L'automne est la plus belle saison à Algonquin Bay. La saison préférée de Catherine, la femme maniaco-dépressive de John Cardinal, et pourtant celle qu'elle choisit pour se jeter du toit d'un immeuble de neuf étages.
Face à une lettre d'adieu et à l'absence de lutte sur le toit, la police conclut à un suicide... Mais Cardinal reçoit un message déplaisant, suivi d'autres encore plus perturbants, puis il découvre en examinant le carnet de Catherine, que la note d'adieu n'était pas la dernière chose qu'elle y ait écrite.
Contre l'avis de tous, il creuse l'idée qu'après tout, ce n'était pas forcément un suicide...
Le célèbre avocat J. Radcliffe Stonewiler vient de tirer Dortmunder d'un mauvais pas. Mais, comme le fait judicieusement observer May, sa fidèle compagne : "qu'est-ce que ça va te coûter ? "
C'est alors que Dortmunder se souvient de ce petit bristol que l'avocat lui a glissé dans les mains à la fin de l'audience. La carte d'un certain Arnold Chauncey qu'il était censé appeler. De toute façon, pas le temps de se poser des questions: le téléphone sonne, Stonewiler est au bout du fil, Chauncey attend la visite de Dortmunder.
Pourquoi au fait ? Pour commettre un vol, bien sûr. Mais un vol bidon, et pour cela, il faut un voleur honnête. Dortmunder a le profil. C'est le reste qui ne suit pas. Personne n'est parfait.
Éditions Rivages
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Les Éditions Rivages poursuivent avec Personne n'est parfait ("La joyeuse magouille", Gallimard - 1978) , la réédition de l'oeuvre de Westlake, dans des traductions revues et complétées, qui rendent justice à l'humour et au style du créateur de Dortmunder.
Que faire quand on découvre que, depuis des années, on est une taupe à son insu ? Une taupe dormante, bien entendu, mais qu'il s'agit justement de réveiller.
Intérimaire désargenté dans sa jeunesse, Josh avait un beau jour reçu un chèque dont il n'avait pu retrouver l'origine. Après quelques hésitations, il l'avait encaissé. C'était un gros chèque. Mois après mois, d'autres s'étaient succédé, sans la moindre explication.
Devenu père de famille prospère, Josh a fini par oublier que de l'argent qui tombe du ciel, ça n'existe pas. Mais un 15 juillet, par un après-midi chaud et ensoleillé, un homme l'aborde sur le ferry de Fire Island et lui dit: "Vous êtes à présent en service actif."
Horrifié, Josh comprend qu'il a accepté l'argent d'une mystérieuse organisation qui a maintenant besoin de lui et s'est arrangée pour le piéger.
Vite dépassé par les événements, il se trouve confronté à une terrible alternative : vaut-il mieux devenir un traître ou un criminel ? Et probablement finir assassiné dans les deux cas.
Éditions Rivages
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Maître de l'ironie, de l'humour noir et de la mystification, Donald Westlake tricote l'histoire réjouissante d'un homme ordinaire que ses petites faiblesses plongent dans une situation inextricable. Le genre de scénario dont se délecte le lecteur, tout en souhaitant, bien sûr, qu'une telle chose ne lui arrive jamais .
Mais un jour, il tombe en panne de fantasmes. Ses quinze pages quotidiennes et besogneuses se transforment en règlement de comptes avec lui-même et sa vie minable.
Éditions Rivages
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🗨 Quand l'époque du grand polar classique est passée , et quand cependant on aime le polar et l'on a envie d'en écrire , assurément la solution Westlake est la plus élégante .
Ironie, outrance rigolade référentielle. Connaissance du fait que le "drame de l'écrivain est une de ces fameuses solutions désespérées mais non sérieuses", où lui-même plonge en riant de ses personnages .
Drame menu, qui ne mérite pas qu'on écrive des tartines universitaires sur le "métalangage" et mérite plutôt qu'on écrive le formidable "Adios Shéhérazade", hilarante tragédie d'un auteur de pornos, frappé par une crise de créativité ... Un roman fétiche pour fétichistes.
