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17 octobre 2007

Casse-tête de Turc

de Jakob Arjouni

 

Casse-tête de Turc - jacob arjouni
(2003)

Un ami brésilien, gérant d'un bistrot situé dans un quartier chaud de Francfort, en butte au chantage de la mafia locale, un règlement de comptes qui tourne mal, deux cadavres au visage poudré, une mystérieuse jeune femme entrevue dans un film-vidéo: il n'en faut pas moins pour que le « privé » turc Kemal Kayankaya se trouve plongé dans le monde du crime organisé au cours d'une traque qui le mènera jusqu'à un camp de réfugiés bosniaques, en passant par une vaste affaire d'escroquerie orchestrée par le milieu.

 

 

Éditions Fayard

 

 

__________

 

« Cette nouvelle enquête de Kayankaya nous entraîne dans une histoire envoûtante, révélatrice de nombreux problèmes sociaux et d'un racisme au quotidien, jusqu'au retournement final digne des meilleurs polars américains. » 

__________

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17 octobre 2007

Jakob Arjouni

(1964 - 2013)

 

Biographie

 

Jakob (Jacob selon les sites) Arjouni est le pseudonyme de Jakob Bothe, né en 1964 à Francfort (Allemagne). Fils du dramaturge Hans Günther Michelsen, élevé dans une famille nombreuse imprégnée des idées libertaires des années soixante-huit, Jacob  quitte l'Allemagne pour la France après son baccalauréat. Il est censé suivre des études, mais, installé à Montpellier, il suit un autre cours, celui de la rue, vivant un temps en marge de la société.  Il se met à écrire pour, d'une part... « ne pas sombrer dans la stupidité » comme il se plaît à le dire lui-même, puis pour  gagner "sa croûte".  Aux romans policiers succèdent les pièces de théâtre dans une ronde incessante d'écriture.

 

En 1988, rentré en Allemagne, il s'inscrit dans une école de Théâtre à Berlin, pas pour longtemps, puis reprend des études en auditeur libre, mais il abandonne assez rapidement. Il faut dire que son premier livre "Happy Birthday ,Türke" (Bonne fête le Turc !) paru en 1985  dans son pays lui vaut un énorme succès et il devient l'un des auteurs policiers le plus lu en Allemagne. Son héros, « KEMAL KAYANKAYA », un détective privé allemand, d'origine turque, qui ne parle pas un mot de turc, vit à Francfort et Jakob Arjouni le fait évoluer dans des enquêtes qui se déroulent dans « l'Allemagne profonde d'aujourd'hui, coincée entre le racisme ordinaire et le nationalisme outrancier des "Republikaner" et la corruption omniprésente née du matérialisme d'après-guerre. »

 

Après "Mehr Bier" publié en 1987, son  troisième livre "Ein Mann, ein Mord" (Café turc) 1991, est récompensé par le "Prix du Polar allemand"-1992 et cette même année, "Happy Birthday, Türke!" est adapté au cinéma. La série se termine avec "Kismet" en 2001 (Casse-tête de Turc). Traduit en français aux Éditions Fayard, nous faisons connaissance avec son détective dès 1992 avec Café turc, (l'éditeur français, sans doute séduit par ce "Krimipreis", ne respecte pas la chronologie originale). D'autres romans hors série sont publiés dont "Magic Hoffmann" en 1996 (Magic Hoffman), un recueil de nouvelles "Ein Freund" en 1998 (Un ami - Fayard en 2000) et "Hausaufgaben" en 2004 (Devoirs d'école - 2007)

 

Jakob Arjouni partage alors sa vie entre Berlin et la région de Narbonne en France, poursuit une carrière d'écrivain prolifique, pas seulement de romans policiers, mais aussi de nouvelles et de nombreuses pièces de théâtre (dont la toute première, "Die Garagen" s'inspire de la période de sa vie où il logeait dans des garages), jouées régulièrement en Allemagne ainsi que des pièces radiophoniques.

