Cinq nouvelles, cinq histoires, cinq genres, tous apparentés à la littérature policière. Un jeu d’ambiances sur fond de crimes en quelque sorte, allant du ton le plus léger au plus sombre.
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« Un maire dans la tourmente » :
comédie policière régionale dans laquelle le maire d’une commune rurale se retrouve confronté à un meurtre hors du commun.
« Mystérieuses disparitions » :
nouvelle mettant en scène des disparitions répétées ciblant des victimes un peu particulières, avec un enquêteur tout aussi atypique.
« L’auteur du crime » :
suspense psychologique autour du thème de l'écriture, de la vengeance, et de la destinée.
« La gorge infernale » :
thriller survivaliste, où quelques rescapés d’un crash doivent survivre à leurs blessures, à une nature hostile… et aux autres.
« Mauvaise rencontre » :
road-trip noir durant lequel les chemins de personnages tous aussi douteux les uns que les autres se croisent. Peut-on trouver toujours pire criminel que soi ?
(2026)Dans le plus grand vin du monde, il y a toujours un peu de sang.
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Château Belcour, Pauillac, octobre 2024
Mathilde Arnaud, archiviste spécialisée en généalogie viticole, arrive dans l'un des domaines les plus prestigieux du Médoc pour une mission de routine : inventorier soixante ans d'archives de la famille Castelnau. Dès la première heure, une anomalie : la cave numéro sept n'apparaît nulle part dans les registres depuis novembre 1962. La porte est là, au fond du couloir. La clé tourne.
Au fond de la cave, un mort. Dans sa main, une enveloppe scellée de cire rouge. Et sur le sceau, deux initiales entrelacées que Mathilde reconnaît sans pouvoir l'expliquer immédiatement : K. A. Kamel Arnaud. Son arrière-grand-père maternel. L'homme dont personne, dans sa famille, n'a jamais prononcé le nom sans ce silence particulier qui précède et suit les mots que l'on n'arrive pas tout à fait à dire.
(2025)« Dans les collines de Constantine, les morts n'oublient jamais. » Neuf pierres. Un corps mutilé. Un rituel que personne ne reconnaît.
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Constantine le 1er novembre 1954, au moment où l’insurrection éclate et annonce la guerre d’indépendance. Ce roman n’est pas une chronique de guerre : c’est une tragédie familiale, une enquête sur la mémoire coloniale, la culpabilité et le prix du silence. En quarante chapitres et un épilogue, le lecteur suit l’inspecteur Antoine Music, pied-noir de troisième génération, veuf, profondément attaché à cette ville qu’il croit connaître. L’enquête qu’on lui confie va pourtant fissurer tout ce qu’il pense savoir, y compris sur sa propre lignée.
Tout commence par une découverte macabre dans les collines au nord de Constantine : le corps de Fernand Ortega, riche propriétaire terrien, retrouvé à l’aube. Le meurtre ressemble à une mise en scène rituelle : gorge tranchée de gauche à droite, corps orienté vers l’est, neuf pierres blanches disposées en cercle parfait, et des symboles gravés dans la chair que même les anciens du village peinent à identifier. Ce n’est ni un attentat du FLN ni un règlement de comptes classique : quelque chose de plus ancien, méthodique et patient est à l’œuvre. Antoine comprend vite que ce crime n’est que la surface d’un passé enterré.
En remontant la piste, il exhume un événement oublié depuis octobre 1920. Cette nuit-là, trois hommes - Lucien Music (son grand-père), Fernand Ortega père et Miguel Cabrera - commettent l’irréparable : le massacre de la famille arabe Bensalem. Hommes abattus, femmes violées puis égorgées, enfants brûlés : neuf morts, dont une femme enceinte. Le mobile est de faire disparaître un scandale : Lucien entretenait une liaison secrète avec Zahra Bensalem, enceinte de lui. Dans l’Algérie coloniale, un enfant métis aurait détruit sa réputation et “souillé” le nom des Music. Alors ils ont choisi la solution la plus radicale : effacer toute trace.