" Ensemble, on était lumineux. Depuis le premier jour de notre rencontre, nous étions devenus des gens formidables. On avait un côté glamour et on le savait, on le sentait, on le vivait. On aspirait à une seule chose : vivre une vie de rêve, fascinante, au-dessus du lot, à jamais. Cette vie-là, on se l'imaginait facilement puisqu'on la méritait, pour la seule raison qu'ensemble, on existait. Mais cette raison-là n'était pas suffisante. "
Barry et Lola se disaient qu'ensemble, l'avenir leur appartenait, lui l'Américain moyen et elle, la Sud-Américaine pauvre venue étudier aux États-Unis. Ils ont tout essayé pour grimper en haut de cette fameuse échelle sociale, mais ne sont arrivés à rien, à part continuer à s'aimer et à tirer le diable par la queue. Ils n'ont plus qu'un atout : un plan d'assurance-vie qui garantit un versement de trois cent mille dollars au survivant en cas de décès du conjoint, la somme étant doublée en cas de mort accidentelle. Encore faut-il que l'un ou l'autre meure.
Pour cela, il existe une solution : retourner au Guerrera, le pays d'origine de Lola, où l'on n'est pas trop regardant sur les disparitions, et simuler la mort de Barry. Qui ressuscitera opportunément sous l'identité de Felicio, un frère de Lola. Après quoi, il suffira que le "frère" et la sœur reviennent aux Etats-Unis, pour y toucher la manne de six cent mille dollars.
Ce stratagème parfait n'a qu'une faille : la famille de Lola, qui se dit qu'un mort fictif, c'est bien, mais qu'un vrai cadavre, c'est encore mieux !
Éditions Rivages
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Mort de trouille, c'est l'histoire d'un vrai faux mort qui ne sait plus qui il est dans un pays dont il ne parle pas la langue. C'est surtout une histoire à la Westlake, pleine de rebondissements et d'humour, qui s'achève par un formidable dénouement.
"Paria !" Voilà un mot que Monroe Hall voudrait voir disparaître du vocabulaire. Est-ce sa faute à lui s'il est né riche et qu'il n'a pas résisté à empocher l'argent de ses actionnaires, les poussant au désespoir ou à la colère ? Est-ce sa faute encore s'il a pu échapper à la justice et transformer l'ensemble de ses biens en une fondation, dont il est le désintéressé gérant ?
Et pourquoi son professeur de musculation lui en veut-il d'avoir signalé aux impôts les sommes qu'il lui a versées en liquide ? Cela justifie-t-il qu'on l'appelle un "paria", et qu'il n'arrive plus à avoir de vie mondaine parce qu'aucun employé de maison ne veut travailler pour lui ?
Le destin est trop cruel. Jusqu'au jour où, comme par miracle, son agence lui envoie un merveilleux groupe de serviteurs : un majordome, un chauffeur, un secrétaire, un garde du corps. Seulement voilà : Monroe Hall ne sait pas que le véritable nom de son majordome est John Dortmunder et que lui et ses amis ont l'intention de vider sa grande demeure de sa magnifique collection de voitures anciennes.
Mais Dortmunder n'imagine pas combien de gens haïssent Monroe Hall. Lorsque ce dernier disparaît sans laisser de trace, la police fait son apparition. Et comme tout amateur de romans policiers le sait, dans ce genre d'histoire le principal suspect est toujours le majordome...
Éditions Rivages
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Dortmunder est de retour, et ses aventures sont plus que jamais inénarrables. La presse américaine a souligné que, avec ce personnage, Donald Westlake a quasiment inventé un nouveau genre littéraire. La "Dortmundermania" est à son apogée dans ce nouveau chef-d'œuvre.
Détenu au "Manhattan Correctional Center", Francis Xavier Meehan goûte pour la première fois aux joies des prisons fédérales.
