Gastro-entérite ou arsenic ? Pour en avoir le coeur net, il n'y a qu'une solution: exhumer le corps.
Ce qui n'est pas une mince affaire. Car le cercueil de Miles Despard a été descendu dans le caveau familial et pour y accéder, il faut ôter quelques mètres carrés de dallage cimenté, déblayer une couche de terre et de gravier, puis soulever la grande dalle de l'entrée qui pèse bien une demi tonne.
Bref, de quoi donner de l'ouvrage à plusieurs hommes armés de leviers, de pics et de pelles.
Et pour quel résultat ! Dans sa niche, le cercueil de bois tout neuf est vide. Faut-il en conclure qu'ils ne rêvent pas, ceux qui croient voir rôder le vieux Miles, à la nuit tombée ?
Ce matin-là, l'inspecteur chef Hadley est de bonne humeur en arrivant à Scotland Yard: il pleut à verse après deux semaines d'un soleil de plomb, il prend sa retraite dans un mois et il écrit ses mémoires.
Mais il va vite déchanter, car le sous-directeur de la police lui réserve une enquête un peu particulière: le colonel Standish a surpris son invité, l'évêque de Mappleham, en train de dévaler l'escalier à cheval sur la rampe.
À la décharge de l'évêque, un étrange événement s'était produit la veille au soir, après l'intervention d'un esprit frappeur, un "poltergeist"... Mais tout de même !
Et pour couronner le tout, le Dr Gideon Fell vient d'être diplômé d'une École de Déguisement dont il a suivi les cours par correspondance.
Hadley peut-il sérieusement compter sur son aide ?
Le soir du 1er juin 1815, dans le manoir ancestral de Blackthorn, loin des velléités territoriales de Napoléon 1er, le colonel Richard Kinsmere s'apprête à raconter à ses petits-enfants la vie héroïque de leur aïeul Roderick Edward.
Dans un Londres marqué par la peste et par l'incendie, le jeune Roderick, fraîchement débarqué de sa province en l'an 1666, n'eut pas trop de son épée et de son tempérament fougueux pour devenir un gentilhomme.
Surtout quand le hasard lui fit découvrir, à la faveur de sombres machinations politiques, une conjuration visant rien de moins qu'à se débarrasser du bon roi Charles II...
Voyons... Le tour de la porte et des fenêtres a été soigneusement colmaté par du papier collant de l'intérieur du bureau. Comment ne pas conclure au suicide ? Désespéré, Benton s'est calfeutré dans son antre avant d'ouvrir le gaz, point final.
Présenté de cette façon, l'affaire est limpide, en effet.
Seulement, la présence de Patience sur les lieux complique tout. Car Patience - un serpent de Bornéo rarissime - a elle aussi été asphyxiée. Or, même au bout du rouleau, Benton aurait pensé à épargner sa chère bestiole.
Et pour ceux que cet argument ne convaincrait pas, on a relevé un indice plus tangible: la trace d'un coup violent sur la tempe de Benton. Bigre !
Reste à découvrir comment l'assassin a pu s'échapper d'une pièce qui n'aurait pas même laissé filtrer un souffle d'air...
Librairie des Champs-Élysées
Édition originale sous le nom de Carter Dickson: Éd. La Jeune Parque (1946)
John Dickson Carr est né en 1906 à Uniontown en Pennsylvanie. Fils d'un avocat spécialisé dans les affaires criminelles et politicien de l'État de Pennsylvanie, le jeune Carr découvre dans la bibliothèque de son père les auteurs qui vont marquer son écriture: Arthur Conan Doyle, Gaston Leroux, Gilbert Keith Chesterton... À 14 ans, grâce à l'appui du journaliste William O'Neil Kennedy, il fait paraître ses premiers comptes rendus de manifestations sportives et de procès criminels dans un journal d'Uniontown; il s'intéresse aussi à de célèbres affaires judiciaires d'Amérique et d'Europe (il se destine alors à une carrière d'avocat). Il écrit une première nouvelle policière à l'âge de quinze ans, plusieurs autres récits criminels et quelques poèmes qui paraissent dans le journal de son école. En 1925, il entre au "Haverford's College", fait montre d'un grand intérêt pour l'Histoire et la Littérature et devient rapidement l'éditeur du journal de l'établissement: il y signe une nouvelle ("Dans l'ombre du Malin") dans laquelle apparaît son tout premier personnage récurrent, le Français « HENRI BERCOLIN », juge d'instruction parisien qui enquête dans trois autres récits. (Ces nouvelles sont rassemblées dans Grand Guignol, paru en 1995 aux Éditions Librairie des Champs-Élysées.)
