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21 février 2012

La femme au masque de chair

de Donna Leon

 

La femme au masque de chair de Donna Leon
(1999)

Un soir que la neige tombe sur la Sérénissime, une femme blonde juchée sur des hauts talons et enveloppée dans un manteau de fourrure croise la route de notre cher commissaire Guido Brunetti. Elle s’appelle Franca Marinello, a le visage défiguré, cite Cicéron ou Virgile par cœur, et c’est la femme d’un homme d’affaires vénitien douteux. 

 

Brunetti, fasciné, s’arrange pour enquêter sur le mari tout en suivant une autre affaire qu’il pense expédier. Mais le meurtre d’un transporteur routier l’entraîne au cœur d’un trafic de déchets organisé par la Mafia. Derrière ce trafic et l’argent malhonnête qu’il génère, la santé de milliers de personnes est mise en danger. 

 

Très vite, des querelles entre les polices italiennes rivales surgissent, les assassinats se multiplient et des visages familiers refont surface… Le Tout-Venise semble mêlé à ces entreprises criminelles. Et la famille de Brunetti aussi.

 

Éditions Calmann-Lévy

 

__________

 

« Au-delà de l’intrigue policière… des retrouvailles avec des personnages bien-aimés… ce qui fait la particularité des livres de Donna Leon et ce qui rend Venise si vivace, c’est le regard singulier de Brunetti.

 

__________

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21 février 2012

Et l'été finira

de Maurice Gouiran

 

Et l'été finira  de Maurice Gouiran
(2012)

Nous sommes à la fin de l’été 1973. Clovis, qui vient de terminer ses études et de décrocher un premier job à Paris, s’accorde un mois de vacances du côté de Marseille. Au programme : le soleil, la mer, les filles et les copains...

 

Mais en août, le climat de la ville se détériore brutalement suite à l’assassinat d’un chauffeur de bus par un déséquilibré nord-africain. Meurtres et ratonnades vont dans les semaines suivantes pourrir l’atmosphère de la cité phocéenne… Règlements de comptes entre bandes ou résurgence de la xénophobie… ?

 

La police enquête mollement, la presse souffle sur les braises et la rue réagit violemment. C’est en cherchant à élucider le meurtre de son ami Ali que Clovis va se retrouver très vite au centre de la cible…

 

Éditions Jigal

 

__________

 

« Le talent de Maurice Gouiran nous réveille la conscience, nous ressuscite l'indignation et en refermant ce livre, on se sent plus vivant… »

- Intramuro -

 

***

 

Infatigable ! Nous l’avons déjà dit et répété, mais on ne s’en lasse pas, chacun des polars de Maurice Gouiran est un choc, une découverte, une tragédie, un cri et une claque jetés à la face de tous ceux pour qui la symbolique des 3 singes — je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien — tient lieu de raison d’être. Un choc et une découverte parce que cette intrigue puise ses racines dans notre Histoire récente et pourtant (déjà) sortie de toutes les mémoires… ou presque. Une tragédie parce que s’y croisent l’abject, l’absurde et la connerie, un condensé humain parfois redoutable. Un cri, une claque enfin, parce que ces exactions qui déchirent les peuples s’en retournent — si vite — dans les oubliettes de l’Histoire, pour mieux ressurgir, à la prochaine crise, intactes, haineuses, comme si tout ne devait toujours que recommencer en une véritable ronde infernale ! Ici et ailleurs, à Aigues-Mortes en 1893, à Paris en 1961, à Londres en 1970, à Madrid en 2004, à Rome encore récemment… on est toujours l’Arabe de quelqu’un !

 

Et comme disait Coluche « Le racisme, c’est comme les nègres, ça devrait pas exister ! »

 

_________ 

21 février 2012

Le chasseur de lucioles

de Janis Otsiemi

 

Le chasseur de lucioles de Janis Otsiemi
(2012)

À Libreville, une prostituée est découverte sauvagement assassinée dans un motel de la périphérie.