Ce qu'on lui reproche peut paraître mineur: après tout, il n'a fait que braquer un camion censé contenir du matériel informatique en provenance du Mexique. Comment pouvait-il savoir que ce camion transportait en fait des plis recommandés ?
Lorsqu'on lui refuse une libération sous caution, Meehan se dit que, décidément, la malchance le poursuit. Jusqu'au jour où il est convoqué au parloir pour y rencontrer son avocat. Dès qu'il aperçoit le dénommé Jeffords avec sa veste sport à carreaux gris et verts, il sait que le type est un imposteur : aucun avocat ne s'habillerait de la sorte.
Pourtant le marché que Jeffords, propose est beaucoup plus alléchant qu'il n'y paraît. Meehan sera - entièrement blanchi à condition qu'il dérobe une cassette vidéo compromettante pour le président en exercice, si compromettante qu'elle lui coûtera avec certitude sa réélection. Francis est d'accord, à condition qu'il puisse profiter du cambriolage pour cambrioler, puisque c'est tout de même son métier.
C'est ainsi qu'il réunit une équipe de professionnels - pas question d'embaucher des amateurs et de risquer un nouveau Watergate - en vue de préparer le coup.
Éditions Gallimard
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Même quand il ne met pas en scène John Dortmunder, notre cambrioleur préféré, Donald Westlake sait s'y prendre pour nous donner envie, l'espace d'un roman, de nous ranger du mauvais côté de la loi. Les aventures tragi-comiques de Francis Xavier Meehan sont un prétexte à l'exercice de sa verve satirique qui prend pour cible le système électoral et les politiciens américains. Dans les cas graves, mieux vaut rire que pleurer, et cela, Westlake le fait à la perfection.
Parce qu'il est un esprit ouvert toujours dispose à se faire expliquer son métier et à s'améliorer, Dortmunder accepte la proposition d'Andy Kelp de kidnapper un enfant en suivant une méthode décrite dans un roman de Richard Stark.
Le livre n'est peut-être pas un chef-d'œuvre, toutefois, l'intrigue est efficace.
Dortmunder et ses amis enlèvent donc Jimmy Harrington, le fils âgé de douze ans d'un avocat de Wall Street, alors qu'il se rendait chez son psychiatre. Mais le petit Jimmy est intelligent, beaucoup plus futé à vrai dire que ses ravisseurs, et c'est lui qui va rapidement prendre les choses en main et gérer son propre enlèvement !
Éditions Rivages
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Westlake se livre ici à un ping-pong subtil avec son double Richard Stark et n'hésite pas à réunir ses deux champions: le redoutable Parker et le calamiteux Dortmunder. À relire dans une traduction complétée et révisée.
Rentrant chez lui après un cambriolage, Dortmunder découvre avec effroi que son appartement est occupé par un ancien compagnon de cellule dont tout le monde croyait et espérait qu'il resterait derrière les barreaux jusqu'à la fin de ses jours.
Le dénommé Tom Jimson (amateurs de contrepèteries, bonjour !) a besoin de l'aide de Dortmunder. Quelque temps avant sa détention, il avait réussi un gros coup dont il avait enterré le produit dans la petite ville de Putkin's Corners. Hélas, pendant qu'il était nourri et logé aux frais de l'État, les autorités en ont lâchement profité pour édifier un barrage et engloutir toute la vallée, y compris Putkin's Corners.
Résultat : le butin gît désormais sous vingt mètres d'eau. Mais Tom a un plan, efficace et radical : il suffit de faire sauter le barrage pour assécher le réservoir. Que les populations locales périssent noyées n'est pour lui qu'un détail. Un détail d'importance majeure, pense Dortmunder qui doit d'urgence détourner Tom Jimson de ses projets meurtriers.
Pour cela, il va lui falloir du soutien logistique (avec Andy, Stan et Tiny, pas de problème), de l'imagination (ce n'est vraiment pas ce qui lui fait défaut) et de la chance (là...).
Éditions Rivages
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Si l'on vous dit que ce livre est bourré de personnages loufoques, de situations et de dialogues hilarants, qu'au bout des 78 chapitres, on en redemande encore, est-ce qu'on exagère ? Même pas.
