Ce viol dans cette petite école - lieu privilégié de pureté enfantine, avec les premiers dessins épinglés aux murs et les bouquets de fleurs en papier -, paraissait plus atroce encore.
L'homme la força à se déplacer sur le côté. Puis il étendit le bras pour atteindre le bouton électrique. La salle fut plongée dans le noir... Le jugement dernier, c'est loin... Quand un jugement premier intervient, surtout s'il n'est pas prononcé par un tribunal, ça donne un résultat surprenant !
Et la violence fait toujours pencher la balance de son côté...
« Un cambriolage d'une audace inouïe a été réussi à la Caisse de Retraite et de Prévoyance de la rue des Petits-Champs. Toutes les polices sont sur les dents. Pour le commissaire Duvernois qui a été chargé de l'enquête, c'est le black-out le plus complet. Pas la moindre piste. Il faut bien l'avouer, les plus fins limiers paraissent être en échec devant un tel exploit. Quel est le cerveau qui l'a imaginé ? Un professionnel ? Pas d'effraction, pas une goutte de sang, pas une trace. À l'heure où nous mettons sous presse, on se perd en conjectures et en suppositions sur la méthode qui a été employée. Le Directeur, Monsieur Maréchal, dont l'emploi du temps a été vérifié, ainsi que les employés, sont hors de soupçons. »
Quelques accents grandioses d'une symphonie de Beethoven, une petite lampe rouge qui s'allume sur le sommet de la caméra numéro un: l'Europe entière découvrait Chantal Siclier, la reine des speakerines de la Compagnie française de télévision. Celle qui symbolisait le chic de Paris. L'une des vedettes du petit écran dont les photos font régulièrement les couvertures des magazines...
Seule devant la caméra, Chantal poursuivait son calvaire. Ses idées étaient de plus en plus imprécises, les veines de son cou enflaient et lui faisaient mal. Comme elle se rendit compte qu'elle articulait de plus en plus difficilement, elle voulut abréger. Une dernière phrase et ce serait la délivrance.
Elle sauta volontairement le programme qui devait suivre l'interview du chef de l'État. Mais avant de souhaiter une bonne soirée, elle se raidit, se leva comme traversée par une décharge de courant électrique et retomba sans connaissance, la tête roulant sur le côté.
Des petits vieux mènent la belle vie dans un palace transformé en maison de retraite.
Pour l'ex-colonel qui la dirige, les nuages s'amoncellent à l'horizon: les charges du palace sont de plus en plus lourdes, et le luxe coûte cher ! Mais le casino n'est pas loin.
Les louches combines des salles de jeux constituent peut-être une solution...
Opus, Plastic, Néris, trois magnifiques bergers allemands, forment avec leur maître un redoutable carré d'as.
Dressés à la façon commando, ils possèdent la force, l'audace, la vitesse, l'effet de surprise. L'homme apporte l'imagination. Et, pour la première fois, l'association « maître-chiens » se trouve du côté des voleurs...
Une opération montée avec minutie et originalité. Un duel, non seulement entre les enquêteurs et le malfaiteur, mais aussi entre chiens policiers et chiens voleurs.
Quand on est honorablement connu et que l'on a la passion du jeu, on ne devrait pas commettre l'imprudence de se faire interdire de casino.
Car on en arrive vite aux parties de poker plus ou moins propres. Dans les clandés, on affronte fatalement le matador. C'est le début des dettes et, quand on les rembourse en monnaie de singe, on met le doigt dans l'engrenage.
On se le fait couper et on se retrouve aux portes de l'enfer.
« À l'aide ! criait-il. Je ne veux pas mourir. Je dirai tout. Sauvez-moi... »
Jean-Louis l'aida à remonter à bord du Zodiac. L'inspecteur regarda le commissaire qui inclina la tête en clignant de l'oeil.
À haute et intelligible voix, en articulant bien, il prononça des mots qui résonnaient dans sa tête comme un coup de tonnerre dans la montagne, des mots qu'il avait cent fois répétés en lui-même et qu'il désespérait de pouvoir dire un jour:
Les séminaires sont un phénomène de société. Les membres du bureau directeur de la "Chambre Syndicale des Exploitants et Négociants Vinicoles" se sont réunis pour élire leur nouveau président.
Dans un grand hôtel de Paris ils vivront en vase clos une semaine. Une semaine qui sera émaillée par des drames. En effet, un assassin est descendu aussi à l'hôtel et il évolue parmi eux avec la même aisance que celle des poissons exotiques et inquiétants qui, derrière la vitre de l'aquarium, paraissent guetter une futur victime.
Un meurtrier pas comme les autres et qui signe ses crimes d'une bien étrange façon.
Une nouvelle enquête pour le commissaire Dubois qui n'a jamais été aussi occupé depuis qu'il a pris sa retraite de la Police Judiciaire.
Pierre Verdier pensait à l'engrenage de la machine infernale qu'il avait construite de toutes pièces et qui allait faire de lui un homme riche et libre.
Il savait qu'il devait jouer serré. Ne pas commettre la moindre imprudence. La plus petite erreur.