 

Les agents de la PJ — de fidèles abonnés des bordels de la capitale — pensent tout d’abord à un crime de rôdeur…

 

Quand une seconde fille est retrouvée égorgée dans un autre hôtel du quartier, les policiers sont encore loin d’imaginer qu’ils ont affaire à un client bien décidé à nettoyer la ville de toutes ses lucioles… Celui qui te veut du mal la nuit a commencé à t’en vouloir le jour.

 

C’est dans ce climat de psychose générale que les gendarmes de la DGR enquêtent de leur côté sur le braquage d’un fourgon de la Société Gabonaise de Sécurité dont le butin de plusieurs millions de francs CFA attise bien des appétits…

 

Éditions Jigal

 

__________

 

Après La bouche qui mange ne parle pas, un roman unanimement salué par la critique, Janis Otsiemi récidive aujourd’hui avec Le chasseur de lucioles. Présenté à juste titre comme un des talents africains actuels dans le domaine du polar, Janis Otsiemi avec « sa verve extraordinaire, nous donne à voir la face cachée de l’Afrique »

- Alibi -

 

***

 

Il dresse un portrait brutal et sans complaisance non seulement des bas-fonds gabonais, mais aussi d’une société où le pouvoir et la corruption règnent en maître ! Janis Otsiemi décrit admirablement Libreville, « cité cosmopolite rongée par la criminalité, la prostitution, le chômage, le délabrement des infrastructures, le népotisme et le détournement de la manne pétrolière… » Ici la galère n’a de frontière que la misère, alors pour s’en sortir, tout n’est pas forcément permis, mais à l’évidence, tout est toujours possible ! Et puis il y a la langue, les mots de Janis Otsiemi, « toniques et agiles comme le cabri », bruts, imagés, drôles, savoureux, son style, vif et coloré « aux trouvailles langagières qui font étinceler le récit »

- Libération -

 

***

 

« Une langue entre deux rives, moins un jargon qu’une force de frappe »

- K-Libre -

 

***

 

Un vrai talent à (re)découvrir d’urgence.

 

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20 février 2012

Le trésor de Graham

de Gilles Bornais

 
Le trésor de Graham de Gilles Bornais
(2012)

Londres 1891

 

Joe Hackney, ex-malfrat devenu inspecteur à Scotland Yard est appelé en prison par Graham Gaines, condamné à mort.

 

Gaines, qui fut l’équipier de Hackney à l’époque de leurs brigandages dans la bande des Débardeurs, lui demande de mettre la main sur un magot de 17000 guinées qu’il avait caché vingt ans plus tôt, en secret. Hackney réunit alors les ex-membres de la bande : Ashby l’indic, Clovis la brute employée aux abattoirs, Millie l’entraîneuse, Janet auteur de feuilleton dans les journaux et Nudge patron d’une entreprise de ferronnerie.

 

Des Docks de Londres au champ de courses d’Epsom, leurs investigations les replongent dans une histoire dont ils découvrent peu à peu la face obscure.

 

Éditions Pascal Galodé

 
__________
 
 
Un roman à suspense en même temps qu'une réflexion pleine de nostalgie sur l'amitié, l'amour, la trahison, le destin et les regrets d'une vie, dans le décor inquiétant du Londres de la fin du 19e siècle.
 
 
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20 février 2012

Les Traîtres

de Giancarlo De Cataldo

https://products-images.di-static.com/image/giancarlo-de-cataldo-les-traitres/9782864248514-475x500-1.webp1844 : dans la péninsule italienne partagée entre le royaume de Sardaigne et du Piémont, les provinces du Nord aux mains des Autrichiens, le centre occupé par les États du pape et le Sud, Sicile comprise, sous la férule réactionnaire des Bourbons de Naples, un désir d'unification et de démocratie monte de toute la société.

Cette année-là, en Calabre, une expédition de partisans se heurte à l'indifférence des paysans qu'ils voulaient soulever, à la répression bourbonienne et à la trahison du bandit Calabrotto. Le jeune Lorenzo di Vallelaura, noble vénitien déserteur de l'armée autrichienne, arrache au bûcher Striga, une sorcière muette, génie des nombres qui sera pour toujours son ombre bienfaisante.