Mais ils commettent une erreur : Zahra accouche avant de mourir et confie l’enfant à sa sœur, qui fuit. L’enfant survit… puis, ironie tragique, finit recueilli par les Music eux-mêmes, sans que personne ne sache la vérité. Il grandit sous un nom français : Henri Music. Pendant vingt-cinq ans, il vit dans un mensonge total. Puis il découvre qu’il est le fils d’une femme assassinée, élevé par les assassins de sa mère.
Cette révélation le brise puis le transforme. Henri disparaît dans les Aurès, se rattache aux survivants lointains, et se prépare selon une loi ancestrale : le rituel du Sang des Collines, qui exige que les crimes de sang se paient sur trois générations. Neuf pierres pour neuf morts, et trois familles à punir : Ortega, Cabrera, Music. Pendant trente ans, Henri attend l’instant idéal. Le chaos de 1954 le lui offre. Ortega n’est que le premier : le dernier sur la liste doit être le père d’Antoine.
Le roman atteint alors son cœur : un dilemme moral insoluble. Antoine incarne la loi d’un système qui n’a jamais protégé les victimes de 1920. Henri incarne une justice de réparation, implacable, qui réclame une dette jamais payée. Antoine découvre que le tueur qu’il traque est son propre oncle et que l’enquête revient à juger sa propre famille. La question devient vertigineuse : comment arrêter un homme qui réclame une justice que personne n’a rendue ?
Ce n'est pas un roman confortable. Il ne vous dira pas qui sont les gentils et qui sont les méchants. Il ne vous offrira pas de résolution facile. Il vous forcera à vous demander : de quel côté serais-je ?
(2025)Une nuit. Sept villes. Sept hommes puissants éliminés simultanément.
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Le 28 mars 2025, à la même heure exacte, sept figures influentes meurent dans des capitales différentes. Aucun témoin, aucune revendication. Sur chaque scène, un seul indice : le chiffre 47.
Les services secrets découvrent qu'une organisation inconnue vient d'accomplir l'impossible : une opération mondiale coordonnée avec une précision militaire. Mais qui sont-ils ? Ou plutôt… qui sont-elles ?
L'histoire remonte à 1947, dans les ruines de l'Europe d'après-guerre. Trois survivantes des camps - Sarah Rosenberg, Rachel Goldstein et Miriam Kowalska - font un serment : ne plus jamais subir. Ensemble, elles fondent le Cercle 47, société secrète féminine vouée à châtier les prédateurs intouchables que la justice protège.
Pendant 78 ans, elles opèrent dans l'ombre absolue : des milliers de membres, des centaines d'opérations, aucune infiltration. Le 28 mars 2025, leur vengeance collective éclate enfin au grand jour.
Les cibles ? Des hommes de pouvoir accusés de violences contre les femmes : ministre, cardinal, industriel, politicien, financier. Tous intouchables. Tous exécutés la même nuit. L'équilibre mondial vacille : pour la première fois, une organisation non étatique rivalise avec les puissances mondiales.
Une petite fille de sept ans est vendue pour trois dirhams. Trois dirhams. Le prix d'un pain de sucre. Le prix qu'on a mis sur la vie de Kenza.
Arrachée à sa famille, elle devient la propriété de Lalla Zohra, la maîtresse d'un réseau d'espionnes et d'assassins au service des plus offrants. Pendant douze ans, Kenza apprend à mentir, à séduire, à tuer. Elle devient la Silencieuse la plus redoutée de toutes.
Fès, 1923
Un homme va tout changer. Samuel Wescott est américain, archéologue, idéaliste. Il cherche un manuscrit médiéval volé. Kenza est chargée de le surveiller. Mais cet homme qui pose trop de questions, qui la regarde comme si elle était plus qu'une arme, va réveiller en elle ce qu'elle croyait mort à jamais.
L'amour.
