À travers une enquête passionnante, le commissaire Otani nous entraîne à la découverte du Japon moderne, dans l'intimité de ses habitants. Il nous permet d'appréhender les codes sociaux très stricts qui régissent la vie des Japonais et de sortir des clichés habituels.
Comme toujours avec Melville, ce n'est pas l'intrigue qui fascine le plus, mais la manière dont elle est enrobée dans les subtilités du Japon moderne, avec un commissaire Maigret aux yeux bridés qui multiplie les courbettes pour mieux percer les énigmes.
Quelle journée pour le commissaire Tetsuo Otani ! Alors qu'il effectue sa visite habituelle du Jour de l'an au sanctuaire Ikuta de Kobe en compagnie de sa femme Hanae, une remarque banale de sa part suscite une rebuffade sans précédent d'Hanae, qui menace même de le quitter.
Quelques heures après, Otani, qui contemple d'un œil morose une sculpture de nu dans un jardin public, est blessé par balle. Qui a tiré sur Otani, et pourquoi ?
Pour ce treizième et dernier titre de la série, James Melville a laissé le commissaire Tetsuo Otani lui-même lui raconter son enquête, avec un humour et une familiarité qui nous le rendent plus proche et plus humain que jamais.
" Chef de la police de la préfecture de Kobé, le commissaire Otani est un homme raffiné, respectueux des traditions japonaises. Amateur de bonsaïs, il est aussi membre du Rotary Club de sa ville.
Les romans de Melville ouvrent un large champ de vision sur une société éprise de vitesse et de technologie mais aussi très attachée à ses valeurs ancestrales. Otani est une sorte de Maigret nippon. "
" C'est à une ballade fluide, aérienne par moments, au cœur du Japon d'aujourd'hui que Melville convie ses lecteurs. Anglais, mais amoureux sensible du pays du Soleil Levant, il a l'avantage d'un double regard. C'est là ce qui fait la particularité et la richesse du monde melvellien : non pas une confrontation de deux univers étrangers l'un à l'autre, mais, au contraire, l'effort de compréhension mutuel dans le respect des différences.
Du coup, c'est l'ironie (qui est aussi retour sur soi, refus de la caricature) et l'intelligence qui mènent le bal, loi de tous les clichés complaisants. Le lecteur dès lors n'a plus qu'un souhait : que l'épouse du héros de Melville, le commissaire Otani, veuille bien une fois encore nous abandonner son mari. "
Au beau milieu du décorum d'une cérémonie du thé, le meurtre du Grand Maître bouleverse le rituel de cette tradition séculaire.
Chargé de l'enquête sur cette mort sacrilège, le commissaire Otani découvre, derrière les paravents de la politesse, un étrange ballet - très japonais - où, sur fond de frasques amoureuses et de chantage politique, certains nostalgiques du passé ne reculent devant rien pour préserver une apparence de respectabilité.
Éditions 10/18
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Un suspense où humour, luxure et modernité se conjuguent pour décaper l'image "lisse" et policée d'un Japon enfermé dans ses traditions.
James Melville diplomate britannique à Kyoto et Tokio pendant une vingtaine d'années a choisi de livrer le fruit de son expérience dans des romans de suspense mettant en scène le commissaire Otani et ses adjoints de la police de Kõbé.
Hôtels d'amour, magouilles politiques mystères à l'orientale sont quelques-uns des ingrédients grâce auxquels ces polars efficaces introduisent le lecteur dans l'intimité de la société japonaise. Passé et présent, modernité et tradition, repli sur soi et fascination de l'Occident s'affrontent ici dans un dialogue très zen entre deux civilisations.
La découverte du corps d'une jeune Hollandaise après l'incendie du siège de la mafia locale devient la source de biens des problèmes et interrogations pour le célèbre commissaire Otani.
Son enquête le conduit jusqu'aux portes d'une société pharmaceutique dans laquelle la victime effectuait un stage ; mais sa surprise est totale lorsqu'il apprend que son propre gendre avait une liaison secrète avec la jeune Batave.
Le strict règlement voudrait donc que le commissaire soit dessaisi de l'affaire, mais Otani refuse de se retirer du jeu et entend bien, coûte que coûte, éclaircir le mystère de la mort de Marianna Van Wijk.