En 1929, à la fin de ses études supérieures, il est envoyé pour un an à Paris, ville qui le fascine depuis qu'il a lu les enquêtes du "Chevalier Dupin" d'Edgar Poe et les aventures "d'Arsène Lupin" de Maurice Leblanc. De retour en Amérique en 1930, il s'installe à Pittsburg pour s'atteler à l'écriture d'un premier roman d'énigme, "It walks by night" (Le marié perd la tête) dans lequel il reprend le personnage de Henri Bercolin. Le roman obtient un énorme succès et conforte le jeune Carr dans sa volonté de devenir un auteur de roman policier; quatre opus vont suivre jusqu'en 1937.«...des histoires plus proches du fantastique, voire de l'horreur pure que Carr ait écrit: atmosphère poisseuse, personnages souvent dérangés ou dégénérés, meurtres sanglants. »
Lors d'un second séjour en France, il rencontre Clarice Cleaves pendant la traversée de retour: le mariage a lieu en 1931. D'abord installé en Amérique, le couple s'installe en Angleterre dès 1933 et plus précisément à Londres à partir de 1937. John Dickson Carr devient bientôt un prolifique auteur de fictions policières aux intrigues se déroulant dans le cadre de la campagne anglaise, des grands propriétés terriennes et de petits villages verdoyants, nichés au creux des vallons (Le naufragé du Titanic - "The crocked hinge", Les yeux en bandoulière - "The black spectacles"), bien que certains récits prennent naissance au cœur du Londres métropolitain (Le chapelier fou - "The mad hatter mystery", Trois cercueils se refermeront - "The hollow man") et, plus rarement, aux États-Unis (La chambre ardente - "The burning court").
En 1933, il crée un autre personnage, le « Dr GIDEON FELLS », qui débute dans "Hag's nook" (Le gouffre auxsorcières), un personnage inspiré (sans doute) d'un de ses auteurs préférés, Gilbert Keith Chesterton; ce grand amateur de bière (auteur d'ouvrages sur le sujet !) et... d'énigmes, fumeur de pipe, obèse qui plus est, se déplace à l'aide de plusieurs cannes pour aller résoudre des mystères de "chambres closes" ou bien des meurtres paraissant liés au surnaturel, Scotland Yard faisant souvent appel à lui en tant que "consultant". La série compte 23 romans, 5 nouvelles et 5 pièces radiophoniques publiés entre 1933 et 1967. («Certains de ces romans sont considérés comme les plus réussis de l'auteur, notamment "Trois cercueils se refermeront", consacré comme le meilleur « roman de chambreclose » de tous les temps... »
En 1934, « SIR HENRY MERRIVALE » ou H.M., 3e personnage récurrent apparaît sous la plume de Carter Dickson. (L'auteur utilise deux autres pseudonymes: Carr Dickson signe "The bowstring murders" et Roger Fairbairn, "Devil kinsmere"). Ce personnage est inspiré quant à lui de Winston Churchill, obèse comme Gideon Fell mais beaucoup plus actif, à l'image de son modèle; très intelligent, doué d'une grande capacité de déduction et constamment en butte contre les "règles de la bonne société". La série compte 22 romans entre 1934 et 1953, qui seront réédités sous le véritable nom de l'auteur.
