Kenton, journaliste anglais free-lance, spécialiste de la politique européenne, sillonne l'Europe centrale à la recherche d'informations à monnayer. Un soir, dans le train de Linz, un curieux personnage lui propose un marché: veiller sur une enveloppe en échange d'un coquet magot.
Mais lorsque le personnage est assassiné, Kenton se retrouve pris dans un affrontement sans merci entre une famille d'espions russes, le gang d'un propagandiste roumain et le grand capital londonien.
Dans le lourd climat de la fin des années trente, l'Europe centrale est le théâtre d'une vaste partie d'échecs dont un enjeu essentiel est... le pétrole. Qui parviendra à installer en Roumanie un gouvernement à sa solde ?
Qui mettra le premier la main sur la précieuse ressource énergétique ?
Éditions Rivages
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" Seul inédit en français d'un maître du thriller (...) ce roman tout en finesse montre la parfaite lucidité d'Ambler sur la véritable nature du fascisme. Son regard sans concession sur les moyens auxquels certains n'hésitent pas à recourir dès qu'il s'agit de pétrole fait, à soixante-dix ans de distance, un terrible clin d'oeil à notre époque"
Eric Clifford Ambler est né à Londres en 1909, de parents comédiens, présentant un spectacle de marionnettes, qu'il aide étant enfant, les accompagnant en tournée et écrivant déjà des pièces. À partir de 1924, il suit des études d'ingénieur à l'Université de Londres et poursuit son apprentissage dans une entreprise de construction mécanique, la "Edison Swan Electric Company" et plus tard dans le service publicitaire de cette entreprise, au sein d'un groupe industriel.
Il nourrit déjà depuis un moment, l'ambition de devenir "auteur dramatique" (sans doute quelques gènes héréditaires) et commence à écrire des pièces de théâtre "d'avant-garde" et des romans. Le premier est publié en 1936, le succès est tel qu'il décide de devenir écrivain à plein temps et en 1937, s'exile quelque temps en France où il rencontre sa première épouse.
Entre 1936 et 1940, il écrit six livres, devenus des classiques du roman policier, mais dans un nouveau genre sortant du thriller, le "roman d'espionnage", tous mettant en scène des hommes "peu ordinaires", voir héroïques. Pendant la guerre, il est affecté en Italie, au service cinématographique en tant qu'assistant de direction pour "The British War Office". Là, il va mettre à profit son talent de créateur, écrivant et produisant des films de propagande. Il est détenteur de "l'American Bronze Star".
Après la guerre, il continue d'écrire des scénarios, il va travailler avec les plus grands metteurs en scène, les plus grands acteurs. Pendant onze ans, il n'écrit plus de romans mais une quinzaine de scénarios; pendant cette période il rencontre Joan Harrison, scénariste de la plupart des films de Hitchcock et l'épouse, (on dit qu'Hitchcock serait à l'origine de cette union). Après 1951, Eric Ambler se remet au roman policier sous le pseudonyme d'Eliot Reed, en association avec Charles Rhoda. Ensemble ils écrivent cinq livres, le dernier paru en 1958 (restés inédits en français). Il part s'installer en Californie en 1959, y ayant déjà fait des incursions pour des scénarios, mais il y part, cette fois-ci pour créer son propre show télé, "Checkmate".
Les romans écrits sous son nom propre à partir de 1951, prennent un autre tournant idéologique, mais sont encore acclamés par les critiques. Sur les 19 romans qu'il a écrit, bon nombre sont adaptés au cinéma, interprétés par les plus grands acteurs et restent des films cultes... Installé en Suisse à partir de 1969, il écrit encore cinq romans et commence à rédiger ses "Mémoires": "Here lies Eric Ambler" publiées en 1985. Il reçoit plusieurs récompenses pour son oeuvre, dont "The Gold dagger Award" remis par l'Association des auteurs de romans policiers pour "Passage of arms", ce même livre Les trafiquants d'armes couronné par le "Prix Mystère de la critique" - 1960, en France. Mais la plus honorable des récompenses est sans nul doute, celle de "Officer of the British Empire".