Face au peloton d'exécution, Lorenzo accepte de devenir un traître à la solde de l'Empire austro-hongrois. Plus tard, à Londres, placé auprès de Mazzini, l'un des trois futurs pères de la patrie italienne, il sera mêlé à un demi-siècle d'intrigues entre puissances européennes, marqué par des attentats, des complots et des soulèvements aux quatre coins de la Botte. Face à lui, Von Aschenbach, chef des services secrets autrichiens, homosexuel tourmenté, et son homologue piémontais Vittorelli, cynique pourtant fasciné par l'autre grande figure du Risorgimento, Cavour.

Autour de lui, Striga, qu'il retrouve aux côtés de Terra di Nessuno, l'héroïque guerrier sarde, et toute une société londonienne extravagante et géniale, le peintre Rossetti, l'aristocrate exténué Chatam et la très belle et très désirée lady Cosgrave, ardente adepte de la Cause. Le chemin de Lorenzo et des autres croisera aussi bien celui de Garibaldi que ceux de mafieux, de camorristes, de bandits anglais et de terroristes français.

Tandis que dans les coulisses agissent Karl Marx, Victor Emmanuel II ou Napoléon III, nous sommes transportés de révolutions en réceptions somptueuses, de tavernes milanaises en sordides prisons napolitaines, des rues de Palerme en flammes aux chais du marsala, des bordels anglais aux ghettos de Rome et aux laboratoires où s'inventent les premières machines à calculer.

Éditions MÉTAILIÉ

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Faisant ici montre d'une puissance créatrice qui le porte encore plus loin que son chef-d'œuvre Romanzo criminale, Giancarlo De Cataldo brasse les langues, les dialectes, les saveurs, les légendes et les chansons pour nous restituer horreurs et splendeurs d'une époque encore en résonnance profonde avec la nôtre.


Maniant l'ironie de l'essayiste et la science du feuilletoniste, il sait nous attacher aux destins individuels d'une nuée de personnages, historiques ou romanesques, à leurs ambiguïtés, leurs vilénies et leurs grandeurs, jusqu'à leurs fins amères, absurdes ou apaisées. A travers eux, nous assistons à la naissance de cette grande nation moderne, l'Italie, accouchée par les complots de politiciens, de terroristes et de mafieux.

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20 février 2012

Cartons

de Pascal Garnier

 

Cartons de Pascal Garnier
(2012)

Tout commence par un déménagement – cette « catastrophe naturelle »: Brice, illustrateur de livres pour la jeunesse et compagnon de la dive bouteille, quitte son appartement lyonnais pour une grande maison plutôt isolée à la campagne. Il a choisi l’endroit avec son épouse journaliste d’ailleurs partie quelque part en Égypte.

 

Esseulé, sans nouvelles d'Emma, Brice s’abandonne peu à peu au désespoir en squatteur de son propre logis, ne sortant plus guère du garage où sont entassés les cartons qu’il éventre au petit bonheur. Les évocations d’Emma, l’attente d’un appel qui ne vient pas, et la rencontre de Blanche, une étrange femme-elfe sans âge, sorte de spectre de l’enlisement provincial, ponctuent cette dégringolade dans l’enfer des cartons.

 

Tout se précipite bientôt et le roman d’atmosphère vire au roman noir. En maître absolu du genre, Pascal Garnier nous réserve une grave, terrible surprise, qu’on soupçonne et refuse longtemps, comme s’il avait écrit ces pages intenses depuis l’au-delà routinier de la vie : rien d’autre qu’une histoire de cartons par où tout commence et tout s’achèvera.

 

Éditions Zulma

 

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Roman inédit, roman posthume, Cartons est un de ces chefs-d’œuvre sur le pouce dont il détenait la recette comme personne : il y faut du style, de celui qui emporte le lecteur sans crier gare, un humour d’ébène et ce goût immodéré pour les drames humains.