En 1936, après six années de carrière, John Dickson Carr a déjà publié dix-sept romans, dont plusieurs, encensés par la critique, rencontrent un égal succès des deux côtés de l'Atlantique. Aussi est-il le premier écrivain américain, cette année-là, à être invité au "Detection Club", l'association britannique d'auteurs de roman policier, dont le président est justement G.K. Chesterton !
En 1938, il crée son dernier personnage, le « COLONEL MARCH », à la tête d'un curieux service de Scotland Yard: "le Département des causes bizarres", il n'apparaît que dans 9 nouvelles, mais une série TV le rend sans doute plus célèbre que les autres héros de John Dickson Carr.
Arrive la période de la Seconde Guerre mondiale, l'auteur continue de publier à un rythme soutenu malgré un hébergement précaire suite aux bombardements de ses domiciles successifs; il rédige ainsi à l'invitation de la BBC, plusieurs feuilletons policiers pour la radio et collabore à des émissions de propagande, (on lui crédite environ 80 pièces radiophoniques pour la "BBC" (Angleterre) et "CBS"(États-Unis), écrites à partir des années 40, publiées en intégrales aux Éditions L'Atalante). Après la guerre, les héritiers de Conan Doyle lui donnent l'autorisation d'écrire la biographie du père de "Sherlock Holmes" et, avec Adrian, le plus jeune fils de Conan Doyle, il donne, "Les exploits de Sherlock Holmes", une série de nouvelles prolongeant les aventures du célèbre personnage. Président de l'Association "Mystery Writers of America" en 1949, il obtient un "Edgar" spécial pour son "Sherlock Holmes"; il publie la même année, "La vie fantastique de Sir Arthur Conan Doyle", saluée par la critique.
John Dickson Carr retourne en Amérique en 1948, d'abord pour un bref séjour, puis s'y installe définitivement en 1950. Il délaisse un peu le roman d'énigme classique au profit du roman policier historique, les deux genres se partageant dès lors les parutions qui s'espacent avec les années. En 1963, année ou "l'Association Writers of America" lui remet un "Grand Master Award", l'écrivain est victime d'une crise cardiaque qui le laisse paralysé du côté gauche, il n'en continue pas moins d'écrire encore des romans, et à partir de 1969, il rédige une chronique de Littérature policière mensuelle dans le "Ellery Queen's Mystery Magazine". En France, son roman Hier vous tuerez, paru aux Éditions J'Ai Lu, est lauréat du "Grand Prix de Littérature policière" de l'année 1969.
Quand il décède d'un cancer des poumons en 1977, à Charlottesville en Virginie, son oeuvre compte quelques soixante-douze romans, une cinquantaine de nouvelles et près de quatre-vingts pièces radiophoniques étalés sur 40 ans de carrière.
Les Éditions Du Masque, anciennement Éd. Librairie des Champs-Élysées, sont la première maison d'Éditions au monde à avoir entrepris la publication de l'oeuvre intégrale de John Dickson Carr
(Sources Wikipedia / grands detectives / polars / )
Elleon
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Elleon a retenu:
Un hommage d'Agatha Christie: «Bien peu de romans policiers réussissent à me piéger, mais ceux de Mr. Carr y parviennent toujours. »
Dublin, au Mercy Hospital. Plusieurs patients meurent mystérieusement d'une rare maladie du sang.
Le docteur Franck Clancy, chef du service d'Hématologie, doit mener une enquête épidémiologique... Mais rapidement, il se heurte à la mauvaise volonté de la "Dream Team", une équipe médicale de choc recrutée à grands frais aux États-Unis par le secrétaire d'État à la santé, pour mener des recherches en Cardiologie.
Et sur sa spécialité en Hématologie, Linda Speer, se montre curieusement évasive devant les questions de Clancy... Or l'un des pontes américains, Dan Marks, perd sa fille unique dans un parc de la banlieue résidentielle de Dublin. Droguée, elle se fournissait auprès de Mick O'Kelly, dernier à l'avoir vue vivante le soir du meurtre.