 

(Sources: Wikipedia / bibliopoche.com / krimi-couch / the guardian / )

 

Elleon

 

 

 
Jakob Arjouni est décédé à Ginestas en 2013, 
des suites d'un cancer du pancréas
 

 

 

Romans

 

  1. Devoirs d'école (Éd. Christian Bourgois - 2007)
  2. Magic Hoffmann (Éd. Fayard - 1997)

 

***

 

Les enquêtes de Kemal Kayankaya

 

  1. Bonne fête, le Turc ! (T-1)(Éd. Fayard - 1992)
  2. Café turc (T-3)(Éd. Le Livre de Poche - 1998)
  3. Casse-tête de Turc (T-4)(Éd. Fayard - 2003)
  4. Demi pression (T-2)(Éd. Fayard - 1993)

 

 

Bonne lecture

17 octobre 2007

Café turc

de Jakob Arjouni

 

café turc - jacob arjouni
(1998)

Francfort, carrefour de la corruption. Kemal Kayankaya, le privé qui trimballe ses origines turques dans le quartier chaud du côté de la gare, enquête sur la disparition de Sri Dao Rakdee, la petite réfugiée thaïlandaise perdue dans les méandres  de la jungle urbaine.

 

Il se frotte aux grosses pointures du trottoir et aux seconds couteaux, aux éminences grises du milieu et aux fonctionnaires désabusés d'une Allemagne peinte sur fond  de tavernes glauques, de salles de jeux enfumés, de lupanars rose bonbon et de bureaux normalisés.

 

Foyers d'hébergement pour demandeurs d'asile, banlieues climatisées, souterrains meurtriers, racisme ordinaire, clandestinité et faux papiers sont parmi les ingrédients de ce "Café Turc", très noir et très corsé, à déguster absolument sans modération.

 

Éditions Le Livre de Poche

 

__________

 

🗨 « Une variante allemande de la solitude californienne d'un Philip Marlowe. »

- Der Spiegel -

 

***

 

🗨 « ... Le meilleur roman policier allemand depuis la guerre. »

- Süddeutsche Zeitung -

 

__________

17 octobre 2007

Demi pression

de Jakob Arjouni

 

Demi pression de Jakob Arjouni
(1993)

Afin de protester contre la pollution de l'environnement, quatre militants écologistes s'attaquent à la canalisation d'une usine chimique.

 

Au moment de l'explosion, le grand patron est abattu par balles sur le terrain de l'entreprise.

 

Quelques jours plus tard, les quatre hommes sont arrêtés par la police et inculpés. Ils avouent le plasticage, mais s'obstinent à nier le meurtre. L'avocat chargé de leur défense fait appel au privé turc Kayankaya pour retrouver un mystérieux cinquième homme qui, selon des témoins, aurait participé à l'attentat. 

 

L'affaire prend une tournure politique: si les écologistes sont jugés coupables d'assassinat, l'industrie chimique, qui aurait alors son martyr, regagnerait les faveurs d'une opinion publique de plus en plus hostile à son égard...

 

Éditions Fayard

 

__________

 

🗨 « Arjouni éclaire avec une verve mordante, les bas-fonds de la prospère société allemande et dénonce son racisme ordinaire...  De l'usage du polar comme un scalpel. »

- Bernard Audusse -
"Le Monde"

 

__________

17 octobre 2007

Magic Hoffmann

de Jakob Arjouni

 

Magic Hoffmann de Jakob Arjouni
(1997)

Dans une petite ville allemande, trois jeunes gens, Fred, Annette et Nickel, rêvent de partir ensemble au Canada. Pour se procurer l'argent nécessaire, ils décident d'attaquer une banque. Le hold-up réussit mais Fred Hoffmann est arrêté quelques jours plus tard.  Verdict : quatre ans de prison. 

 

Le jour de sa libération, il compte revoir ses deux complices et toucher sa part du butin pour aller vivre au Canada avec eux. Cependant, Annette et Nickel, contrairement à leur promesse, ne sont pas au rendez-vous. Ils sont introuvables.

 

Commence un voyage à travers une Allemagne tout juste "réunifiée".  Après une errance dans la petite ville de son enfance, Fred finit par dénicher Annette à Berlin, où elle tente une carrière dans le cinéma.