Crime au Japon sur fond d'initiation bouddhique. Le temple du révérend Okamoto héberge, le temps d'une retraite, de nombreux étrangers en quête de spiritualité.
Un soir, Graham Dillon, un des participants, emmène une de ses consoeurs, Melle Weinberg, dîner dans la ville voisine. Cette vieille fille complexée croit enfin avoir trouvé, dans le révérend, son gourou. Dillon, convaincu qu'elle se trompe, tente de lui ouvrir les yeux en lui révélant ce qu'il sait d'Okamoto.
Peu après, on découvre le jeune homme assassiné devant le temple. Les soupçons se portent sur Okamoto ; l'affaire est confiée au judicieux commissaire Otani qui n'a pas l'habitude de se fier aux apparences.
Éditions 10/18
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Ce roman est la douzième enquête du commissaire Tetsuo Otani. Comme toujours, l'intrigue est enrichie d'une peinture des moeurs et de la pensée japonaises. Elle ravira les connaisseurs et fera voyager tous les autres... en toute sérénité.
"Avec James Melville, Britannique qui a longtemps séjourné au Japon, on a le sentiment de pouvoir enfin se familiariser avec un pays aussi humain qu'un autre.
Il suffit de suivre les pérégrinations de policiers aussi divers et divertissants qu'ils peuvent l'être ailleurs. Du rigoureux chef Otani, que tout ce qui n'est pas nippon ennuie profondément, à la séduisante inspectrice Junko, vêtue de nippes affriolantes, en passant par le vaniteux et insupportable Kimura, une galerie de portraits colorés vient agrémenter ces enquêtes. "
À la cérémonie d'ouverture du salon international de la Mode, un lustre s'écrase sur un homme d'affaires.
Pour le commissaire Tetsuo Otani, chef de la police de la préfecture de Kobe, et son équipe, une enquête minutieuse commence. Progressivement, leurs recherches révèlent que cet art délicat de la mode repose sur des monceaux d'argent.
Elles mettent au jour un monde de jalousie, de cupidité, de chantage et de mort.
On saura déguster avec tout le raffinement adéquat cette nouvelle enquête du policier japonais, amateur de bonsaïs, qui nous initie un peu plus à cette société nippone éprise de vitesse et de technologie.
Au cours d'une enquête sur un meurtre commis dans un hôtel d'amour, le commissaire Otani, chef de la police de la préfecture de Kove, découvre avec stupeur un netsuke de grande valeur.
Pourquoi cette petite figurine d'ivoire sculpté déclenche-t-elle une fièvre considérable dans les hautes sphères du pouvoir politique ? Serait-ce parce qu'elle fait resurgir certains agissements volontiers occultés de l'armée impériale japonais pendant la Seconde Guerre mondiale ?
Aussi patient que Maigret, aussi gourmand que Pepe Carvalho, Otani nous emmène à la découverte de l'intimité du Japon moderne.
L'action se déroule dans une île de la mer intérieure: Awaji, près de Kobe, en 1968. Deux jeunes gens sont arrivés là depuis peu. Américains et mormons, ils sont venus en missionnaires.
Si l'un est entièrement dévoué à sa cause, l'autre préfère, et de loin, des plaisirs plus terrestres. C'est son cadavre que l'on découvre un beau matin près d'un temple shintoïste.
Le commissaire Otani est appelé pour mener l'enquête.
En villégiature avec son épouse, le commissaire Otani rend visite au professeur Horiguchi qui occupe sa retraite à l'étude des tremblements de terre et du comportement des poissons-chats.
De retour à Kobe, Otani reçoit un message alarmant du vieux professeur le mettant en garde contre les risques d'un important séisme, à l'ouest du pays, dans les prochaines vingt-quatre heures. Muette, l'agence de météorologie n'officialise pas la nouvelle, plaçant Otani devant un terrible cas de conscience.
Doit-il mettre en garde la population ? Sa responsabilité en jeu, le célèbre policier nippon multiplie les démarches, et ce qu'il va découvrir mettra cette fois en balance l'honneur de son pays et sa politique militaire.
