideon Fell, le spécialiste des chambres closes, s'y intéresse.
Il innocente alors la jeune nymphomane injustement soupçonnée et révèle la prodigieuse vérité.
Angus Campbell s'est-il suicidé ? L'a-t-on assassiné ? Son assurance-vie sera-t-elle versée à ses deux héritiers, Colin, son frère, et Elspat, sa maîtresse ?
La mort mystérieuse du châtelain de Shira déchaîne les passions et réunit au fin fond de l'Écosse huit personnages peu ordinaires. Et si Walter Chapman, l'assureur, penche pour le suicide, il est bien le seul. Colin tient à son héritage et la dévote Elspat redoute que son vieux compagnon ne brûle dans les flammes éternelles.
Coups de théâtre, cocasses ou dramatiques, se succèdent, la "Damnation des Campbell", tord-boyaux maison, galvanise les énergies.
Et Gedeon Fell, le célèbre détective, débrouillera l'affaire à la satisfaction générale.
L'Edwardic, chargé de munitions et d'explosifs, quitte New-York à destination de l'Angleterre avec à bord neuf passagers dont deux femmes.
Avant le départ, deux bombes à retardement sont découvertes dans la cale du navire.
Le lendemain, un meurtre particulièrement horrible est commis dans des circonstances étranges, et le criminel laisse des empreintes sanglantes sur le lieu de son forfait.
Mais ces empreintes n'appartiennent à aucune des personnes se trouvant à bord...
Les gens ne savent rien voir de ce qui se passe sous leur nez. Ils ont les yeux, sinon dans leur poche, du moins « en bandoulière ».
C'était la théorie de Marcus Chesnay. Elle lui coûtera la vie lorsque, sous les yeux de plusieurs témoins et devant l'objectif d'une caméra (mais qui sait « voir » un film ?), il essaiera de résoudre une série de crimes atroces.
On accuse sa nièce d'empoisonner les enfants en mettant de la strychnine dans leurs chocolats à la crème. A-t-elle aussi empoisonné son oncle ?
La police nage, le Yard en fait autant et, seul, le Dr Fell saura trouver la solution de cette extraordinaire énigme.
Plus discret que l'arsenic ou le pistolet, plus rapide que l'asphyxie ou la pendaison, voici la "téléforce", nouvelle arme qui tue à distance, sans effort et sans laisser de traces.
Bigre, qu'y a-t-il là-dessous ? Une supercherie, un tour de passe-passe ? Pas du tout. Il s'agit simplement de tuer par la pensée. Un premier cadavre en témoigne.
Et pour convaincre les incrédules de ses dons extraordinaires, l'assassin a la ferme intention de recommencer.