(Sources: Wikipedia / fantastic fiction / homme moderne.org / independent.co.uk / )
Elleon
Il décède en 1998, à Londres, où il est revenu peu après le décès de son épouse en 1995
Topkapi (Éd. Points - 1997) ou "La nuit d'Istanbul"
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"La nuit d'Istanbul" est le tout premier titre français pour : "The light of day" (1962), publié aux Éditions Plon en 1964. Dans les rééditions le titre est devenu "Topkapi", on peut aussi le trouver sous le titre "Topkapi, la nuit d'Istanbul". suite »»
Les policiers Simon Attia et Jim Carmona découvrent sur le parvis de la Cathédrale le corps atrocement mutilé d'une femme. Au même moment, le frère Ignacio Almendros entend la confession d'un meurtrier. Impuissant, il sait déjà que le carnage ne s'arrêtera pas là.
Lancé cinq siècles après, dans une croisade contre la Sainte Inquisition, le meurtrier est déjà en quête d'une nouvelle victime. Mais cette fois-ci, c'est de la propre femme de Simon Attia dont il s'agit... Alors que chacun sonde ses propres croyances pour ne pas sombrer dans la folie, c'est peut-être dans l'au-delà que réside le seul espoir.
Éditions Timée
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🗨 « Mais il s'agit avant tout d'un hymne à l'Amour, à l'Espoir, à la Vie... des deux côtés de la réalité. "Et tu seras sauvée" est un thriller contemporain, à mi-chemin entre "Seven" et "Le sixième sens"... »
Daniel Angelo est un pseudonyme utilisé par un journaliste radio, écrivain de scénarios et de synopsis pour le cinéma et musicien dans un monde parallèle. Il vit dans le T.G.V, entre la Technopole de Sophia-Antepolis, sur la commune de Valbonne, dans les Alpes Maritimes, et la région parisienne. Après ce premier roman, conçu à l'origine comme un scénario, accepté par les Éditions Timée et.... devenu un "vrai" livre, il se consacre désormais à 250% à l'écriture.
Lupe est plutôt mal à l'aise: répondant à l'injonction de sa soeur Lourdes, fiancée de Dieu, la voilà devant la Mère Supérieure.
Glaciale, la représentante du Seigneur lui demande d'enquêter sur un ordre concurrent du sien qui prétend préparer un miracle pour la fête anniversaire de l'Indépendance cubaine.
Entre les susceptibilités chrétiennes et cubaines, Lupe a du mal à trouver de l'aide.
Pas bon de se retrouver à fouiner autour de l'Église catholique, même si c'est pour la bonne cause.
Lupe Solano, détective privée de "Solano Investigations" à Miami, a été chargée d'aller récupérer illégalement à La Havane la huitième tapisserie de la série La Chasse à la licorne. Cette dernière aurait été offerte à la famille Miranda par Christophe Colomb.
À cela s'ajoute une sombre histoire de tableaux faux ou volés.
À bord du yacht Concepcion, elle part pour Cuba en compagnie de son amie Barbara. Deux avocats, Alvaro Mendoza et Tommy McDonald, lui apporteront leur appui.
Naturellement tout se terminera le mieux du monde, car d'autres aventures attendent Lupe, avec en chemin quelques cadavres supplémentaires, au grand déplaisir de l'inspecteur Anderson qui se demande parfois si Lupe ne le fait pas exprès.
Une enfant illégitimement adoptée souffre d'une maladie mortelle. Seul espoir de guérison: retrouver sa mère biologique.
Lupe, sensible au drame de la petite fille, se lance dans la bataille avec un coeur gros comme ça. La voilà partie pour Cuba, mère patrie vendue aux mains du traître, débusquer la maman au fond d'un couvent.
Éditions Christian Bourgois
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Avec Lupe Solano, Carolina Garcia-Aguilera a créé un personnage digne des enquêteurs charismatiques du roman noir.
Le célèbre joaillier Alonso Arango, bien connu dans la communauté cubaine exilée à Miami, est accusé d'avoir maquillé un meurtre en légitime défense.
Lupe se lance dans l'enquête mais le drame frappe à sa porte: son amie Margarita meurt accidentellement, pile au moment où elle souhaitait lui confier un secret sur Arango.
Du coup, Lupe en fait une affaire personnelle. Ça va chauffer.
Un client se présente spontanément à l'agence Solano Investigations. Il vient d'arriver de Cuba sur un radeau et prétend s'être fait voler l'intégralité de la fortune familiale.