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20 février 2012

Mauvais sorts dans le Trégor

de Bernard Enjolras

 

Mauvais sorts dans le Trégor de Bernard Enjolras
(2012)

En l'an de grâce 1352, le chevalier Gicquel du Chastel, Vicomte de Kérianégan, lançait une terrible malédiction à l'encontre de son épouse Adelice. Le lendemain, cette dernière était retrouvée sur son lit, sans vie, dans sa chambre fermée de l'intérieur.

 

Plusieurs siècles plus tard, cette malédiction serait-elle encore un danger pour les habitants du manoir ancestral ? En effet, au cours d'une belle nuit de printemps, la mort vient à nouveau y frapper.

 

Sans l'avoir désiré, Bernie Andrew, auteur de romans policiers à succès et détective amateur à ses heures, est mêlé à ces tragiques événements. Son mode de raisonnement cartésien saurait-il se satisfaire des explications irrationnelles que d'aucuns avancent ? Chacun sait qu'il peut se révéler un excellent limier.

 

Alors, si fantômes il y a, ils n'ont qu'à bien se tenir.

 

Éditions Alain Bargain

19 février 2012

Dolmens sanglants en Bigoudènie

de Stéphane Jaffrézic

 

Dolmens sanglants en Bigoudènie de Stéphane Jaffrézic
(2012)

Quand retentit la sonnerie du téléphone, on ne sait jamais ce qu'elle annonce…

 

En reconnaissant la voix de Murielle, je me laisse embobiner pour rendre un petit service à l'un de ses patients, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son épouse. Mes recherches officieuses vont, finalement, entraîner une enquête, lorsqu'on découvrira le corps calciné de cette femme aux alentours de Quimper.

 

Mais le champ des investigations va rapidement s'élargir au Pays Bigouden, avec la disparition des enfants de la victime. À la gendarmerie de Pont-L'Abbé de prendre donc le relais, alors qu'au même moment, elle se trouve confrontée à une série de crimes "rituels" semble-t-il.

 

Les forces de l'ordre pourront-elles interrompre le sanglant périple des assassins ?

 

Éditions Alain Bargain

18 février 2012

Évasion du couloir de la mort

de Edward Bunker

 

 

Évasion du couloir de la mort de Edward Bunker
2012

« Vous trouverez ci-joint une première mouture de mes nouvelles », écrivait Bunker à son agent. « Je pourrais continuer à travailler et à les rassembler pour en faire un seul gros volume. » Ce gros volume ne verra pas le jour puisque l’auteur est mort avant, mais les récits rassemblés ici sont du pur Bunker.

 

Ainsi du premier, presque un court roman, Justice à Los Angeles 1927 qui met en scène un protagoniste typique de son univers. Booker, un jeune Noir sérieux, employé dans un garage, emprunte la Packard d’un client pour aller rejoindre sa fiancée.


Malheureusement, une voiture de police l’emboutit. C’est l’engrenage : arrestation, prison du comté, haute sécurité à San Quentin, rébellion, mitard – son destin est scellé.

 

Les autres textes, qui font alterner narration à la première et à la troisième personne, s’ils peuvent être lus de manière indépendante, font écho au premier. On y retrouve le même cadre, la prison de San Quentin, surnommé « La Maison de Dracula » par les détenus. Routine de la détention, couloirs, ouverture et fermeture des grilles, rencontre avec les avocats, violence, mauvais traitements, c’est le quotidien des prisonniers - à la fois morne et chargé de tension - qui nous est donné à voir par un auteur qui a passé lui-même 18 ans derrière les barreaux.

Éditions Rivages

 

__________

 

"Des fictions courtes, aussi électriques que ses romans. Bunker a su comme personne décrire l’atmosphère et les moeurs de l’univers carcéral tout en dénonçant avec une implacable logique l’injustice et l’absurdité de cette « fabrique d’animaux » qu’est la prison. S’y ajoute une réflexion sur le contexte racial et la double injustice dont sont victimes les Noirs, tant au niveau policier que judiciaire. Une réflexion qui n’a rien perdu de son actualité."