 

Les retrouvailles avec son amie d'antan sont loin de correspondre à ce qu'il avait imaginé...

 

Éditions Fayard

 

__________

 

« À travers le voyage initiatique de Fred, Jakob Arjouni dresse un tableau sévère et ironique de l'Allemagne d'aujourd'hui... un labyrinthe inextricable où toute quête d'identité est devenue impossible et où, en dernier recours, la seule solution reste la fuite... »   

 

__________

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17 octobre 2007

Bonne fête, le Turc !

de Jakob Arjouni

 

Bonne fête, le Turc ! - jacob arjouni
(1992)

Un été d'enfer. La chaleur accablante fait suinter les trottoirs de Francfort. Les petites frappes ont la main lourde et les filles de joie s'ennuient. Dans une arrière-cour près de la gare, un homme frappé par une lame mord la poussière: Ahmed Hamul.

 

Crime raciste ? Assassinat politique ? Histoire de came ?

 

La police procède à l'enquête de routine. Un Turc de trop en ville, une affaire à classer.

 

Dans son bureau de détective près des casernes américaines, un autre Turc s'apprête à déguster un gâteau d'anniversaire en solitaire, Kemal Kayankaya. La femme de la victime vient l'engager pour éclaircir le meurtre d'Ahmed Hamul. Le reste de la famille est frappé de mutisme, et les flics ont horreur des petits curieux ...

 

Éditions Fayard

 

__________

 

🗨 « Kemal Kayankaya, un privé de Francfort d'origine turque, pose un regard distancié (et satirique) sur ses compatriotes d'adoption, le délit de sale gueule en version germanique. »

- L'Express - 

 

__________

17 octobre 2007

Les morts perdent toujours leurs chaussures

de Raúl Argemi

 

Les morts perdent toujours leurs chaussures de Raúl Argemi
(2007)

Juan travaille pour le Comahue, un journal de Patagonie argentine. L’un de ses collègues, Sebastian Murillo, décide d’enquêter après avoir assisté à une course-poursuite meurtrière entre la police et des truands. Mais il se tue au volant de sa voiture.

 

Juan et le plus proche ami de Sebastian, Alejandro, sont persuadés qu’il ne s’agit pas d’un accident. Déterminés à prouver que Murillo a été assassiné, ils se lancent dans des investigations qui semblent mettre en cause le gouverneur de la province et son chef de cabinet...

 

Éditions Rivages

 

__________

 

« Avec ses rebondissements, sa folie baroque, son humour grinçant et sa chute inattendue, ce roman confirme de manière éclatante l'arrivée d'un grand auteur Latino-Américain. »

 

__________

17 octobre 2007

Le gros, le Français et la souris

de Raúl Argemi

 

Le gros, le Français et la souris de Raúl Argemi
(2005)

Un homme, Garcia, reçoit une lettre accompagnée d’une photo. Deux morceaux de papier qui le replongent tout à coup dans son passé…



Trois ans auparavant, Garcia, dit le Gros, rencontre par hasard un ancien acolyte : le Français. Tous deux ont partagé autrefois la noirceur d’une cellule de prison. Garcia est rentré dans le droit chemin en devenant réceptionniste, autrement dit sous-fifre en costume vert. Petit pion invisible sur l’échiquier du vaste empire financier dirigé par Tony Capriano Müller, il s’emploie à perdre quotidiennement les parties de squash qui l’opposent au grand patron et satisfait ainsi régulièrement l’ego de ce dernier.

 

Le Français, anarchiste habité par une inextinguible violence à l’égard de la bourgeoisie, offre alors à Garcia l’opportunité de renouer avec son passé et d’échapper enfin à une existence minable et sans relief. À la clef : une revanche sociale et beaucoup d’argent. Le Français présente Garcia à son bras droit, Pérez la Souris. Cet ancien boxeur porte les séquelles physiques et mentales de ses exploits passés sur le ring et se dévoue corps et âme au Français.