Accro à l'héroïne, squatter connu des services de police, il fait un suspect idéal pour le commissaire Jim Clarke... Mais l'autopsie réserve de bien mystérieux résultats.
Éditions Ramsay
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Entre l'élite internationale et la pègre, Paul Carson mène les deux enquêtes, policières et médicales, de l'univers hospitalier aux quartiers de Dublin .
Un tueur psychopathe et héroïnomane rôde dans les couloirs de la maternité centrale de Dublin, noble institution vieille de deux siècles et de réputation mondiale. Une jeune laborantine y est retrouvée égorgée... Seul indice: un scalpel maculé de sang.
L'enquête, menée par la police locale, se heurte à un mur de silence: les médecins se serrent les coudes pour protéger leur hôpital. Le même jour, un nouveau degré est franchi dans l'horreur: on a kidnappé un nouveau-né, l'enfant de l'un des plus importants industriels d'Irlande.
Les femmes s'en mêlent... « La » ministre de la Justice confie l'enquête au sergent Kate Hamilton, jeune femme tourmentée, aussi belle que déterminée, qui ne tarde pas à soupçonner que le meurtrier fait partie du personnel de l'hôpital.
Peut-être même s'agit-il d'un médecin. Mais l'assassin frappe à nouveau, et de façon plus répugnante encore. Le pays entier est bouleversé. À l'hôpital, les malades interrompent leur traitement et les salles se vident.
Kate Hamilton figure sur la liste des prochaines victimes. Quant au nouveau-né, prématuré, aux mains de ravisseurs incontrôlables, il risque d'y laisser sa vie.
Toute l'Irlande suit, abasourdie, les rebondissements de ce tragique fait divers.
Paul Carson est né en 1949 à Newcastle, ville côtière de l'Irlande du Nord. Il suit des études de Médecine au "Trinity College" de Dublin de 1969 à 1975, se spécialise dans la Pédiatrie. Peu de temps après, il part pour l'Australie, travaille dans un hôpital à Gawler, pas loin de la célèbre région viticole "Barossa Valley". Il rentre en Irlande en 1984 à Dublin et ouvre son propre cabinet, en fait une clinique spécialisée dans les maladies allergiques des enfants.
Entre 1984 et 1996, il publie nombre d'articles médicaux pour divers journaux, magazines en Irlande et aux Royaume Uni. Il publie cinq livres sur la santé et deux romans pour la jeunesse, il apparaît aussi comme un chroniqueur régulier sur les sujets de santé et les problèmes sociaux à la radio et TV irlandaises.
Il publie un premier thriller, "Scalpel" en 1997, qui se retrouve en 1ère ligne des bestseller du "Irish Times" pendant 17 semaines, l'auteur devient un des maîtres du thriller médical. Ce premier roman est traduit en France aux Éditions Ramsay en 1998 sous le titre Rouge irlandais, réédité au Livre de Poche sous le titre d'origine Scalpel.
Dès 1998, paraît "Cold steel" publié en France chez Ramsay sous le titre Mercy Hospital et en 2000 suit "Final duty": deux romans également sur la liste des bestsellers du "Irish Times", vont suivre encore "Ambush" (2003) et "Betrayal" (2005), autant de best-sellers traduits dans une douzaine de langues mais seuls les deux premiers romans ont fait l'objet d'une publication en France.
La tragédie du 11 septembre 2001 a fait découvrir au monde entier ce qui a été présenté comme une nouvelle facette du terrorisme.
Caleb Carr démontre ici qu'il n'en est rien et que le terrorisme a été utilisé en tant qu'arme en tout temps et en tout lieu, depuis Tamerlan, qui passait des villes entières au fil de l'épée afin d'empêcher toute révolte des cités voisines, jusqu'au bombardement de Dresde durant la Seconde Guerre mondiale, exclusivement destiné à terroriser les populations allemandes.
Conclusion de l'historien: l'arme du terrorisme s'est toujours retournée contre ses auteurs...
Gideon Wolfe, professeur de psychologie criminelle à New York, attend sur un haut plateau d'Afrique le plus terrifiant des dangers.
