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15 novembre 2009

Du rififi au Cambodge

de Auguste Le Breton

du_rififi_au_cambodgeAccoutumé au danger, les réflexes surentraînés, Mike fit front juste à la seconde où une ombre lui arrivait dessus; son oreille exercée avait perçu le choc mou, comme retenu d'un poids touchant le sol. Il ne chercha pas son 38, il n'en avait pas le temps.

Son oeil froid ne quittait plus une lame d'acier où frappait la lune. Il se laissa choir sur le dos, comme l'autre plongeait, et happa au vol le poignet armé. Vite il y porta les deux mains et serra, serra. De toute sa puissance.

Il ne fallait pas traîner. Il ne fallait pas laisser le temps à l'homme qui voulait le tuer de crier, et de donner l'alarme.

Éditions PLON

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Réédition sous le titre "Opium sur Angkor-Vat": Éd. Plon (1974)

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15 novembre 2009

L'As et le casse du siècle

de Auguste Le Breton

l_as_et_le_casse_du_siecleZizi l'Algérien ne ralentissait pas... Pourtant si son corps, sa force nerveuse participait, son esprit était ailleurs. Il était axé sur les plans. Sur les cinquante briques. Et lorsqu'elle hurla, telle une louve blessée, et se mit à jouir au point d'en lâcher la barre d'appui tellement elle était vidée et loin de la terre, il n'abandonna pas. Il continua, mais en la maintenant soulevée, de son avant-bras glissé sous son ventre lisse, au toucher aussi tendre d'un corps d'oiseau..

Éditions PLON

15 novembre 2009

L'As des anti-gangs

de Auguste Le Breton

l_as_des_anti_gangDans la banque le téléphone sonnait inlassablement. Il n'y avait plus que quatre otages, deux hommes, deux femmes, et le gangster dont le regard froid allait d'une femme à l'autre. Laquelle emmener ?

Et soudain, il enregistra les fesses de la plus jeune qui houlaient au rythme de son avance apeurée. Instinctivement il les palpa et une envie brutale le saisit. Il leva son Python, s'empara de la main de la fille qu'il plaqua de force contre son sexe. En cet instant, seule sa jouissance comptait. Le reste, les flics, le drame qu'il avait déclenché…

Éditions PLON

15 novembre 2009

L'As et "Belles chaussures"

de Auguste Le Breton

l_as_et_belles_chaussuresElle la ployait sous elle, l'allongeait à même l'épaisse moquette, s'agenouillait près d'elle, ne la laissant pas se ressaisir. La lourde chevelure noire éparse sur le blanc de la moquette, les yeux clos, Flocence, les bras écartés, les seins à nu, sa robe retroussée, était vaincue. Reine, le souffle court, les narines pincées l'admira, en se dépouillant de sa veste de smoking, qu'elle rejeta au loin. Deux boutons de nacre ouvrirent son chemisier à ruches, ses seins lourds émergèrent à leur tour blanc crémeux, les pointes durcies.  Mon chat brun, murmura-t-elle.

Éditions PLON

15 novembre 2009

L'As et l'ennemi public

de Auguste Le Breton

l_as_et_l_ennemi_public- Si nous allions finir la nuit ailleurs, suggéra le prince Abdallah.

Toutes les têtes s'inclinèrent avec empressement. La proposition était un ordre. Aussitôt Samir alla alerter les gardes du corps qui se tenaient dans l'entrée du restaurant. Puis il parut sur le trottoir et alluma son briquet.

Alors le gang entra en action. Comme un seul homme. Les portes d'une fourgonnette qui stationnait là depuis des heures s'ouvrirent, Phil le Gandin et Marcel l'Avocat en descendirent et marchèrent sur la Rolls.

Ils ne parlaient pas arabe. C'était inutile. Leurs pistolets parlaient pour eux.

Éditions PLON

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15 novembre 2009

L'As et la marquise

de Auguste Le Breton

l_as_et_la_marquiseUne silhouette jaillissait de l'escalier, avalant quatre à quatre les marches brûlantes, dans un nuage de fumée noire et de flammes rouges. De dessous la couverture mouillée qui le protégeait, émergea la face barbue du commissaire Bontemps.

- Pas de mal, patron ? s'inquiéta le grand Pat.  Mais l'as des anti-gangs ne paraissait pas l'entendre. Le voyait-il seulement ?

Il se secoua brusquement pour se dégager de la poigne de son grand inspecteur et voulut retourner au feu.

Éditions PLON

15 novembre 2009

Du rififi au Proche-Orient

de Auguste Le Breton

du_rififi_au_proche_orientEn réalité, personne n'a jamais su exactement ce que Chester était venu fabriquer au Liban. On supposait qu'il venait s'occuper de drogue.

Officiellement, il ne s'intéressait qu'aux cigarettes. Des tonnes et des tonnes de cigarettes inondaient l'Orient en transit par le Liban. Les services américains voulaient savoir qui réceptionnait ces cigarettes et c'est pourquoi ils avaient envoyé sur place Chester, un Noir parlant couramment l'arabe.

On l'a retrouvé un matin, derrière les souks aux bijoutiers. Sa tête était presque détachée du tronc... par un rasoir.

