Pour juger de la combativité d'un coq, il existe un test impitoyable qui consiste à lui donner sur tout le corps des coups de pic à glace en enfonçant l'instrument sur un bon centimètre... Si le coq ainsi blessé essaie encore d'attaquer un congénère le lendemain matin, on considère qu'il est apte au combat.
"Combats de coqs" raconte l'histoire de Frank Mansfield, un homme que son instinct de survie et son désir obsessionnel de se faire un nom dans un "sport" cruel et sanglant entraînent sur les routes rurales du Sud profond.
Que l'on se passionne au non pour les combats de coqs, on est emporté par la voix émouvante du narrateur et on plonge dans un monde où il éclate ce que Erskine Caldwell avait décrit comme « une puissante sensation de vie intense chez les personnages », même si, bien souvent, c'est de mort qu'il est question.
Dans les vieux dossiers de la police de Miami, il y a cinquante homicides non résolus.
Tous remontent a quelques années, certains beaucoup plus anciens que d'autres. Ils n'ont pas été résolus à cause du manque de temps. Il n'y a jamais assez de temps. Une affaire se résout presque toujours dans les premières vingt-quatre heures. Après trois ou quatre jours, quelque chose d'autre intervient, et après deux semaines, à moins d'un coup de chance, il y a un nouveau crime.
Après six mois, l'homicide en question se retrouve si loin sur la liste d'attente que les pistes sont plus froides que la victime.
Le chef du sergent Hoke Moseley lance pourtant ses hommes sur ces "pistes froides", seul moyen pour lui d'obtenir une promotion. L'ennui, c'est que Moseley est aussi sur une "piste chaude", née de la mort suspecte, par overdose, d'un gamin.
Frederick J. Frenger Jr., joyeux psychopathe en provenance de Californie, débarque à l'aéroport de Miami, les poches bourrées de cartes de crédit volées.
Importuné par un Hare Krishna, Freddy lui retourne brutalement un doigt, le cassant net. Quelques heures plus tard, le corps du Krishna, mort, est retrouvé dans le salon des VIP...
Freddy Frenger vient de commencer sa randonnée dans Miami, une ville où l'on passe aisément des hôtels luxueux aux taudis habités essentiellement par des Cubains en rupture de Castro.
Menteur, caméléon, violent, Freddy ira jusqu'à voler l'insigne et l'arme du sergent Hoke Moseley de la police criminelle. Moseley a des problèmes avec son poids, ses fausses dents, le sexe... Et les psychopathes. Freddy est un adversaire à sa mesure.
Éditions Rivages
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🗨 « Miami Blues est un très grand roman noir, un de ceux qui prouvent que le genre a toujours été extrêmement vivace aux États-Unis et que, sous la plume d'un écrivain talentueux, il peut sans cesse offrir de multiples variations. »
Devenu romancier presque accidentellement, Sam Springer, ex-comptable de l'Ohio, mari paisible et fidèle, plutôt terne, "qui n'avait jamais manqué de tondre la pelouse un samedi matin sur deux", a voulu vivre de sa plume.
En quête d'un sujet, il a rencontré l'abbé Dover, un ancien militaire, qui lui a exposé une théorie intéressante : "on devient homme d'église pour échapper à un métier honnête et parce qu'on veut se faire du fric."
Fort de ces préceptes, il a persuadé Sam Springer de se laisser ordonner pasteur de l'église du cheptel de Dieu et l'a envoyé à Jacksonville s'occuper d'une paroisse entièrement composée de Noirs.
C'est alors que les choses ont commencé à devenir compliquées...
Ils sont quatre autour de la piscine d'une résidence exclusivement réservée aux célibataires.
Larry Dolman est responsable de la sécurité à la Nationale de Surveillance, Hank Norton est visiteur médical, Eddie est pilote de ligne et Don Luchessi gagne beaucoup d'argent comme représentant d'une maison d'argenterie anglaise. Ils sont quatre et ils boivent.
Pour tuer l'ennui, l'un d'eux relève le défi d'aller draguer une fille dans un drive-in et de la ramener à la résidence. Mais la blague tourne à la tragédie...
Éditions Rivages
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C'est le roman le plus long de Charles Willeford et celui qu'il tenait pour son oeuvre majeure. C'est, selon lui, un livre qui "en dit beaucoup sur l'inéluctable brutalité de la vie urbaine... c'est une peinture honnêtement dégueulasse de ce que l'on appelle communément des jeunes gens ordinaires".
Russell Haxby a toute la vie devant lui et, surtout, le métier rêvé dans les années cinquante aux États-Unis pour un célibataire : il est vendeur de voitures d'occasion dans l'Eldorado de la Californie.
Un soir comme tant d'autres, il décide d'aller draguer dans un dancing et rencontre Alyce Vitale, une femme attirante qui ne paraît pas insensible à ses avances, mais se montre tour à tour provocante et effarouchée.
Piqué au vif, Russell décide de découvrir ce qu'elle lui cache et il n'aura de cesse de parvenir à ses fins.
San Francisco, ville sans soleil où les jours s'écoulent dans la grisaille des brumes qui remontent de la baie.
Quand Harry rencontre Helen, elle semble une proie facile. Lui-même est au bout du rouleau et n'attend plus rien de la vie, du monde ou des femmes. Mais les petites taches d'or dans les yeux d'Helen, son rouge à lèvres presque noir sur l'ovale de son visage très blanc ramènent Harry à la vie.
Provisoirement, car la mort est toujours au rendez-vous dans ce genre d'histoire triste.
Johnny Shaw, dix-neuf ans, a tué son ancien ami d’enfance, Oxyd Reardon, dans un combat dont il dit qu’il était régulier.
