Patrick Mosconi
Biographie
Patrick Mosconi est né en 1950 à Pau. Avec Alain Fleig, photographe, il crée les Éditions Phot'oeil dont la collection "Sanguine" devient vite l'un des hauts lieux de ce qu'on a appelé - à l'époque - le "néo-polar" (1979). Originellement, la direction est confiée à Frédéric H. Fajardie qui, « n’ayant pas le coeur de refuser un manuscrit », démissionne de ses fonctions au n°6 de la collection.
Après la faillite de Phot'oeil, Mosconi fonde une autre petite maison d'édition "Sanguine" en 1980; en 1982-83, la collection est intégrée chez Albin Michel, c'est l'époque où il publie quelques textes et auteurs cruciaux (Raynal, Pouy, Jonquet, Dagory, Dominique Zay aka "Yaz"...). Par la suite il propose des manuscrits du "Gang Mosconi" au Fleuve noir, ainsi, par exemple, Michel Quint qui lui dédie son premier roman "Mauvaise conscience"(1984).
Cette démarche éditoriale est mainte fois racontée, saluée et mystifiée... donc plutôt connue parmi des amateurs avertis; pourtant, cet homme n'est pas seulement "découvreur des talents" ou "défenseur du mauvais genre".
En 1985, Patrick Mosconi commence sa propre carrière de romancier: cinq romans constituent le noyau dur du roman noir mosconien: Sanguine comédie (1985) et Nature morte (1988) chez Fleuve Noir, Louise Brooks est morte (1986) et Nuit apache (1990) chez Gallimard et enfin Seule la lie de ces caves aux Éditions Le Temps qu'il fait (1997).
(Sources: Wikipedia / polarnoir )
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Romans
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Louise Brooks est morte (Éd. Fleuve Noir - 1986)
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Mélancolies (Éd. du Seuil - 2009)
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Nature morte (Éd. Fleuve Noir - 1988) ou "L'homme fatal"
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Nuit apache (Éd. Gallimard - 1990)
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Sanguine comédie (Éd. Fleuve Noir - 1985)
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Sans mot dit (Éd. La Branche - 2008)
ainsi que quelques romans divers
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Comme toutes les religions, la « flambe » a ses démons.
"Son royaume pour un cylindre, la valse des numéros, des couleurs, le monde est rouge, le monde est noir, le rythme des plaques et des jetons qui frottent, crissent, caressent la feutrine verte et dorée, adorée, puis qui vont mourir."
Il erre la nuit dans Paris au volant de voitures de location. Il feint des réunions tardives, des meetings en province et se réfugie pour de mauvaises nuits qu'il termine à l'aube dans des hôtels de la périphérie.
Bénédicte Lidone a quatorze ans et demi et ses proches l'appellent Béné. Au collège c'est une élève sans histoire. Elle fait plus que son âge mais camoufle son corps sous des vêtements informes. Elle vit avec sa mère dans une absolue confiance. Pour un peu elles n'auraient même pas besoin de se parler.
De la seconde à l'autre, la vie va basculer et on ne peut rien pour la retenir. Comme la seconde qui, un jour, figea le temps des 62000 types qui croupissent en taule.
Quand on s'appelle Robby, qu'on est chanteur des Noirs Velours, un groupe de blousons noirs, et que son principal titre de gloire est d'avoir rempli au pied levé pour un tremplin au Golf Drouot le chanteur des Rustines, qui a planté son Aronde sur le pont de St-Cloud, ça sent le sapin...
Julien Le Vigant est un vrai titi parisien, fou de cinéma ; il a un rêve, un seul, réaliser son propre film.
C’est à l’hôtel des Passagers que Jojo, ex-taulard revenu de tout et prêt à rien, va croiser le destin des filles perdues qui rôdent dans le Paris nocturne cher à Thierry Crifo.
Au début, quand tout baignait dans l'huile et le farniente, y'avait Berti, votre serviteur, avec Dédé d'Endroit et Monsieur Raymond, mes deux poteaux, mes frangins; on était aux Églantines, notre maison de retraite près de Beauvais.
Quand ce ne sont pas les autres qui vous mettent des coups, la vie s'en charge et elle le fait bien.
"Je me souviens vaguement de quelques cauchemars pleins de carnavals tristes et de chagrins radieux. Je m'éveille enfin à l'existence. Je suis fatigué, fiévreux. Un bruit sonne. Ma tête résonne. Je reconnais mon salon. J'ai dormi vautré sur le canapé. Je reconnais les trois bouteilles vides de vieux malt, l'album de photo, les paquets de lettres, qui jonchent le sol. Il y a comme une odeur. Le chien Médor s'est laissé aller à ses fonctions primaires. Il a pissé, chié, devant la porte. Il a agressé violemment la poubelle pour tenter de se nourrir. Moi aussi, je me suis laissé aller. Les toilettes, le lavabo sont arrosés de vomissures séchées. Tout l'appartement pue, et moi plus encore. Je mets un disque. Schubert, Franz. La Jeune Fille et la Mort."
Mangin est fatigué, malade, presque dépressif, mais Mangin est flic et il aime son boulot.