Geo n’arrivait pas à s’extraire de la cabine, le dos et le derrière collés à la moleskine. La moleskine est la plaie de la voiture, en Afrique. Le seul isolant valable, c’est une couverture de laine, mais elle est vite imbibée comme une éponge.
On ne peut pas croire qu’il puisse faire aussi chaud, au mois d’août, à quinze heures, à Zouar, en plein Tibesti.
Ce n’est jamais que le centre de l’Afrique…
Éditions GALLIMARD
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Dans un petit cinéma de quartier, un homme croque des cacahuètes. Dans une villa de banlieue une vieille fille très convenable émet clandestinement des ordres d'assassinat numérotés. Dans la nuit, la radio pose des questions de vie ou de mort et les réponses sont des rafales de mitraillette jamais perdues. Car les armes sont de première qualité.
Hossegor, en 2008. Depuis quelque temps déjà, Paul Labat sentait monter en lui une sorte de lèpre immonde qui remuait son âme et générait dans son cerveau d’insatiables désirs. Les traumatismes de son enfance, si longtemps refoulés, remontaient à la surface.