La stripteaseuse
de Pierre Lucas
Elle n'était pas vraiment stripteaseuse. Son numéro était plus complexe, plus érotique, que celui des banales effeuilleuses. Elle aimait bien les hommes mais aussi les dames, et également l'argent. Elle voulait devenir très, très riche, cesser de danser et pouvoir s'offrir mille choses extrêmement coûteuses dont elle rêvait depuis toujours.
Elle avait tout calculé, tout réfléchi.
Mais d'autres aussi avaient calculé et réfléchi. Et c'est ainsi que la police des Moeurs et plus particulièrement le commando Griffon, se trouva avec sur les bras outre quelques cadavres, une affaire où l'astuce, la violence, le machiavélisme et la perversion sexuelle jouaient chacun son rôle, dans un but apparemment incompréhensible.
Éditions GÉRARD DE VILLIERS
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C'était comme Monte-Cristo, mais à Pigalle. Éric Mandel revenait au bout de cinq ans pour reprendre son bien... Henriane avait été payée pour lui fournir un alibi dont les flics n'avaient pas besoin. Tout avait été monté par un autre. II y avait déjà un cadavre sur le trottoir et d'autres dans les placards.
Dure vie que celle d'inspecteur de la Police des Moeurs, à plus forte raison lorsqu'on est membre du "commando spécial" du commissaire Griffon !
Deux milliards de l'ancienne monnaie... L'énorme butin d'un gang décimé, dont personne n'a encore retrouvé trace.
Apparemment personne n'avait de raison de tuer Léonide Onakine. Apparemment Gaspard Magny n'était qu'un informaticien un peu sec, bourru et macho. Apparemment Paula Julzie n'avait d'autre préoccupation dans la vie que sa peinture. Apparemment Alice et Philippe Ouchamps étaient un couple uni menant une vie sans histoire.
Curieux personnage que ce Michaël Orlov, homme d'affaires international, point de passage obligé pour les échanges commerciaux entre l'Est et l'Ouest, et choyé comme tel par tous les gouvernements désireux de signer des contrats fabuleux avec les pays d'au-delà du rideau de fer.
Tristan Agnet avait disparu. Ce qui ennuyait beaucoup son ex-femme et aussi un ancien ministre.
Un tueur fou, un violeur fou, une armada de jolies jeunes femmes. folles... de leur corps, de folles orgies et, dans ce tourbillon frénétique, un « commando spécial » de la Police des Moeurs entraîné dans une valse macabre et insensée.
Les deux hommes se retrouvèrent dans un café du boulevard Saint-Germain. Le premier s'appelait Max Weber et le second Peter Ritkin. Seulement peu de gens le savaient. Ils avaient tant de fois changé de nom.
Tout commence à Los Angeles avec Joan Corley, jeune actrice sans engagement, à laquelle un étrange inconnu, aux moyens apparemment importants, propose 20 000 dollars pour venir interpréter un certain rôle à Paris. Un rôle qu'elle aura à jouer dans la vie.
Lorsque l'Espagne se libéralise, le P-D-G de la Horsch, cette multinationale du vice, se frotte les mains : l'Europe du sexe va enfin pouvoir devenir une réalité.
Les marginaux, les julots casse-croûte, les loubards, les voyous... Ceux venus d'ici et ceux venus d'ailleurs, qui forment la lie foisonnante de la basse pègre des grandes villes. Ceux qui font peur. Ceux qui tuent pour cinq cents francs, ou pour une piquouse de shit, ou par bêtise, ou pour s'affirmer, ou pour rien.
Il s'appelait Franck Massoul et, depuis certain événement qui l'avait marqué à jamais, il n'avait plus qu'un but dans l'existence: se venger.
Otto Klinger descendit de sa Mercedes et alla s'enfermer dans la cabine téléphonique plantée au bord du trottoir.
Elle était belle et apparemment très riche. Tout le monde appréciait son intelligence, son goût, son humour et sa classe. Quelques personnes, celles qui partageaient ses penchants, connaissaient aussi son inclination pour les soirées très spéciales.