Dégâts des eaux ou l'histoire du fric dans la vallée est la preuve incontournable que Westlake est comme Dortmunder : il n'hésite pas à se lancer de grands défis. La différence, c'est que Westlake, lui, est toujours gagnant.
John Dortmunder, l'homme qui a donné un nouveau sens au mot récidiviste, est là, toujours aussi entreprenant, inoxydable, pitoyable.
Cette fois, il est en quête d'un Indien mort depuis longtemps, et néanmoins kidnappé. Tout a commencé sur Internet, par la faute de son ami Andy Kelp qui a fait la connaissance virtuelle, puis réelle, d'un maître manipulateur nommé Fitzroy Guilderpost et de ses associés, Irwin Gabel et Petite Plume. les trois acolytes ont fomenté un projet insensé et ils ont besoin de main d'œuvre.
C'est ainsi que Dortmunder se retrouve dans un cimetière de Long Island, muni d'une pelle, dans la boue jusqu'aux genoux. Et ce n'est pas une métaphore, plutôt un euphémisme. Serait-il en train de creuser sa tombe, ou celle du lecteur déjà mort de rire ?
Éditions Rivages
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Voilà, vous pensiez avoir un certain répit, mais Westlake en a décidé autrement : Dortmunder est de retour.
Surtout, ne contrariez pas Dortmunder. Même si vous êtes milliardaire. Surtout si vous êtes milliardaire.
Car Dortmunder a son propre code de l'honneur et Max Fairbanks est juste allé un peu trop loin. Son crime ? Interrompre Dortmunder en plein cambriolage, ce qui est déjà grave en soi. Mais avoir l'audace de lui voler sa bague porte-bonheur et ce, sous le nez de la police, c'est TROP !
Le tout-puissant Max Fairbanks ne sait pas qu'il vient de se faire un ennemi. N'ayant certes pas l'intention de se laisser arrêter par deux vulgaires flics, Dortmunder leur fausse compagnie grâce à la fermeture Éclair de sa braguette (on est ingénieux ou on ne l'est pas), puis il rassemble ses troupes. Un objectif : les somptueuses résidences du milliardaire, de Manhattan à Las Vegas.
Méthodiquement, l'une après l'autre, elles seront mises à sac par Dortmunder et compagnie pour retrouver la fameuse bague. Au fait, elle n'est même pas en or, cette bague, et les petites pierres qui brillent dessus ne sont pas des diamants.
Tout commence dans la salle de lecture d'une bibliothèque de Manhattan. Bryce Proctor, auteur à succès, y prend des notes pour son prochain roman, qu'il a du mal à commencer. Il faut dire que Bryce est au milieu d'un divorce particulièrement pénible, et que Lucie, sa future ex-femme, a promis de le saigner à blanc.
Soudain, Bryce aperçoit Wayne Prentice, un "collègue" avec lequel il a débuté. Mais qui n'a pas eu sa chance : il est sur la fameuse liste "intermédiaire" de l'ordinateur des commerciaux, celle qui recense les écrivains dont la courbe des ventes est descendante. Les conséquences sont faciles à prévoir : moins de livres mis en place dans les librairies, des avances de plus en plus faibles, le début d'un cercle vicieux.
Les deux hommes, qui ne se sont pas revus depuis des années, exposent leurs difficultés, et Bryce a soudain une idée de génie : Wayne a un manuscrit, mais pas d'éditeur ; Bryce a un éditeur, mais pas de manuscrit. Wayne va donc "vendre" son œuvre à Bryce qui la fera publier sous son nom, et les bénéfices seront répartis de façon égale. Wayne accepte.
C'est alors que Bryce ajoute une clause à l'étrange contrat qui va les lier : son épouse doit mourir.
Éditions Rivages
🏅Prix Mystère de la critique /roman étranger, 2001
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Dans la lignée du Couperet, un Westlake impitoyable qui dissèque les mœurs éditoriales américaines et illustre à sa façon le mythe de Faust, jusqu'au final aussi imprévisible que saisissant.
