- Dites donc, papa, fit l'auto-stoppeur, puisque vous avez été si chic avec moi, est-ce que ça vous dérangerait d'emmener aussi ma souris ?
Lucky se tourna vers lui :
- Je veux bien avoir de la compagnie, dit-il, en glissant prestement la main sous le veston de son passager. Mais pas de la compagnie qui trimbale de ces joujoux-là !
Et il extirpa un calibre 45 de la poche intérieure.
Pour se venger, il avait enfreint la loi du silence et dénoncé son patron. Ça ne se pardonne nulle part, et surtout pas dans la Mafia.
Planqué par le F.B.I. au fin fond de la cambrousse, il s'était cru pénard. Pourtant ces messieurs les tueurs venaient de le retrouver. Il se savait perdu, s'il n'attaquait pas le premier.
Mais comment, à lui tout seul, venir à bout d'un "Don" mieux protégé qu'un chef d'état ?
À la Nouvelle-Orléans aussi, la Mafia règne. Ces hommes que Johnny Morini, "soldato" repenti, s'est mis en tête de liquider.
Mais comment s'y prendre, alors que tous à présent sont prévenus, que plusieurs le connaissent, que certains le devinent ? Ah, les noyer, tous, dans les eaux du Golfe du Mexique!
C'est faisable, mais il y faudra l'audace de la haine et du désespoir...
La Mafia, c'est un peu comme l'Hydre de Lerne : si on ne lui coupe pas toutes ses têtes d'un seul coup, elles repoussent.
Et Johnny Morini, "soldato" repenti devenu le pire ennemi de l'Organisation, s'est mis dans l'idée de décapiter le "monstre" qui régit la Floride.
Mais si cet Hercule moderne n'hésite pas, le cas échéant, à se servir de son flingue, c'est tout de même grâce à une manoeuvre toute machiavélique qu'il espère atteindre son but.
Les Golden Beauties étaient toutes jolies, mais Vicky Gaye était éblouissante. Elle avait quelque chose de royal et se déplaçait en cadence, avec une sûreté et une grâce parfaites, la tête haute, les grands yeux verts aussi bouleversants qu'indifférents. Elle n'était vêtue que de perles...
Pour échapper aux tueurs lancés à ses trousses, le truand Cutter vient se réfugier dans un motel, en plein désert. Par la fenêtre, il voit une toute jeune fille se diriger vers le bungalow qu'il occupe. Elle frappe à la porte. Cachant son revolver, Cutter entr'ouvre le battant.
- Oh, oui, c'est vous, c'est bien vous, murmure-t-elle en roulant des yeux extasiés.
- Quoi ? Quoi ?
- Oh, ne vous en faites pas. Personne ne croit que c'est vous, mais moi je vous ai reconnu tout de suite. Vous êtes Sleepy Summers, le chanteur de charme...
Mais quel mystère cache donc cette statuette de Bouddha qui met sens dessous dessus le pays Bigouden ?
Qui est ce bandit, ce malfaisant dacoït indien qui utilise les moyens les plus perfides pour s'en approprier ?
Gwenn Rosmadec, ancien grand reporter reconverti à l'écriture de mémoires d'inconnus à Sainte Marine, en Bretagne, chargé de sa recherche, n'en finit pas d'essuyer les plâtres de cette mission bien particulière.
Tout commence un soir d'automne, lorsque Lenaïg de Kerdonkuff, fille du vicomte Goulven, franchit le seuil de son penty. Lorsqu'elle lui demande de recueillir la vie de son père en Inde, une histoire d'autant moins banale, que le vicomte gérait d'une main de fer le palais du Maharajah de Mysore, Gwenn accepte le travail avec empressement. Mais la demande de Lanaïg n'est pas sans arrière pensées et l'histoire de son père lui importe peu.
Elle espère surtout que Gwenn découvrira où le vicomte a caché une statuette d'un Bouddha en jade, qu'il aurait emporté avec lui au terme de sa mission. Une statuette qu'elle sait d'une valeur inestimable. Elle n'est pas la seule dans cette quête : un malfrat indien de la pire espèce est lui aussi, à sa recherche. Et il use des moyens les plus fourbes et violents pour s’en approprier. Les conséquences sont d'une telle gravité, que le consulat général d'Inde à Quimper finit par se mêler de cette sombre affaire.