Dans le labyrinthe de la médina, sur les toits où elle règne en maîtresse, Kenza va devoir faire un choix impossible : sa survie ou son cœur. Car Lalla Zohra ne laisse jamais partir ses filles. Et le prix de la liberté pourrait être la mort.
Certaines absences parlent plus fort que les mots.
Certaines pages blanches hurlent ce que personne n’a voulu entendre.
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Les Copies Blanches est un roman contemporain puissant qui plonge au cœur d’un drame intime et collectif : celui du silence imposé aux victimes de violences sexuelles et de l’aveuglement des institutions censées les protéger.
Leïla Belkacem avait dix-huit ans. Brillante, cultivée, prometteuse. Un soir de mars, elle se jette sous un train. Elle ne laisse pas de lettre d’adieu. Mais elle laisse des traces : un journal intime, des mois de copies rendues vierges, et une petite sœur, Inès, qui refuse d’accepter la version officielle d’un simple « mal-être adolescent ».
Lorsqu’une série de morts survient, chacune accompagnée d’une lettre identique - « Merci pour tout ce que vous m’avez donné. La dette est soldée. » - l’enquête révèle une mécanique invisible, patiente, presque morale. Aucun vol. Aucun mobile classique. Seulement des vies sauvées autrefois… et reprises aujourd’hui.
À travers une écriture littéraire, précise et tendue, N. Alwane construit un roman à la frontière du thriller, du roman noir et de la réflexion philosophique, où chaque personnage est confronté à une question universelle : que doit-on à ceux qui nous ont aidés quand tout semblait perdu ?
(2025)Une photo volée. Un meurtre figé. Un regard qui brûle.
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Elena, photographe de rue tourmentée, capture sans le vouloir une scène sanglante. Le visage de l’homme sur la photo l’obsède. Il s’appelle Cael. Il est dangereux, magnétique… et lié à sa sœur jumelle disparue.
Ce qu’Elena ignore, c’est qu’elle vient d’entrer dans le jeu d’un réseau criminel aussi séduisant que mortel : le Consortium.
Et si l’amour cessait de libérer pour devenir une prison ?
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Mathilde Vasseur a trente-quatre ans. Elle restaure des œuvres d’art au musée des Beaux-Arts de Lyon. Son métier consiste à retirer les vernis, révéler les fissures, faire ressurgir la vérité cachée sous les couches du temps. Mais ce qu’elle ignore encore, c’est qu’elle passe sa vie à réparer les blessures des autres pour ne pas affronter les siennes.
Sa mère est morte lorsqu’elle avait douze ans. Noyée dans le Rhône. Un suicide, a conclu la police. Une vérité que Mathilde n’a jamais acceptée. Trente ans plus tard, sa vie est réglée, solitaire, protégée. Jusqu’au jour où elle rencontre Gabriel Music, psychiatre charismatique et troublant, un homme qui semble la comprendre sans qu’elle ait besoin de parler.
Une rencontre qui bouleverse tout. Car à Lyon, des femmes disparaissent. Des silences s’accumulent. Et certains regards cachent des abîmes.
Peu à peu, Mathilde comprend que l’amour peut devenir une forme de domination. Que le passé ne meurt jamais vraiment. Et que certaines vérités, enfouies trop longtemps, finissent toujours par remonter à la surface.
Nadia est gouvernante dans une élégante demeure bourgeoise de Saint-Cloud. Discrète, méthodique, presque invisible, elle semble n’être qu’une employée parmi d’autres. Pourtant, derrière cette façade se cache une femme brisée par le deuil et portée par une promesse ancienne. Quinze ans plus tôt, à Alger, son mari est mort après une opération médicale controversée menée par un chirurgien français devenu depuis une figure respectée et intouchable de la médecine européenne. Officiellement, il s’agissait d’un accident. Officieusement, la vérité a été étouffée.