 

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18 février 2012

Crains le pire

de  Linwood Barclay

 

Crains le pire - linwood barclay
(2012)

Votre fille avait promis d'être à l'heure pour le dîner. Elle ne rentre pas.

 

L'attente. La peur qui monte.



Coups de fil : son travail, sa meilleure amie, les urgences. Personne ne sait rien.



Et si elle avait menti ?  Et si elle n'était pas celle que vous croyez ? Et si toute votre vie était en train d'exploser ?



Aux confins de toutes nos angoisses...

 

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🗨 "Après Cette nuit là, Les Voisins d'à côté et  Ne la quitte pas des yeux, Linwood Barclay confirme son talent à la mesure d'un Harlan Coben. Un thriller machiavélique ou quand un père divorcé part sur les traces de sa fille adolescente disparue et se découvre une vie entière bâtie sur des mensonges... 

Linwood Barclay, créateur de frissons." -

 

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18 février 2012

À la trace

de Deon Meyer

 

À la trace  de Deon Meyer
(2012)

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.

 

***

 

Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.

 

L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs.

 

Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap.

 

L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.

 

Éditions du Seuil

 

__________

 

Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.

 

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18 février 2012

Au clair de la mort

de Nicola Upson

 

Au clair de la mort de Nicola Upson
(2012)
En novembre 1935, Joséphine Tey descend incognito à Cavendish Square , où elle a ses entrées en sa qualité d’ancienne infirmière.
 
 
Elle y retrouve Célia Bannerman, une ancienne collègue, devenue la nouvelle directrice du Cowdray Club. Avec son aide, Joséphine mène des recherches sur l’affaire « baby-farming » qui a vu l’exécution en 1903 de deux sages femmes qui tuaient les nouveaux-nés de femmes désireuses de dissimuler leur grossesse.
 
 
Joséphine se sent particulièrement concernée par cette affaire. En effet, elle a côtoyé par le passé Lizzie Sach, la fille de l’une des deux criminelles dont le destin tragique l’avait menée au suicide. Alors que son travail avance, à Cavendish Square, des vols sont commis, et bientôt, les cadavres d’une femme membre du Club et de son père Joe Baker, sont retrouvés.
 
 
Fallowfield et Archie, deux inspecteurs du Yard s’emparent de l’enquête. Quand ils découvrent que Joe Baker n’était autre que le père de Lizzie Sach, passé et présent se mélangent. Une torsion du temps annonciatrice d’une enquête plus qu’épineuse.
 
 
Éditions 10/18
18 février 2012

Contrebandiers

de Marc Boulet

contrebandiers"Je suis un monstre. Je suis un assassin. Peut-être avez-vous entendu parler de mes crimes ? Toutefois, mon nom, Marc B., ne vous dit sans doute rien, puisque la police n'a jamais réussi à nous identifier, mes complices et moi..."

Au départ, simple caméraman pour films pornos, Marc B., un Français expatrié à Hong Kong, ne tarde pas à se lancer dans la contrebande. L'Asie en plein boom offre tant d'opportunités !

De Chine en Inde en passant par la Thaïlande, Marc B. se laisse happer par la moiteur corruptrice de l'Extrême-Orient...

Éditions RIVAGES

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Roman d'aventures et manuel du parfait trafiquant, par l'auteur de Dans la peau d'un Chinois et  Dans la peau d'un Intouchable.

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18 février 2012

Le serpent de feu

de Fabrice Bourland

le serpent de feuTandis que les rues de Londres déploient tous leurs atours pour le couronnement prochain de George VI, Singleton et Trelawney se retrouvent lancés sur les traces d'une momie mystérieusement disparue.

Une affaire d'autant plus insolite qu'elle semble liée au meurtre d'un politicien qui met tout Scotland Yard en alerte...

En ces jours où la ville entière est à la fête, les morts s'aviseraient-ils de se relever de leur sépulcre pour se mêler des affaires des vivants ?