Mais lorsque Sarun, la fille indienne adoptive du vicomte fait de même, jouant un jeu pour le moins invraisemblable, Gwenn commence à se demander s'il a eu raison d'accepter d'écrire ces mémoires...
Le château de Saumur est universellement connu grâce à la miniature des "Très Riches Heures du duc de Berry".
Cet édifice flamboyant illustre le mois de septembre, le mois des vendanges, dans un calendrier au sein d'un ouvrage éxécuté au XVème siècle par les meilleurs enlumineurs de l'époque : les frères de Limbourg.
Une question se pose toutefois : que fait-il là ? Que fait le château de Saumur dans le livre de prières du duc de Berry alors qu'il ne lui appartenait pas ? La disparition inexpliquée des frères de Limbourg l'année du décès du duc de Berry ne vient en rien dissiper le mystère.
Cette énigme va entraîner la journaliste Julie Lantilly dans une bien étrange aventure...
Éditions L'APART
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Commencé une première fois en juillet 2002, ce roman était resté à l'état d'ébauche. L'auteur a repris le texte en avril 2008 pour le terminer en mai 2010.
Journaliste à Roubaix, Karim Kodja fait la connaissance d'un grand-oncle dont il n'avait jamais entendu parler. Le vieil homme, qui porte les mêmes noms et prénoms que lui, a un passé trouble de résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Du moins, c'est ce qu'il prétend...
Karim Kodja senior s'accroche aux pas de son petit-neveu au moment où la métropole lilloise est le théâtre d'une série d'attentats. Il est toujours là où on ne l'attend pas, semble en pleine forme pour son âge et finit par hanter les cauchemars du journaliste.
Quels sont ses liens avec les meurtres commis par un tueur d'extrême-droite ? Qui est cet autre vieillard qui semble le pourchasser ?
Quelles terreurs secrètes poussent Mariane à se réfugier dans un coma de plus en plus profond ? Pourquoi Violeta s’acharne-t-elle à vouloir la sauver, au risque de son propre anéantissement ?
Que vaut la passion de Tristan, amant, confident muet et témoin partial ?
Que penser d’un crime où la victime et le bourreau ne seraient, peut-être, qu’une seule et même personne ?
Éditions du SEUIL
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Dans un présent qui ne serait que l’écho du futur brouillé par les pulsations du passé - à moins qu’il ne soit que l’empreinte du passé déformée par les trépidations du futur -, ce trio amoureux entonne un étrange sabbat qui tient à la fois de la pureté et du cynisme, du protocole compassionnel et de l’exorcisme.
Roman noir ? Romance noire, plutôt, niais romance extrême, dans laquelle les codes du genre sont bouleversés au point de n’en garder que l’urgence, l’ambiguïté et le poids du destin.
Parce qu’une de leurs proches en a trop vu, des êtres venus d’horizons contraires se rencontrent et une drôle de musique s’élève dans leurs cœurs.
Tout est désormais affaire d’éthique. Celle du combattant qui pense que c’est sa meilleure arme. Et celle du tueur qui l’empêche de sombrer dans ce qu’il pense être la barbarie. Entre eux, s’agite quelqu’un qui, lui, croit juste à l’amour.
La vérité, celle qui lie les individus à leur époque, n’est pas forcément là où l’on croit.
<< Il convient de se précipiter sur Louise Brooks est morte de Mosconi, l'un des grands polars français de l'année. Mosco aime l'amour. Il l'aime tellement qu'il joue à en explorer toutes les facettes. De l'inceste à la haine, du désir au dégoût, Louise Brooks est morte est un récit à la construction subtile, dont la narration tranchante balade le lecteur de surprise en surprise. Un grand roman noir parce qu'il ne retient du réalisme que sa dimension poétique, du meurtre et de la mort que la folie fatale de la passion. Il y a là une rapidité et une urgence qui rappellent la tragédie antique et, par filiation directe, quelques-uns des grands auteurs que l'on découvrait par hasard sous les couvertures cartonnées de notre enfance. >>
Il erre, boit le jus du cactus et, quand il trouve une piste, il devient ombre et attend la fin de la nuit, pour se venger.
Mais voilà, je ne suis pas un Indien, j'habite en plein Paris. Et que faire, bordel, quand la femme de ma vie se sacrifie au Grand Manitou de la Folie ?