Tous trois vont alors organiser le kidnapping d’Isabelle Capriano Müller, séduisante épouse du grand manitou. Méprisante mais néanmoins fascinante, sa beauté ne laisse pas Garcia indifférent. Dès lors, l’enlèvement de la jeune femme prend une tournure inattendue, riche en rebondissements. Isabelle, manipulatrice bien plus éprise de pouvoir que de son vieux mari, voit dans sa captivité l’occasion rêvée de se débarrasser de lui. Les bourreaux deviennent les complices de la victime et les doubles jeux s’instaurent de part et d’autre.

 

Garcia sera le jouet d’Isabelle et d’un certain José Vasquez Montalban (hommage explicite de l’auteur à l’un de ses célèbres pairs), commissaire retraité au service exclusif de Müller. Le Gros, pris au centre de cet imbroglio, voit le piège se refermer lentement sur lui…

 

Éditions Rivages

 

__________

 

« Dans la plus pure tradition du roman noir, ce récit puise son originalité dans une narration à la première personne proche de la confession.  Garcia nous raconte l'histoire qui a fait basculer sa vie dans le chaos en commençant par la scène finale.  On refait le chemin à l'envers pour découvrir les rouages sordides, mais parfois férocement drôles, d'une machination vouée à la perte d'un héros décalé, initié ou machiavélique presque malgré lui, et qui se retrouve aux prises avec la touche finale de son destin. »   

 

__________

17 octobre 2007

Raul Argemi

 

Biographie

 

Raúl Argemi est né en 1946 à Plata, capitale de la province argentine de Buenos Aires. Sa carrière professionnelle passe d'abord par les arts scéniques avant de passer à la littérature, comme auteur et directeur théâtral.

 

Au début des années 70, il participe à la lutte armée en Argentine, il vit dans la clandestinité jusqu'à son arrestation en 1974. Il passe toute la dictature du gouvernement argentin derrière les barreaux, il recouvre la liberté en 1984.

 

Il entame alors une carrière de journaliste à Buenos Aires, où il est directeur du journal "Claves" et il collabore à "l'Edition Cono Sur" du "Monde Diplomatique". En 1986, il part pour la Patagonie où il travaille dans la presse régionale et commence à penser à l'écriture de romans, dont la toile de fond serait cette magnifique région australe. Il s'installe définitivement à Barcelone en 2000 et là, commence véritablement sa carrière d'écrivain avec la publication des romans déjà élaborés pendant son séjour en Patagonie.

 

Il reçoit nombre de récompenses: en 2002, le Prix "Felipe Trigo", en Espagne pour "Los muertos siempre pierden los zapatos", traduit en français sous le titre Les morts perdent toujours leurs chaussures. En 2003, le "Prix International argentin Luis Berenguer" pour le roman "Penultimo nombre de guerra", ainsi que le prix "Dashiell Hammet" pour le même ouvrage, puis le prix "Francisco Garcia Pavon" pour "Patagonia Chu-chu" et enfin en 2006 le prix  "Tigre Juan" pour son dernier roman "Siempre la misma musica".

 

Désormais traduit en anglais, italien, allemand, néerlandais et... en français, les Éditions Rivages nous permettent enfin de découvrir un auteur talentueux dans le genre du roman noir argentin.

 

(Sources: Wikipedia / europolar.eu / )

 

Elleon

 

__________

 

Romans

 

  1. A tombeau ouvert (Éd. Rivages - 2019)
  2. Le gros, le Français et la souris (Éd. Rivages - 2005)
  3. Les morts perdent toujours leurs chaussures (Éd. Rivages - 2007)
  4. Patagonia tchou-tchou (Éd. Rivages - 2010)
  5. Ton avant-dernier nom de guerre (Éd. Rivages - 2013)

 

 

Bonne lecture

17 octobre 2007

Une femme exemplaire

de Lisa Appignanesi

 

Une femme exemplaire de Lisa Appignanesi
(1998)

Trompeuses apparences ! 

 

Tout semble opposer Maria et Béatrice, deux amies d'enfance. Romancière célèbre mais fragilisée par la mort de son amant, Maria s'est exilée à Paris. Béatrice, elle, affiche une sérénité comblée, ne laissant toutefois rien transparaître de son existence. Chacune se glisse dans la peau de l'autre avec le désir de lui ressembler.