Mais le père et les deux frères de la victime ne l’entendent pas de cette oreille, le déclarent hors-la-loi et se lancent à ses trousses. En oubliant, sans doute, qu’à l’origine du conflit se trouve une petite vallée verdoyante que le père de Johnny lui a léguée, et que les Reardon – arrivés à l’époque des pionniers – ont toujours considérée comme leur propriété.
Seul contre tous, Johnny reçoit l’aide et les conseils d’un étrange maréchal-ferrant, ancien tueur à gages. Mais on n’enseigne pas impunément la survie à n’importe quel prix à un jeune chien fou. Le jour où il met l’enseignement en pratique, les victimes ne sont pas toutes celles qu’on aurait pu croire...
Un matin, Hoke Moseley décide de ne plus se lever ni parler à personne.
Ellita Sanchez, son équipière au service des homicides, le conduit à Singer Island où vit Moseley père. Là, Hoke entreprend de simplifier sa vie en démissionnant de la police pour devenir le gérant d'un immeuble.
La tâche se révèle plus difficile que prévu et sa fille, venue veiller sur lui, tombe malade. Enfin un policier lui demande son aide dans une affaire de cambriolage d'appartements grand standing. Parallèlement, Stanley Sinkiewicz, un retraité accusé d'outrage à mineure, rencontre en prison un psychopathe en qui il trouve le fils affectueux que Stanley Jr. n'est pas.
Une fois sortis de prison, les deux hommes retrouvent à Miami une ex-danseuse de cabaret défigurée et un peintre de la Barbade, pour réaliser le braquage d'un supermarché près de l'endroit où vit Ellita.
Tandis que Hoke tente de mettre de l'ordre dans sa vie, la bande des quatre se prépare...
Le sergent Hoke Moseley s'occupe toujours des "décès non éclaircis" et il est en train d'essayer de deviner le rôle d'un boîtier commandant l'ouverture électronique d'une porte de garage dans un meurtre vieux de quelques années lorsqu'il reçoit de ses supérieurs l'ordre de se laisser pousser la barbe.
Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, Hoke apprend que le nouveau chef de la police envisage l'interdiction de fumer dans les locaux officiels, régulant la zone fumeurs sur le parking.
Enfin, en rentrant chez lui, Hoke découvre qu'un criminel qu'il croyait avoir envoyé au bagne pour le restant de ses jours, est devenu son nouveau voisin.
Éditions Rivages
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« Ainsi va la mort conclut, en beauté, les aventures de Hoke Moseley, le policier dur à cuire de Miami, que nous avons vu évoluer dans Miami Blues, Une seconde chance pour les morts et Dérapages. »
Critique d'art désireux de laisser un nom à la postérité, James Figueras retrouve la trace du plus grand peintre du monde, le français Jacques Debierue.
Celui-ci vit en ermite dans les marais du sud de la Floride. Le but de Figueras n'est pas seulement de rencontrer l'homme, mais de s'approprier l'œuvre... Le but de Figueras est si horrible qu'aucun lecteur ne peut l'imaginer...
James Figueras est un psychopathe qui préfigure le junior Frenger de "Miami Blues".
Charles Willeford est né en février 1919 à Little Rock, dans l'Arkansas. Il s'engage dans l'armée à seize ans, il en tire une expérience humaine dont il se sert dans ses livres, dont Les Grands Prêtres de Californie en 1949. Dans les années 80, il entame sa saga de l'inspecteur « HOKE MOSELEY » dont le premier, Miami Blues, est porté à l'écran par George Armitage.
Il laisse derrière lui seize romans dont certains ont été adaptés à l'écran avec plus ou moins de succès, de nombreux poèmes et deux livres autobiographiques. Il décède en 1988 à Miami.
Pour l'auteur de roman noir Elmore Leonard: "Personne n'a écrit un meilleur polar que Charles Willeford".
Les Garret forment un couple uni et amoureux. Paul, célèbre journaliste au "New York Times", et sa femme Emily ont déniché la maison de leurs rêves à moins de deux heures de Manhattan dans les Appalaches.
Lors d'un week-end de détente, un randonneur de passage se propose aimablement pour quelques travaux de menuiserie. En quelques minutes, la situation bascule dans l'épouvante.
Meade, le séduisant jeune homme, fait feu sur Paul, viole et assassine Emily sous ses yeux. Lorsque le journaliste émerge du coma, c'est avec l'obsession de se venger de ce psychopathe récemment libéré de prison, lequel se révèle très vite être un monstre d'intelligence et de perversité.
Commence alors une chasse à l'homme haletante et un terrifiant voyage au coeur du mal, car jour après jour, Meade informe Garret des nouveaux carnages qu'il s'apprête à commettre.
Deux heures plus tôt, entouré de la plus brillante société new-yorkaise, Gianni Garetsky, peintre célèbre d'origine italienne, fêtait la rétrospective de son oeuvre au "Metropolitan Museum".
Deux hommes qui se disaient du FBI, avaient fait irruption dans la salle, et avec eux, tout un passé familial oublié depuis vingt ans. Quand Gianni avait-il vu son ami d'enfance Battaglia pour la dernière fois ? Où vivait-il maintenant ? Il fallait répondre ou mourir.
Gianni choisit une troisième solution: abattre les tueurs et les enterrer dans un bois. Adieu succès et privilèges d'une vie d'artiste comblé. À lui les frissons glacés de l'animal traqué qu'il est devenu, et pour le perdre ou l'aider: une ravissante asiatique à la sexualité volcanique, un ministre de la Justice ayant beaucoup à se faire pardonner et un oncle mafieux qui arbitre le carnage...