Lupe accepte l'enquête et part à la chasse aux voleurs d'héritage.
Mais a-t-elle bien les idées claires, troublée qu'elle est par ce nouvel exilé ?
Éditions Christian Bourgois
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Pour son troisième rendez-vous avec Lupe Solano, Carolina Garcia-Aguilera nous entraîne au cœur de la société cubaine exilée à Miami. Une société qui rêve de destituer Castro et de reprendre le pouvoir dans l'île, et dont le propre père de Lupe fait partie... Notre enquêtrice n'est pas au bout de ses peines !
Carolina Garcia-Aguilera est née en 1949 à La Havane, à Cuba, dans une famille profondément enracinée dans l'histoire de son île. Après la Révolution de Cuba, elle part pour les États-Unis, à New-York, avec toute sa famille. Elle profite alors de toutes les opportunités que lui offre son pays d'adoption pour suivre des études. D'abord un diplôme de "Science Politique et d'Histoire" à " Rollins College" en Floride, une "Maîtrise de Langues et Linguistique" à l'Université de Georgetown, et enfin, un "Master Banque-Assurance, option Finance" à "l'Université de Floride du Sud".
Mariée et trois filles, elle vit aujourd'hui à Miami Beach. Après ses trois maternités, elle commence à penser à l'écriture d'un roman à suspense; elle imagine alors un personnage, une jeune femme américaine d'origine cubaine, « LUPE SOLANO », qui serait détective. Pour rendre ce personnage crédible, elle devient elle-même un... une Privé(e), en obtenant sa licence de détective privé dans l'État de Floride. Elle évolue avec succès dans ce milieu un peu... misogyne, ne comptant pas son temps et se retrouvant parfois dans des situations quelque peu hasardeuses.
En tout cas, elle réussit ce "challenge" et Lupe Solano, l'héroïne de sept romans, depuis 1996, a fait le succès de Carolina Garcia-Aguilera, devenue une auteure à temps complet, dorénavant. Elle remporte un vif succès Outre-Atlantique, puis les Français la découvre dès 1997 grâce à l'éditeur Christian Bourgois qui publie les cinq premiers opus. Le sixième opus "Bitter sugar" paru en 2001, tout comme deux autres romans "One hot summer" (2002) et "Luck of draw" (2003) restent inédits à ce jour.
"Bloody twist", est publié en 2010, dans lequel l'auteure renoue avec son héroïne, 9 ans plus tard.
« Carolina Garcia-Aguilera parle de ce qu'elle connaît le mieux : la diaspora anticastriste rassemblée dans le quartier de Little Havana (Miami) et dont elle est elle-même issue. Pour cela, elle a crée une détective privée, Lupe Solano, qui a tout pour séduire et réussir : un physique époustouflant, une fortune familiale qui lui permet de parader à la barbe de ses amants en tailleur Armani et Mercedes décapotable, et une perspicacité tenace qui perce les faux-semblants et les mensonges d'une communauté encore régie par un code de l'honneur rigide.» - Gilbert Grand (La Presse, Montréal)
À Luanda, à la fin de la guerre révolutionnaire, Félix Ventura, le bouquiniste albinos, exerce une activité étrange : il crée de faux passés qu'il vend aux nouveaux riches.
Ses clients sont des entrepreneurs prospères, des hommes politiques, des généraux et la bourgeoisie angolaise naissante, tous ont assuré leur avenir. Il leur faut donc transmettre à leurs enfants un bon passé. Félix leur construit des généalogies flatteuses, des portraits d'ancêtres, des mémoires brillantes. Il en vit bien, jusqu'à l'arrivée d'un mystérieux étranger à la recherche d'une identité angolaise.
Alors, dans un vertige, le passé envahit le présent et tout bascule. La jeune photographe obsédée par la lumière retrouve, elle aussi, un passé, de même que le gecko qui rêve sur le mur, tout un réseau irrationnel se met en place et l'impossible arrive.
Éditions Métailié
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"Satire féroce et pleine d'humour de la société angolaise, ce Marchand de passés est surtout une réflexion sur la construction de la mémoire et ses ambiguïtés"
Lidia do Carmo Ferreira, poétesse et historienne angolaise, ultime rejetonne d'une suite incroyable d'incestes, disparaît mystérieusement en 1992 à Lunda, capitale de l'Angola, dix-sept ans après l'indépendance de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique.