 

C'est autour de Paul, que se catalysent les désirs secrets de chacune d'elles. Époux de Béatrice, ce brillant avocat engage Maria pour enquêter sur les femmes criminelles.  Coïncidence, hasard ?  Ces trois êtres si proches vont être impliqués dans le même drame...

 

Pour être elle-même, Béatrice devra s'affranchir du passé.  Maria ne saurait se dérober à son penchant pour Paul.  Mais lui, ne joue-t-il pas un double jeu ? 

 

"La vraie vie est souvent celle qu'on ne vit pas..."

 

Éditions Belfond

17 octobre 2007

Lisa Appignanesi

 

Biographie

 

Lisa Appignanesi a été professeur d'Études européennes dans une Université britannique, avant de devenir directrice adjointe de "l'Institut d'Art Contemporain de Londres" et productrice de télévision. Elle est auteur de romans et de plusieurs essais, parmi lesquels une biographie de Simone de Beauvoir. Elle écrit aussi sous le pseudonyme de Lisa Rivers.

 

 

__________

 

 

Lisa Appignanesi: une "féministe" ignorée ?

 

 

D'origine juive-polonaise, elle est née "Elsbieta Borenztjn" en 1946. Elle a beaucoup voyagé à travers l'Europe, l'Amérique du nord et les États-Unis avant de se fixer en Angleterre à Londres.  Là-bas, elle est une auteur reconnue pour tous les ouvrages qu'elle a pu écrire: essais divers, biographies, etc... et, ses derniers livres, plutôt, dans le genre "thriller psychologique", vers lequel elle a évolué au fil de ses romans.

 

__________

 

Romans

 

  1. La mémoire du désir (Éd. Robert Laffont - 1993)
  2. Une femme exemplaire (Éd. Belfond - 1998)
 
 
 
 

Romans signés Lisa Rivers

 

 

  1. Au creux de l'hiver (Éd. Pygmalion - 2002)
  2. Le divan des morts (Éd. Pygmalion - 2001)

 

 

Bonne lecture

17 octobre 2007

La cage

de Roderick Anscombe

 

La cage de Roderick Anscombe
(1997)

Dan Cody vit un enfer dans la prison de Denning. Condamné à mort pour le meurtre de sa femme, il parvient à s'évader. Mais Dan veut se faire entendre et comprendre par les médias. Il choisit de tout raconter à la Claire Chazal de l'Amérique et se confesse jours après jours.

 

D'après lui, sa femme, séropositive, a imploré sa mort. Peu à peu, Dan se révèle un être double. 

 

N'a-t-il pas détourné une jeune infirmière de son devoir en l'entraînant dans sa fuite ?  N'est-il pas un monstrueux manipulateur ? 

 

Ou bien se laisse-t-il manipuler par une bande de dealers ?

 

Éditions Presses de la Cité

 

__________

 

"Ce thriller rondement mené perd le lecteur dans une multitude de fausses pistes, à la fois effrayantes et sentimentales."

 

__________

17 octobre 2007

Roderick Anscombe

 

Biographie

 

Roderick Anscombe est né en 1947 à Manchester. Diplômé en Psychiatrie, spécialiste de la schizophrénie, il a travaillé dans le service psychiatrique d'un centre de détention où il a eu l'occasion de questionner une centaine de meurtriers, parfois moins de 48 heures après leur crime. Il dirige aujourd'hui les services psychiatriques d'un hôpital près de Boston, aux États-Unis, enseigne à la faculté de Médecine de Harvard, publie nombre d'articles dans des revues scientifiques et est expert devant les tribunaux.

 

En tant qu'auteur, il se fait connaître en 1994 avec "The secret life of Lazlo, count Dracula", publié en France aux Presses de la Cité, "La vie secrète de Laszlo, comte Dracula", « la légende de Dracula ou l'étude psychologique d'une âme tourmentée: un sombre roman à la finesse troublante » (cf. l'éditeur), qui entre dans le genre SF. En 1996, "Shank", second roman de l'auteur qui s'inspire largement de ses expériences de psychiatre en milieu carcéral, La cage est publié en 1997 aux Éditions Presses de la Cité.