Mais il se sentait assez fort pour triompher et pour prouver que, pour un ingénieur en électronique, le crime parfait n'est pas seulement une vision de l'esprit, mais qu'il peut fort bien être réalisé...
Éditions LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES
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Édition originale: Éd. Librairie des Champs-Élysées (1976)
Gilbert Picard est né en 1937. Il voyage beaucoup dans sa jeunesse. Il entreprend des études de Droit, pensant devenir commissaire de police, mais au lieu de se présenter aux examens, il s'engage dans les parachutistes et prend part à la Guerre d'Algérie qui lui vaut le grade de sous-lieutenant et la croix de la valeur militaire.
Quelques années après la fin du conflit, il devient brièvement journaliste sportif à "Paris Jour" avant de se spécialiser dans les grands reportages radiophoniques; il reçoit le "Grand Prix du Reportage de la Communauté" des radios publiques de langue française, assure un temps une chronique de critique de cinéma et de spectacles, puis anime une émission de variétés du week-end sur "France-Inter". Il a également été chef d'un service d'Information à Radio-France.
Il amorce sa carrière littéraire en 1964 par un roman d'espionnage, Les lions sont morts à l'aube, aux Éditions Librairie des Champs-Élysées, roman inspiré par un incident au cours de démonstrations de parachutisme. Il publie ensuite des romans policiers dans la collection du Masque aux mêmes Éditions et remporte le "Prix du Roman d'Aventures" 1977 pour Les Vendredis de la Part-Dieu. Il écrit ensuite de nombreux romans d'espionnage et quelques textes de science-fiction aux Éditions Fleuve Noir. À partir de 1986, il signe des ouvrages documentés sur divers sujets : parachutisme, sectes, milieu de la santé...
Parmi ses romans, La Mort sur un plateau (1977) a été adapté en 1989 dans le cadre de la série TV "Le Masque" sous le titre "Meurtre sur un plateau", avec Sophie Barjac et Vincent Grass.
« Il y a seulement quelques mois, je vivais à Paris, et ma vie, placée sous la protection de la fée Volupté, s'écoulait douce et paisible. Je me levais en milieu de matinée. Je déjeunais dans un bistrot qui liait casse du portefeuille et maigre-croûte. L'après-midi, j'écumais les boutiques dédiées à l'homme élégant, en prévision de ma soirée. Ensuite, je me rendais à l'officine chargée de me faire gagner toujours plus d'argent, profitant de mon passage pour harceler mes collaborateurs...
Aujourd'hui, à la suite d'un étrange concours de circonstances, je bois de l'eau à la fontaine des villages, mes fringues ne sont plus très nettes, la charité me nourrit, je jouis de ma chasteté retrouvée, et je suis devenu un détective de l'impossible... sur le chemin de Compostelle.
La vérité est que je n'ai pas choisi cette... activité, c'est elle qui m'a élu ! Le coup du sort ou le coup de tête qui a chamboulé ma vie me permet d'élucider des affaires que le bon sens qualifie de crimes impossibles. Des crimes restés inexpliqués, si je n'en avais été le témoin providentiel... »
Dans une chambre d'hôpital, l'inspecteur finlandais Kimmo Joentaa assiste, impuissant, à la mort de sa jeune épouse, atteinte d'une maladie incurable.
D'abord anesthésié par cette disparition, Kimmo sombre dans un chagrin terrible, à la fois mutique, furieux et traversé d'hallucinations dues au manque de sommeil.
Dès le lendemain, l'inspecteur, qui refuse de prendre quelques jours de congé, est chargé par ses supérieurs d'une affaire de meurtre: une jeune femme a été étouffée pendant son sommeil. La porte de sa villa n'a pas été fracturée et aucun vol n'a été constaté.
Très vite, la mort de cette inconnue rappelle à Kimmo celle de sa femme et son désespoir redouble. C'est d'ailleurs cette douleur si lourde à porter qui va rapprocher le policier et l'assassin, ces deux protagonistes incapables d'affronter la vie telle qu'elle est.
Entre le chasseur et sa proie, une étrange relation d'empathie va s'installer...
Éditions Gallimard
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"À mi-chemin entre le pur thriller et le roman psychologique, Lune de glace est un roman envoûtant."
Lorsque Timo Korvenso apprend qu’on a trouvé une bicyclette rouge à l’endroit exact où, trente ans plus tôt, une adolescente retrouvée morte dans un lac voisin avait laissé la sienne, le silence sous lequel il avait cru enterrer son passé devient tout à coup assourdissant.
Poussé comme par une force irrépressible, il laisse derrière lui le bonheur familial qu’il avait patiemment construit et part sur les traces d’un crime pour lequel personne n’a jamais payé.
Dans la lumière blanche de l’été nordique, derrière la gaieté trompeuse des lacs finlandais, le commissaire Kimmo Joentaa va devoir mener une enquête sans cesse parasitée par les fantômes du passé…
Éditions Jacqueline Chambon
🏅 Prix du Polar européen, 2010
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"Maître des incertitudes morales, Jan Costin Wagner nous emmène dans un voyage fascinant au coeur des pulsions interdites.