Les diablesses de Soho
de Pierre Lucas
On l'appelle Belzébuth, Astaroth, Satan ou Démon. Pour les uns, c'est le Diable, pour d'autres, le Malin. Beaucoup le craignent encore, mais certains et certaines lui ont voué un culte pervers.
Pour les « satanistes », un petit clan de fanatiques franco-britannique, les dévotions rendues au Maître diabolique sont assez particulières, car celui-ci exige non seulement des sacrifices charnels d'une totale impudeur, mais encore des holocaustes sanglants.
C'est à la suite de la découverte, à Paris, d'une lady anglaise, violée à mort, que le commissaire Griffon et son petit « commando » vont, avec la collaboration d'un superintendant de Scotland Yard plus britannique que nature, entreprendre une poursuite qui les mènera du Londres de l'aristocratie à celui des bas-fonds.
Dans ces conditions, ce serait bien le diable si Sophie Leclerc, Lionel Savary et Gribovitch, menés d'un train d'enfer par le commissaire Griffon et le superintendant Morrow, ne mettaient hors d'état de nuire, après une poursuite endiablée, leur démoniaque adversaire.
Éditions GÉRARD DE VILLIERS
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Il était apparu un jour en Asie, venant de nulle part, et derrière les multiples identités qu'il empruntait, chacun avait oublié son véritable nom.
Personne,finalement, ne connaissait vraiment Mona Cocherelle.
Une main dépassait du drap, et Lionel Savary eut un choc. Les doigts du cadavre avaient été écrasés au marteau. ce que le mec avait pu raconter à ce moment-là ne l'avait pas empêché d'être buté après. C'étaient les méthodes du pays, fallait faire avec.
Max était mort. C'était du moins ce que tout le monde croyait. Tout le monde, sauf les deux tueurs qui le recherchaient avec une froide application.
Au début, tout le monde avait pensé qu'il s'agissait d'un de ces imbéciles qui font des plaisanteries ineptes au téléphone. Car qui pourrait imaginer sérieusement de lever une rançon sur les prostituées de Paris en menaçant d'en tuer une chaque soir si les filles, les souteneurs et les hôteliers ne se cotisaient pas pour payer ?
Que peuvent bien avoir en commun Bruno Ménitré, trafiquant d'armes et de renseignements de son état, et Agnès Ligsdorff, call-girl de haut vol, à qui ses talents étonnants ont valu une brillante réussite ? Rien. En principe. Et pourtant...
Il peut se passer des choses surprenantes dans une grande ville.
Un chef d'État africain qui taille une prostituée à coups de rasoir, un futur ministre qui se laisse séduire par un minet avant de se laisser acheter par une firme étrangère, une jeune fille de bonne famille qui s'initie à la drogue en compagnie d'un play-boy.
Pourquoi deux tueurs cherchent-ils Caroline Fontan ? Pourquoi s'acharnent-ils à retrouver cette jeune femme, barmaid dans un club très spécial et dont, curieusement, personne ne sait rien de la vie privée ?
Le fait que Caria Harrington s'intéresse à un certain Richard Pleumeur - mort depuis plus de vingt ans - semble préoccuper pas mal de gens, en particulier Anne de Barbet, attachée de presse de son métier, le richissime homme d'affaires Emmanuel Launs, sans oublier Alix Balaguier, bras droit du précédent.
Lorsque, comme Luigi di Silvestrini, on a appris à manier la gâchette aux États-Unis et que l'on a occupé un poste de cadre supérieur au sein de la Horsch, la multinationale du sexe, la tentation est grande de créer sa propre petite entreprise: les donzelles prêtes à emballer ne manquent pas et les clients fortunés amateurs de chair fraîche et rose sont légion du côté des puits de pétrole de l'Arabie heureuse.