En intégrant la maison de cet homme, Nadia infiltre un univers où règnent l’apparence, le prestige social et les non-dits. Chaque geste, chaque silence, chaque regard devient un indice. La famille Desnoyers, apparemment unie et respectable, révèle peu à peu ses failles : une épouse prisonnière d’un mariage vide, un fils écrasé par l’héritage paternel, une fille en rupture avec son milieu, et un enfant hypersensible dont le regard semble percer les mensonges des adultes.
(2025)Une série de meurtres. Des équations impossibles. Et une vérité qu'on ne peut pas prouver... sans mourir.
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Quand des corps sont retrouvés à Paris, chacun marqué d'une formule mathématique tirée des travaux d'al-Khawarizmi, la mathématicienne Leïla Zahrawi est appelée à décrypter l'impossible.
Ce qu'elle découvre dépasse les frontières de la science : une logique meurtrière, un langage codé, et une vérité cachée dans l'héritage scientifique islamique.
De Bagdad à Cordoue, du passé au présent, Leïla affronte un tueur qui ne tue pas au hasard... mais pour démontrer quelque chose. Et si elle était la dernière variable de l'équation ?
Auto édition
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Le Dernier Théorème est un thriller scientifique haletant, entre enquête, mémoire et vertige intellectuel.
À lire si vous aimez Dan Brown, les énigmes historiques et les mathématiques comme terrain de suspense.
Trente-sept ans de silence.
Un cahier de dessins.
Une vérité qui refuse de rester enfouie.
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Lorsque Mathilde Verdier, ancienne graphologue judiciaire, reçoit un mystérieux cahier envoyé par sa sœur Élise, internée depuis l’adolescence dans un hôpital psychiatrique des Cévennes, elle comprend que le passé qu’elle a fui revient réclamer justice.
Élise n’a jamais prononcé un mot depuis la nuit où leur père a été retrouvé assassiné. Officiellement, le drame a été classé. Officieusement, le silence a fait son œuvre. Mais les dessins répétés, obsessionnels, qu’Élise trace depuis des décennies racontent une autre histoire. Une histoire où le crime n’est peut-être pas celui que l’on croit.
En revenant dans le village de son enfance, Mathilde entame une enquête intime qui la confronte à une famille respectable en apparence, à une mère murée dans le mutisme, et à un père dont l’autorité dissimulait une violence indicible.
À travers une écriture sobre, précise et profondément humaine, Les Confessions muettes explore les thèmes du silence familial, de la mémoire traumatique, de la culpabilité et de la transmission des secrets. Un roman psychologique intense, bouleversant, qui interroge ce que l’on tait pour survivre… et le prix à payer lorsque la vérité finit par parler.
Mathilde Vasseur a tout pour être heureuse. Notaire respectée dans la paisible ville de Bourges, elle vit seule dans la demeure familiale héritée de sa mère. Quand elle décide de louer la dépendance de son jardin, elle ne se doute pas qu'elle vient d'ouvrir sa porte au danger.
Augustin Delorme est le locataire idéal. Professeur de lettres, veuf, cultivé et discret, il semble sorti d'un autre temps. Entre eux naît une complicité intellectuelle qui comble la solitude de Mathilde.
Mais quand des femmes commencent à disparaître dans la région, Mathilde découvre une boîte de photographies. Des centaines de clichés d'elle, pris à son insu depuis trois ans. Et derrière chaque image, une question terrifiante :
Clara Monsarrat, journaliste d'investigation au Monde, hérite à vingt-huit ans de la maison familiale du quai de la Daurade, l'une des plus vieilles demeures de la Ville Rose. Sa grand-mère Hélène vient de mourir à l'hôtel-Dieu, dans la chambre quatorze, après quatre jours sans sommeil. Elle laisse derrière elle une boîte métallique gris-brun, une serrure dont la clef est introuvable, et un silence de quatre-vingts ans que personne dans la famille n'a jamais cherché à briser.