Roy Peter Martin est né à Londres en 1931. Il a d'abord enseigné la Philosophie à l'Université de Londres avant d'entamer une carrière dans les Services Culturels diplomatiques. En 1960, il est envoyé en Indonésie puis au Japon, où il dirige successivement le "British Council" de Kyoto et de Tokyo. Tombé amoureux de ce pays, dont il parle la langue, il publie en 1979 un premier roman sous le pseudonyme de James Melville. C'est le début d'une série de treize opus mettant en scène le commissaire « TETSUO OTANI », chef de la police de la préfecture de Hyogo, le dernier livre étant publié en 1992.
En 1995, il crée un nouveau personnage dans "Diplomate baggage", Lazenby, attaché de l'ambassade britannique, le temps de deux romans, restés inédits en France et, sous le pseudonyme de Hampton Charles, reprend le personnage de Heron Carvic, « MISS SEETON », le temps de trois aventures publiées en 1990.
Également coauteur avec sa femme d'un livre de cuisine japonaise, "The Penguin Book of Japanese Cookery", Roy Peter Martin, alias James Melville alias Hampton Charles, vit à Norwich en Angleterre, mais continue néanmoins de se rendre fréquemment au Japon.
🔴« Comme il n'existe pas de résumés de ces romans et que les "quatrième de couverture" se ressemblent, je n'ai pas conçu de page pour chacun, ayant l'impression de me répéter.» - Krri -
Miss Seeton prend l'avantage
(1998)
"10/18 écrème la planète des grands détectives : les meilleurs. Et parfois les plus insolites. Miss Seeton est de ceux-là. Professeur de dessin à la retraite, cette reine du crime plutôt fantasque se heurte au Mal, armée de son seul parapluie, mais aussi d'une logique des plus aiguisées ", ainsi s'exprimait Gérard Oestreicher (Le Républicain lorrain) après la publication des premières aventures de la très british vieille dame imaginée par Heron Carvic. On comprendra qu'après le décès impromptu de son géniteur, la chère Miss Seeton, toujours armée de son fameux pébroc, ait ressurgi de ses cendres, nouveau phénix, sous la plume de Hampton Charles. Egale à elle-même, intrépide, chaste et... inoxydable !
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(1999)
Miss Seeton au service de Sa Majesté
Les bons héros ne meurent jamais, c'est bien connu. Leurs créateurs, par contre, ne sont pas à l'abri d'un accident définitif. Heron Carvic ayant fait ses valises pour l'au-delà, la gentille Miss Seeton, détective amateur d'un certain âge, aussi british que Miss Marple, se retrouvait sans voix. Heureusement Hampton Charles a relevé le défi et a donné une seconde chance à Miss Seeton. Le professeur de dessin à la retraite, armée d'un parapluie de circonstance, devrait connaître encore de beaux jours dans la collection "Grands Détectives". Humour noir, situations cocasses, personnages pittoresques et extravagants font des romans qui mettent en scène Miss Seeton un régal de lecture. Gageons que la demoiselle au parapluie comptera bientôt autant d'admirateurs que Frère Cadfael.
Dans le contexte d'un quotidien familial trouble (mère dépressive, père décédé brutalement et beau-père trop « affectueux »), Sophie trouve un réconfort salvateur auprès de sa sœur Marie, confidente de ses peines et amie complice.
Cet équilibre précaire est perturbé lors d'un séjour au Maroc, où Sophie fait la connaissance de véritables sœurs siamoises, à qui l'on doit faire subir une opération en vue de les « libérer ». S'identifiant à cet être double, Sophie s'insurge contre le projet chirurgical - prenant Marie à témoin : « Et si on NOUS séparait ? ! »
Notre héroïne est alors projetée dans un tourment psychologique infernal, aux conséquences irréversibles.
Éditions Naïve
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Avec Siamoises, roman à deux voix écrit à quatre mains, Canési & Rahmani nous livrent un texte troublant semé de faux semblants. À travers l'histoire de ces deux soeurs que tout oppose mais qui ne peuvent accepter d'être séparées, ils nous mènent, dans un suspense inexorable, vers une plongée aux frontières de la folie.
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Dans ce thriller psychologique haletant, à partir de ce cas particulier psychiatrique, les auteurs posent une question plus générale : par souci de préservation de l’ordre social, peut-on amputer les individus de leur part de rêve ?