Freddie Noon n'est pas un criminel endurci. Il se définirait plutôt comme "semi-tendre". Alors quand il choisit de cambrioler le laboratoire Loomis-Heimhocker, il envisage une petite effraction tranquille. Ce que Freddie ne sait pas, c'est que ce laboratoire est financé par les industriels du tabac et que si l'on y effectue des recherches sur le cancer, en aucun cas elles ne doivent aboutir à la conclusion que fumer pourrait provoquer des maladies graves.
Pour se garder de tomber par hasard (on ne sait jamais) sur des résultats gênants, les deux médecins qui dirigent le labo se sont intéressés au traitement du mélanome, et ils sont en passe de réussir ; ils ont mis au point deux formules qui ne demandent qu'un cobaye pour être testées. Freddie ne pouvait mieux tomber. Il y aura cependant des conséquences imprévues : il devient invisible, ce qui, même dans son métier, présente quelques inconvénients.
Essayez donc de vous raser quand vous n'apercevez pas votre visage. Essayez de vous faire (bien) voir de votre femme. Comme le dit Freddie, "être un homme invisible, c'est un job plutôt solitaire".
Éditions Rivages
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Westlake improvise brillamment sur le thème classique de l'invisibilité. Il en profite pour railler les travers de l'Amérique où l'antitabagisme prend des formes assez intolérantes et il prouve avec ce roman plein d'humour qu'il a toujours autant de souffle. Lire Westlake nuit gravement à la morosité.
"Il fut une époque où c'était considéré comme malhonnête, l'idée que la fin justifie les moyens. Mais cette époque est révolue. Non seulement nous y croyons, mais nous le disons."
Tel est le constat que fait Burke Devore. Cadre supérieur dans une usine de papier pendant vingt-cinq ans, il vient d'être licencié. Pas pour faute professionnelle. Il a toujours été compétent dans son travail, il a toujours joué le jeu. Non, il est tout simplement victime des compressions, dégraissages, fusions, restructurations.
Avec la perte de son emploi, c'est toute l'existence de Burke qui s'écroule : son couple, l'avenir de ses enfants, sa place dans la société. Pour retrouver ce bonheur qu'il croit avoir mérité par son labeur, il est prêt à tout. Même franchir les barrières de la morale.
Quelle morale au fait ? Que la société ne s'avise pas de lui demander des comptes. C'est elle qui a dicté ces nouvelles règles du jeu, cyniques et inhumaines. Il n'y a plus qu'à pousser jusqu'au bout la terrifiante logique d'un système absurde.
Éditions Rivages
🏅 Prix 813 du roman étranger, 1999
🏅Grand Prix du roman noir du Festival de Cognac / roman étranger, 1999
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Bien connu pour son humour, Donald Westlake a choisi de faire le procès d'un monde uniquement tourné vers le profit. Dans ce roman très noir et parfaitement d'actualité, il s'attaque au problème du chômage sous un angle pour le moins inattendu. Le Couperet a été salué par la critique américaine comme un chef-d'œuvre.
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🗨 " Si notre sinistre société avait une autre échelle de valeurs, Westlake aurait reçu le prix Pulitzer et il y aurait sa statue dans les jardins publics. "
Jeune diplômée de l'école de journalisme, Sara Joslyn vient d'être engagée par le magazine "Galaxy-Hebdo", avec un salaire astronomique pour une débutante.
Alors qu'elle se rend au journal, elle croise une Buick stationnée au bord de la route. A l'intérieur : un homme tué d'une balle dans le front. Sara est sûre de tenir là son premier article, mais "Galaxy-Hebdo" se révèle très vite un haut lieu de la mégalomanie et de l'absurde ; le patron règne en tyran sur ses rédacteurs qui, à leur tour, délèguent des missions impossibles à leurs reporters.
Happée par cet univers de folie, Sara en oublie presque le cadavre de la Buick, qui d'ailleurs n'intéresse personne. Sauf l'assassin.