Dans la boîte : vingt-deux pages manuscrites, un carnet rédigé en yiddish et en français, une photographie jaunie, et une lettre d'amour non envoyée signée d'un prénom que Clara ne reconnaît pas. Ces documents révèlent ce que René Monsarrat, arrière-grand-père de Clara, a fait en octobre 1943 : il a dénoncé la famille Hazan, ses voisins du quai de la Daurade, marchands de tissus juifs établis au numéro seize depuis trois générations. La Kommandantur a raflé la famille le 17 octobre 1943. Cinq personnes. Convoi 60, le 20 octobre à destination d'Auschwitz-Birkenau. Un seul billet de retour, pour Jacob, dix-sept ans, sorti vivant des camps par un réseau de travail forcé. Ruth, quatorze ans, a survécu cachée à Lavaur. Les trois autres ne sont pas revenus. René Monsarrat a signé la lettre de sa main, sans la rendre anonyme.
Hélène Monsarrat savait. Pas depuis toujours, mais depuis assez longtemps pour en être dévastée sans en mourir. Elle a passé soixante ans à rembourser une dette que personne ne lui avait réclamée, versant chaque mois, en silence, des virements discrets vers les survivants dispersés. Elle n'a jamais avoué. Elle n'a jamais demandé pardon. Elle a transmis la boîte, et choisi Clara pour l'ouvrir, parce qu'une journaliste d'investigation est le seul membre de la famille capable de ne pas refermer le couvercle.
Tandis que Clara remonte la piste dans les archives toulousaines, à l'Hôtel d'Assézat, au Mémorial de la Shoah à Paris, à Drancy, et dans les greniers du Gers où une partie des Hazan a survécu cachée, elle rencontre Noé David, trente-deux ans, urbaniste à Toulouse, petit-fils de Ruth Hazan. Noé a choisi Toulouse deux ans avant de croiser Clara, sans savoir qui elle était. Il ignore encore ce qu'elle sait. Ce qu'ils commencent à construire ensemble, semaine après semaine au bord du fleuve, est plus fragile et plus nécessaire que tout ce que la maison a gardé dans ses murs de brique.
Mais quelqu'un d'autre sait. Un homme dont le grand-père n'a pas survécu à la honte de sa propre complicité. Un homme qui a attendu que la maison change de mains pour tenter de brûler ce qu'elle contient. Dans la nuit du 9 juillet 2025, à une heure quarante du matin, quelqu'un met le feu au rez-de-chaussée du quai de la Daurade.
Les Rencontres de la Photographie battent leur plein sous le soleil de Provence. Clara Vernet, photographe de presse parisienne, entre dans une salle d'exposition comme elle l'a fait des centaines de fois. Elle regarde les tirages accrochés. Elle s'arrête.
Sur un cliché de 1943, une jeune femme sourit à un officier allemand. Ce sourire. Ces mains qui se frôlent. Cette façon qu'elle a de le regarder. Clara connaît ce visage. C'est celui de son arrière-grand-mère Louise. Ce qu'elle va découvrir va changer tout ce qu'elle croyait savoir de sa famille.
Dans le mas familial de Camargue, sous les lames d'un vieux plancher, une boîte en fer-blanc attendait depuis soixante ans. À l'intérieur : dix-neuf lettres d'un officier de la Wehrmacht. Un carnet intime d'une précision bouleversante. Un testament notarié qui redistribue tout. Et un stylo argenté gravé d'un nom et d'une date : K.-H. Brenner · 1915.
Ce que Louise n'a jamais dit à personne, elle l'a confié à cette boîte. Et maintenant, la boîte parle. Mais Clara n'est pas seule à chercher. Mathieu Ferrandi, conservateur des Archives départementales, était dans cette salle avant qu'elle arrive. Il savait qui elle était. Il attendait qu'elle regarde vraiment la photographie. Ce qu'il sait, lui, pourrait tout changer - ou tout détruire.
Et Armand Rémusat, notaire respecté d'Arles, ferait n'importe quoi pour que cette histoire reste enterrée là où elle a toujours été. Un archiviste vient de mourir dans les Arènes. Ce n'était pas un accident.