Éditions 10/18

17 février 2012

André Héléna

(1919 - 1972)

 

Biographie

 

André Héléna est né en 1919 à Narbonne; fils d’un archéologue, conservateur de la bibliothèque de Narbonne, il grandit et passe son adolescence dans la cité audoise. Il découvre Paris à 17 ans en 1936 à l’occasion du tournage du film "Arsène Lupin détective" d’Henri Diamant-Berger sur lequel il est assistant. La même année sort son premier recueil de poèmes, "Le Bouclier d’or". Puis, alors que tout semble lui réussir, le destin en décide autrement.

 

On le retrouve un temps dans l’Espagne de la guerre civile, puis à Leucate et dans le maquis pyrénéen où il s’enrôle sur le tard en 1944. En 1946, il s’installe vraiment à Paris dans une chambre de bonne de Montparnasse, mène une vie de bohème pendant quelques années; tout en accumulant les boulots alimentaires (libraire, représentant, vendeur d’insecticides, etc.), André Héléna rêve d’écrire et se lance d’ailleurs dans la publication d’une revue de poésies, "La Poterne", ce qui le conduit, pour une lamentable histoire de souscriptions détournées, à la case prison en 1948. De ses six mois derrière les barreaux de la maison de Châteauroux, il ramène son premier roman, Les flics ont toujours raison, publié aux Éditions World Press en 1949, avec Le Bon Dieu s'en fout, Les salauds ont la vie dure et "Me parlez pas des filles".
 

André Héléna entame en effet une production pléthorique pour des éditeurs qui en demandent encore et encore pour alimenter les collections plus ou moins policières pullulant à l’époque et dépense sans compter dans les bistrots. Avec 11 romans en 1952, 18 en 1953, 10 encore en 1954, il est obligé de multiplier les pseudonymes : Noël Vexin pour la série de son avocat « VALENTIN ROUSSEL », Buddy Wesson ou Terry Crane pour celle de "La Môme Muriel", Maureen Sullivan ou Kathy Woodfield pour les histoires sexy "La Môme Patricia" ou "Miss Cyclone", Alex Cardourcy pour une cinquantaine de pornos (et encore Lemmy West, Andy Helen, Allan Blyth, Gérard Prémel, Robert Tachet (une quinzaine de romans introuvables, aujourd'hui), Jean Zerbibe, Tony Caddona, Peter Colombo, Patricia Wellwood, etc...).

 

Au total, l'auteur signe pendant les 30 années de sa "carrière", quelque 200 romans. De cette masse surnagent quelques pépites comme Le Goût du sang (1953) ou Les clients du Central Hôtel (1960) qui valent à l’auteur sa reconnaissance post-mortem. Avec son univers glauque, ces "losers" attachants, ses dialogues enlevés, il est parfois comparé à David Goodis.

 

__________

 

« Héléna "le maudit", Héléna "le forçat du roman noir", Héléna "la poisse", les formules ne manquent pas pour qualifier André Héléna, auteur longtemps mésestimé. Il est largement réhabilité aujourd’hui (les deux N°23 et 24 de la revue Polar, l’étude de la revue 813 et une exposition à la Bibliothèque des littératures policières, la Bilipo). Pourquoi ce tardif retour en grâce ? Sans doute parce que le parcours d’Héléna est aussi chaotique que l’univers de l’édition policière en France dans les années 1950-1960. Pourtant, dans les années 60, ses romans policiers ont été traduits aux U.S.A et le nom d'André Héléna est bien connu en Allemagne comme l'un des créateurs du roman noir. En Italie, la traduction d'une dizaine de ses meilleurs romans a été entreprise depuis 2008. »

 

(Sources: "À l'ombre du polar"  polars.org / )

 

__________

 

Que dire de plus sur André Héléna qui n'ait été déjà écrit sur tous les sites de polars, si ce n'est que nombre de ses romans "marquants" ont été réédités très récemment chez E-Dite, vous en trouverez la liste ci-dessous; les Éditions 10/18 ont réédité six de ses romans en 1986, et les Éditions De Fanval ont créé la collection Fanval Noir spécialement pour la réédition de la série « Les compagnons du destin », « vaste fresque, anthologie du malheur et de la pègre de l'Après-Guerre, en 10 volumes dont chaque roman constitue un tout.» (4e de couv. des Éditions de Fanval)

 

( et voir ce site élaboré par de fins connaisseurs:  litteraturepopulaire.1fr1. )

 

Elleon

 

 

 
Oublié par ses contemporains, miné par l’alcool,
André Héléna s’éteint en 1972.
 