Tout a commencé lorsque Vera Price, veuve d'un expert en effets spéciaux, lui a remis une disquette montrant les célèbres images de l'assassinat de la présidente des États-Unis, tuée cinq ans auparavant.
Dans la foule, Wolfe repère un visage inconnu. Il va mener l'enquête et découvrir que l'information qui règne sur le monde n'est pas toujours vraie.
L'affaire commence lorsque Holmes reçoit un télégramme de son frère Mycroft l'appelant à l'aide. Proche conseiller de la reine Victoria, ce dernier craint pour la vie de la souveraine.
Fait étrange, deux de ses serviteurs ont été percés de plus de cinquante coups de poignard, exactement comme le secrétaire italien de Marie Stuart, assassiné trois siècles plus tôt.
Il n'en faut pas plus à Holmes et à son fidèle Watson pour accourir sur les lieux du drame et démontrer que la force de déduction vient forcément à bout de l'inextricable quand il s'agit de défendre l'ordre, l'Empire et la reine Victoria !
Éditions Presses de la Cité
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À la demande des héritiers de Conan Doyle, Caleb Carr a imaginé une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, qui renoue avec l'atmosphère surnaturelle du "Chien des Baskerville".
Une année s'est écoulée depuis que le brillant psychiatre Laszlo Kreizler un aliéniste selon le vocabulaire de l'époque a réussi avec l'aide de ses fidèles compagnons, et notamment Sara Howard, créative d'une agence de services pour femmes, à mettre un terme aux exactions du tueur en série John Beecham.
Mais, un jour, l'épouse éplorée d'un diplomate espagnol engage Sara pour lui venir en aide: sa petite fille a été enlevée. L'affaire est délicate et la piste politique paraît la plus vraisemblable. L'Espagne et les États-Unis étant sur le point d'entrer en guerre pour la possession de Cuba, ce rapt pourrait avoir de graves conséquences.
Immédiatement l'équipe de l'aliéniste se reconstitue pour soutenir la détective dans son enquête. Des bas-fonds du Lower East Side aux décors feutrés du restaurant Delmonico, les fins limiers vont bientôt recueillir de précieux indices. De déductions en analyse, le profil psychologique du kidnappeur apparaît peu à peu sur le grand tableau noir de Laszlo Kreizler.
Un être dont les mobiles ne sont pas politiques, une personnalité en proie à une étrange perversion, un tueur d'enfants ayant toutes les apparences de la normalité.
Il faudra le courage de Stevie, la force de Cyrus, le savoir-faire des frères Isaacson, l'intuition de Sara, l'obstination de Moore et le génie de Kreizler pour réunir les preuves indubitables qui feront du suspect un coupable. Avant qu'il ne soit trop tard...
New York, 3 mars 1896, deux heures du matin. John Moore Schuyler, jeune chroniqueur criminel du "New York Times", est appelé d'urgence au bord de l'East River par son vieil ami Laszlo Kreizler.
Ce dernier, précurseur brillant de ce qui est aujourd'hui appelé la psychologie - un aliéniste selon le vocabulaire de l'époque -, a découvert le corps horriblement mutilé d'un jeune garçon qui travaillait dans l'un des bordels sordides des quartiers pauvres de New York. Il n'est pas le premier et ne sera pas le dernier...
Ce qui laisse parfaitement indifférentes les forces de l'ordres (les victimes étant pauvres et d'origine étrangère) pique la compassion, mais surtout la curiosité professionnelle de Kreizler: quel genre d'être humain est capable de commettre de tels crimes et pour quelles raisons ?
Ayant obtenu le soutien de Theodore Roosevelt, le futur président des États-Unis, alors préfet de la police de New York et une vieille connaissance de Kreizler et de Moore, les deux amis ouvrent leur enquête. Leur approche est inhabituelle, pour le moins: en étudiant ces crimes ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, imaginer son enfance, ses troubles et finalement le devancer dans ses projets meurtriers.
