L'autre versant de la nuit
de Francis Ryck & Marina Edo
Une nuit, en regagnant l'immeuble où elle vit, Chloé, strip-teaseuse professionnelle, est agressée et violée par un inconnu.
Mais où elle n'aurait dû ressentir que terreur et répugnance, c'est la passion qui surgit, animale, irrépressible. Liza, son amie d'enfance, qui partage sa vie, aura dès lors de plus en plus de mal à comprendre ce qui pousse Chloé à vouloir à tout prix retrouver cet homme...
Ce qui la pousse ? Un amour fou, une passion qui n'exprime peut-être que l'inaptitude à vivre dans un monde sans couleurs.
Éditions LE LIVRE DE POCHE
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Édition originale: Éd. Denoël (1996)
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Au rythme d'un récit haletant, où la violence des mots vise à faire sentir celle des corps, Francis Ryck et Marina Edo, après le succès de La Toile d'araignée dans le rétroviseur, poursuivent leur exploration des rapports humains dans un temps où la perte des repères fait de la sensation la seule valeur.
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Sa mission était claire, sans équivoque, et pas plus dangereuse que toutes celles qu'il avait menées à bien jusque là.
Les soucoupes volantes, ça n'existe pas, comme chacun sait. Pourtant, ce n'était pas l'avis d'un certain olibrius du S. R. français. C'était, pour ainsi dire,"le préposé aux disparitions inexplicables".
Elle avait des cheveux bruns qui bouclaient, des yeux noirs, l'air grave. Tout de suite, il avait eu en elle une confiance instinctive.
Jusque-là, le métier de Sern était de tuer, sans laisser de traces et sans se poser de questions. Alors, pourquoi accepter un contrat tout différent: protéger la jeune Natacha contre d'invisibles tueurs ?
"Porte-bonheur", a dit Claire à propos de la toile d'araignée accrochée dans le rétroviseur depuis un an sur le rétroviseur de sa vieille Volvo.
Les archives américaines et russes commencent à révéler d'ahurissants secrets de la guerre froide, surpassant en délire les romans d'espionnage les plus fous.
Yako avait eu de la chance. Après s'être fait stupidement harponner par les Services Secrets anglais, on l'avait relâché, moyennant une petite trahison. Il ne lui restait plus qu'un problème a refiler: disparaître, échapper au K.G.B. qui mettrait tout en oeuvre pour retrouver le traître.
- La ferme, dit Val d'un ton égal. Vous crevez de trouille. Si je tue l'un de vous, l'autre rampera pour que je l'épargne. Vous avez déjà vu un mort ? Quelqu'un en train de mourir, pour de vrai, en chiant et en pissant ? Vous avez déjà tué un lapin ? J'ai descendu douze personnes ce matin, avec ça...
Quand on attrape une dépression nerveuse, la solution normale, c'est la clinique idoine, avec cure de sommeil et tranquillisants.
On est vraiment des tout petits mecs, murmura Olivier. Pour ce boulot-là, on n'est pas faits pour, pas assez mauvais. Et on manque de couilles. L'important, c'est de le reconnaître.
Tout le monde ne peut pas être à la fois acrobate, casseur et expert en tableaux.
Pourquoi Handorfer aurait-il fait enlever cette drôle de petite bonne femme de Koré ?
Tout avait bien marché. Sylvianne ne s'était pas débattue. Elle s'était tout simplement endormie dans ses bras.
"C'est simplement ça, tuer un type. Pourquoi lui ?" avait demandé Rudi. Pourquoi, quelle raison, qu'est-ce qu'il a fait ?