 

 

Romans

 

  1. Descente à Pigalle (Éd. E-Dite - 2002)
  2. En cavale (Éd. Ditis - 1959)
  3. Interdit de séjour (Éd. E-Dite - 2000)
  4. J'aurai ta peau (Éd. E-Dite - 2002)
  5. La planète des cocus (Éd. Armand Fleury - 1952)
  6. Le Bon Dieu s'en fout (Éd. 10/18 - 1985)
  7. Le Cheval d'Espagne (Éd. Ditis - 1959)
  8. Le condamné à mort (Éd. E-Dite - 2000)
  9. Le festival des macchabées (Éd. 10/18 - 1986)
  10. Les clients du Central Hôtel (Éd. E-Dite - 2000)
  11. Les flics ont toujours raison (Éd. E-Dite - 2002)
  12. Les héros s'en foutent (Éd. Florent Massot - 1996)
  13. Les salauds ont la vie dure (Éd. E-Dite - 2001)
  14. Les voyageurs du vendredi (Éd. Ditis - 1958)
  15. L'homme de main (Éd. E-Dite - 2000)
  16. Massacres à l'anisette (Éd. E-Dite - 2000)
  17. Peinture au couteau (Éd. Ditis - 1958)
  18. Rencontre dans la nuit (Éd. E-Dite - 2003)

 

***

 

Série « Les compagnons du destin »

(à noter: l'ordre original des tomes selon le site M. Bernadac, diffère dans la réédition De Fanval)

 

  1. Hold-up (T-9)(Éd. De Fanval - 1989)
  2. La croix des vaches (T-3)(Éd. De Fanval - 1988)
  3. Le baiser à la veuve (T-6)(Éd. De Fanval - 1988)
  4. Le demi-sel (T-2)(Éd. De Fanval - 1979)
  5. Le goût du sang (T-5)(Éd. E-Dite - 2004)

 

 

***

 

Série « Em Carry »

 

  1. Les crabes (Éd. E-Dite - 2001)

 

 

 

Romans signés Noël Vexin

 

 

  1. La peau de Salvador (Éd. Eurédif - 1969) ou "J'aurai la peau de Salvador !"
  2. Le Bon Dieu s'en fout (Éd. Eurédif - 1969)
  3. Rue de la dernière chance (Éd. Eurédif - 1969)

 

 

***

 

Série « Valentin Roussel »

(avocat)

 

  1. Arrivederci Paris (Éd. Ditis - 1960)
  2. Ces messieurs de la famille (Éd. Ditis - 1956)
  3. Champagne obligatoire (Éd. Ditis - 1956)
  4. Clandestin (Éd. Ditis - 1959)
  5. Crochet au coeur (Éd. Ditis - 1957)
  6. Des fruits, des fleurs et du plomb (Éd. Ditis - 1961)
  7. Descente à Pigalle (Éd. Ditis - 1958)
  8. Diamants d'Avril (Éd. Ditis - 1960 )
  9. Du côté de Passy (Éd. Ditis - 1959)
  10. La langue sur le feu (Éd. Ditis - 1961)
  11. La main à la pâte (Éd. Ditis - 1959)
  12. La reine des garces (Éd. Presses Noires - 1969)
  13. Le Bar de l'Écluse (Éd. Ditis - 1957)
  14. Le Flambeur (Éd. Ditis - 1958)
  15. Les cloches de Notre-Dame (Éd. Ditis - 1956)
  16. Les petits fauves (Éd. Ditis - 1958)
  17. Tu me la copieras (Éd. Ditis - 1957)
  18. Une affaire en or (Éd. Ditis - 1958)

 

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