Un journaliste, le narrateur, s'interroge sur la vie de Lidia et, reconstruisant son passé, nous entraîne, à travers l'histoire d'une femme, dans les histoires multiples et cruelles du mouvement nationaliste qui conduit l'Angola à une indépendance suivie, jusqu'à nos jours, des terribles épreuves d'une guerre civile. Les utopies sont mises à la rude épreuve du réel.
Le regard de Lidia, nous le suivons dans l'enquête menée par le journaliste. Ni l'un ni l'autre ne ferment les yeux sur les compromissions des civils et des militaires, les impostures des églises, les engrossements sous le maître des corps de femmes vouées à la misère, à la folie; ni l'un ni l'autre ne cachent les désillusions mortelles.
Aux contraintes de la colonisation succèdent les mainmises démultipliées de l'étranger: le poing de fer sous couvert de socialisme, trafics, de corps, de drogue, d'alcool.
Les morros et les favelas de Rio sont en flammes, la police sous couvert de répression du trafic de drogue a mitraillé une procession religieuse et tué des enfants. Le jour approche où cette guerre va descendre sur la ville et les beaux quartiers du bord de mer.
Francisco, un ancien colonel de la Sécurité en Angola, installé au Brésil pour fuir les pièges d'un amour féroce et les tourments de sa mémoire, prépare ce jour en vendant des armes. Un journaliste angolais plonge dans cet incendie à la recherche de réponses aux questions que peu de gens veulent bien se poser.
Le commissaire qui démissionnera devant l'absurdité des mesures prises par les politiques définira ces événements non comme une émeute mais comme une révolte d'esclaves. Et tout ceci recoupe l'actualité brûlante de cet été.
José Eduardo Agualusa est né en 1960 à Huambo, dans une région affamée de l'Angola (Afrique). Après des études d'Agronomie et de Sylviculture à Lisbonne, il s'engage très vite dans l'écriture et le journalisme. Il commence sa carrière d'écrivain en 1989 avec son premier roman "A Conjura". Il ouvre ainsi le chemin d'une nouvelle génération d'auteurs africains et revitalise la langue portugaise en s'emparant de l'histoire coloniale.
Devenu persona non grata en Angola pour ses positions politiques, il vit entre Lisbonne, Rio de Janeiro et le Mozambique. Il tient une chronique dans le prestigieux quotidien brésilien "O Globo".
Il est l'auteur de nombreux romans, poèmes, reportages et nouvelles, tous couronnés de succès et publiés dans plus de 25 pays. Membre de l'union des écrivains angolais, il crée en 2006, la maison d'édition "Lingua Geral", dédiée exclusivement aux oeuvres de langue portugaise. En 2007, il reçoit "l'Independent Foreign Fiction Prize" et en 2013 le "Prix Fernando Namora". "Théorie générale de l'oubli" est finaliste du "Man Booker Prize" en 2016 et remporte le "Prix International de Littérature de Dublin" (ex-Impac) en 2017.
En France, les Éditions Gallimard publient La saison des fous ("Estaçao das Chuvas") en 2003. Les Éditions Métailié prennent le relais en 2006 avec Le marchand de passés ("O Vendedor de Passados") et La guerre des anges ("O Ano em que Zumbi tomou o Rio") en 2007; depuis ces romans ont été réédités aux mêmes éditions.
Un couple brésilien quitte pour la première fois son chaud pays. Lui est contremaître d'usine et amoureux bien tranquille de sa femme; elle, pimpante secrétaire, est constamment dérangée par des rêveries érotiques que son mari n'arrive pas à combler.
Alors vivement le voyage, les nouveaux horizons, le Nord mythique ! Ils ne parlent ni l'anglais ni le français? Qu'importe! N'ont-ils pas les cartes de crédit qui parlent toutes les langues ? Et le téléphone, cette merveille, permet toujours de trouver de l'aide. Alors, partons, la vie est belle !
Sauf si on perd les cartes de crédit en question...
Éditions Hurtubise
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« Raphaël Korn-Adler dresse ici un portrait humoristique de notre monde pris en otage par les répondeurs. »