Éditions PLON

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Édition originale: Éd. Presses de la Cité (1963)

Réédition sous le titre "Le pain, le sang et le sel" : Éd. Plon (1967)

15 novembre 2009

Du rififi chez les hommes

de Auguste Le Breton

du_rififi_chez_les_hommes« La quinte de toux prit Tony au milieu d'une relance. Il lâcha ses brèmes, porta une pogne à sa bouche. De l'autre, il sortit son mouchoir, glaviota dedans. L'étoffe se tacha de rouge. Les autres attendaient en silence. L'un d'eux, un Bordelais, s'étira: la crosse d'un flingue apparut, coincée dans la ceinture de son grimpant. »

Éditions GALLIMARD

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Édition originale: NRF(1951)

Adaptation au cinéma par Jules Dassin (1955)

15 novembre 2009

La loi des rues

de Auguste Le Breton

la_loi_des_ruesDans Les hauts murs, nous avions laissé Yves Tréguier au moment précis où il s'évadait de la maison de correction à laquelle il avait été injustement condamné.

Avec La loi des rues, nous retrouvons l'aventure de l'autre côté du mur. Yves Tréguier réussira à échapper aux gendarmes, à gagner Paris où il aura à faire face aux dures réalités de la vie. Il exercera un peu tous les métiers jusqu'au moment où il sera mis en contact avec de dangereux trafiquants.

Il lui faudra alors lutter pour son avenir en respectant la loi des rues.

Éditions POCKET

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Édition originale: Éd. Presses de la Cité (1955)

15 novembre 2009

L'As et les terroristes

de Auguste Le Breton

l_as_et_les_terroristesLa mitraillette de Chi-Lu lacéra l'air bleuté et piqueta le sable devant la femme qui courait sur la plage. Réalisant enfin le danger, elle s'arrêta brutalement, pivota vers le commando. Le terroriste lui fit signe de ne pas s'éloigner, de ne pas courir.

La femme hésita, puis reprit sa course vers la mer, vers le pédalo, vers sa fille... Tacata, tacata. Le cri d'horreur qui monta vers le ciel fut couvert par la voix de l'homme qui hurla au mégaphone:

- Nous ne reculerons pas. Ce sera un carnage si votre gouvernement n'accepte pas nos conditions !

Éditions PLON

15 novembre 2009

Les hauts murs

de Auguste Le Breton

les_hauts_mursUn silence pesant écrasait le réfectoire. Seules le troublaient, par instants, les louches heurtant les grosses assiettes de faïence ébréchées par l'usage. Les serveuses en tablier gris distribuaient une égale mesure de pois cassés à tous les pupilles. Ceux-ci, le buste droit, les avant-bras croisés dans le dos, attendaient, l'oeil rivé sur le crâne rasé de leur vis-à-vis, que Mme Lerbier, la directrice, leur permit d'avaler leur pitance.

Les plus affamés guettaient avec impatience le claquement de mains rituel, qui, les libérant de leur pénible position, leur permettrait de se bourrer l'estomac. Les autres, d'une mine écoeurée, reniflaient l'odeur trop familière qui montait de leur assiette. Tréguier était de ceux-ci.

Éditions POCKET

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Édition originale: Éd. Denoël (1954)

15 novembre 2009

Le rouge est mis

de Auguste Le Breton

le_rouge_est_misPas de la tarte, cette putain de vie ! On va sur un braquage. On croit que c'est du tout cuit. Puis crac... Un encaisseur qui renaude. Un jeune flic qui s'en ressent. Et c'est la panique.

Faut s'tracer en vitesse. Mais pour échapper aux poulets...Et comme Louis le Blond, Raymond le Matelot, Fredo Quesquidi, et Pépito le Gitan se servent pas de pistolets à bouchons.

Tout ça, c'est de la vie, à pleine pogne, et de la tuerie, à pleine rage. Ça fume.

Éditions GALLIMARD

-

Édition originale: Éd. Gallimard (1954)

15 novembre 2009

L'As et les malfrats

de Auguste Le Breton

l_as_et_les_malfratsMaria venait de former le 17 sur le cadran. Pour la première fois de sa vie, elle avait recours aux flics... Il fallait absolument venger la mort de son frère, Freddy Gants Blancs.

- Allô, Police Secours. Vos nom et adresse, s'il vous plaît.

D'une voix tremblante, elle chuchota:

- Félix Camport, le tueur recherché...

De la porte entrebâillée, Félix l'observait, Beretta 9 mm au poing. Deux fois son doigt appuya sur la détente.

- Parlez, parlez donc ! hurla le policier à l'autre bout du fil.

Mais Maria ne l'entendait plus.

Éditions PLON

15 novembre 2009

L'As au Sénégal

de Auguste Le Breton

l_as_au_senegalLe Noir, félin et dangereux, se rua de nouveau sur le truand allemand.

- Tue ! cria une voix de femme en ouolof.

Un soupir de contentement s'échappa de la poitrine des villageois. L'étranger avait violé la loi de leur tribu. Autour des combattants, le cercle rétréci et les yeux noirs, dénués de pitié fixaient l'Allemand...

Éditions PLON

15 novembre 2009

Du rififi à Hambourg

de Auguste Le Breton

du_rififi_a_hambourgLe transbordement d'une voiture à l'autre commença. L'Italo-Américain faisait ouvrir chaque caisse, en vérifiait le contenu, confrontait les chiffres avec ceux inscrits sur un carnet. À chaque fois, des Voigtländer, des Leicas, des caméras Eumig s'offraient aux regards.

Quand la dernière caisse fut inventoriée, l'Italo-Américain referma son carnet en se tournant vers Freddy

- Tout est O.K., dit-il. Je vais vous régler.

Il porta la main à sa poche. Tous les yeux convergèrent vers elle. Cent mille dollars c'est tentant. C'était également tentant de ne pas les donner, de faire coup double en s'emparant de la marchandise.

Éditions POCKET

Édition originale sous le titre Les racketters: Presses de la Cité (1963)

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