En cela, ils sont assistés par deux détectives juifs, spécialistes de méthodes criminalistes révolutionnaires comme la dactyloscopie et l'anthropométrie judiciaire, et par une jeune femme ambitieuse qui rêve d'être la première femme officier de police.
La petite équipe incongrue suscite l'intérêt et, très rapidement, la réaction violente d'un groupe de personnes qui entendent utiliser à leurs fins la série de meurtres. Le tueur frappera de nouveau. Une course de vitesse s'engage, où se confondent chasseur et proie...
Éditions Presses de la Cité
🏅 Prix Mystère de la critique / roman étranger, 1996
🏅 Grand Prix de Littérature policière / roman étranger, 1996
Caleb Carr est né en 1955 à New York, fils de l'un des grands noms de la "Beat Generation", Lucien Carr. Il entreprend des études supérieures au Kenyon College, dans l'État de l'Ohio, puis entre à l'Université de New-York où il obtient un diplôme en Histoire et enseigne l'Histoire militaire à l'Université de Bard.
Spécialiste de l'Histoire militaire, ou encore ce qu'il appelle la "violence organisée", il se fait connaître comme auteur d'essais et d'articles en matière de diplomatie et de stratégie, avant de publier "Le Diable blanc" ("The Devil soldier" - 1995), un document biographique sur Frederick Townsend Ward, salué par ses pairs, et traduit en France aux Presses de la Cité en 1999.
Puis il se tourne vers le roman policier avec L'Aliéniste, ("The alienist" - 1994) lauréat en France, du "Grand prix de Littérature policière" et le "Prix Mystère de la critique", et lui assure d'emblée une place parmi les maîtres du genre. Menée par « LAZLO KREIZLER », pionnier de la psychiatrie, l'enquête policière se mue en une recherche sur les racines de la violence. Avec L'Ange des ténèbres ("The angel of darkness" - 1997), suite des aventures de L'Aliéniste, il nous livre, en même temps qu'un grand roman de psychologie criminelle, un fascinant tableau de New York.
Après un thriller d'anticipation, Le Tueur de temps, ("Killing times" - 2000) et un essai sur les attentats du 11 Septembre "Lessons of terror" en 2002 (Les Leçons de laterreur), Caleb Carr ressuscite Sherlock Holmes en 2005, dans un roman policier historique "The italian secretary"(Le secrétaire italien), le héros de Conan Doyle vient en aide à la reine Victoria pour résoudre une affaire criminelle aux complexes ramifications historiques.
Il travaille aussi comme scénariste, a ainsi participé au scénario du film "Exorcist: the beginning" et à sa suite, "Dominion, prequel to the Exorcist"; pour la TV, il signe en 1991 le scénario de "Bad attitudes" et en 1998, celui de "The warlord: battle for the galaxy".
Après un long silence, Caleb Carr fait paraître en 2012, "The legend of broken" et semble même avoir mis sa carrière de scénariste en suspens, puisque son roman L'Aliéniste est adapté, en 2015, en une mini-série télévisée de 8 épisodes par Hossein Amini, la réalisation étant assurée par Cary Fukunaga.
L'auteur vit toujours dans l'État de New York, dans une propriété fermière dans la ville de Berlin du comté de Rensselear (au nord de New York).
(Sources Wikipedia / decitre.fr / encresvagabondes / critictoo.com / )
Dans une vallée voisine du Mont-Saint-Michel, des incendies criminels ravagent les propriétés de paisibles sujets de Sa Majesté ; un homme est tué. Qui en veut à ces Anglais, bien intégrés à la population et si tranquilles ?
Tim le père de famille, Joan la tenante du pub local ou Susan la veuve de la victime ont-ils quelque chose à cacher ?
Le capitaine Morvan mène l’enquête dans cette petite communauté, tandis que Paul Ménard, un bouquiniste d’Avranches, met au jour un drame d’un passé en apparence révolu.
Les deux hommes ne renonceront pas avant d’avoir découvert la vérité sur leur affaire.