 

En 2005, dans "The interview room", Roderick Anscombe crée le personnage de « PAUL LUCAS », psychiatre expert devant les tribunaux. Les droits sont rapidement achetés par "John Gerts Prods" pour l'adapter au cinéma sous le titre "Lie to lie"; un projet de scénario aurait été alors proposé à la FOX pour en faire une série TV, mais après bien des discussions le projet est abandonné. Cependant, en 2009, l'auteur a la surprise de découvrir à la TV, une nouvelle série "Lie to me", très largement inspirée de son scénario et de son personnage, d'où un procès en cours, intenté à la FOX. Un second opus de la série Paul Lucas "Virgin lies" est paru en 2007, Roderick Anscombe n'a plus rien publié depuis et les deux romans de cette série restent inédits en France.

 

Elleon

 

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Roman

 

  1. La cage (Éd. Presses de la Cité - 1997)

 

ainsi qu'un roman SF

 

 

Bonne lecture

17 octobre 2007

Les morts n'aiment pas les sushis

de Gert Anhalt

 

Les morts n'aiment pas les sushis de Gert Anhalt
(2004)

Hamada Kenji - Japonais rondouillard aux pieds plats - rêve de ressembler au fiancé de Barbie et, à défaut, se fait appeler Ken. Ce détective privé d'un genre très spécial passe le plus clair de son temps à lire des mangas et à perfectionner son brushing en rêvant à d'hypothétiques exploits. 

 

Aussi, lorsqu'un jour, un inconnu frappe à sa porte et pose sur son bureau deux mallettes ne contenant pas moins de dix millions de dollars, il voit enfin l'occasion de passer à l'action.  Sa mission: acheminer cette rançon en Allemagne.

 

Arrivé à Furankufuruto - comme on dit chez lui -, Ken est convié à dîner par les parents de l'enfant kidnappé et abuse quelque peu du breuvage local. Quoique bien entraîné, il perd rapidement connaissance. Et lorsqu'il sort finalement de son coma éthylique, c'est pour se réveiller en pleine campagne aux côtés de son hôte qui a littéralement perdu la tête. 

 

On lui a soigneusement séparé l'occiput du tronc à l'aide d'une épée japonaise. 

 

Conscient que ce détail ne joue pas vraiment en sa faveur, Ken prend alors la poudre d'escampette...

 

Éditions Fleuve Noir

17 octobre 2007

"Ken", l'anti-héros

Avec son personnage, "Kenji  Hamada", ou plutôt "Ken", (comme le préfère le sus-dit personnage, qui ne rêve que d'une chose: ressembler au fiancé de "Barbie"), Gert Anhalt crée un nouveau genre, d'abord dans le style: on parle là de polar "germano-nippon" ( pas très courant, non ?), puis dans le héros, qui a plutôt tout de... "l'anti-héros" .

 

Parlons donc un peu de "Ken", un détective d'un genre un peu spécial, pas souvent sur le terrain, même très peu, (il est du genre un peu "froussard"!)  Il  passe son temps à lire des "mangas" et rêve alors d'exploits extraordinaires (un peu infantile aussi !). Il se présente comme l'inverse du "Ken", la poupée en plastique, qui représente pour lui "le mec parfait". Il est plutôt petit, légèrement plus rondouillard que la moyenne des Japonais, et avoue lui-même, qu'avec quelques gènes plus ambitieux, il aurait pu faire un sumo à peu près potable!   Voilà donc notre héros !

 

Arrivé en Allemagne pour son enquête, il cumule les situations désastreuses... Plutôt sympathique, non ?

 

Quand au polar que nous livre l'auteur, un régal  d'humour si vous  êtes adeptes du second degré, bien sûr ! Car Gert Anhalt,  qui connaît bien le Japon, la langue, la société et la culture, ne se lasse pas d'y aller de quelques expressions très amusantes, la preuve en est... le titre du livre, dont la traduction, en français, respecte parfaitement le titre original allemand.  Les polars ne sont pas toujours noirs, certains auteurs peuvent faire preuve de beaucoup d'humour un peu... noir !

Elleon

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