— Le sol est imbibé, tout autour du trou, sur une profondeur d'au moins 3 pieds, signala le chef d'équipe. C'était un réservoir de 20 000 litres.
Atterré, Radford se tourna vers Scott.
— Qu'y avait-il, dans ce chaudron de sorcière ? informa-t-il. Toutes les pires saloperies d'isotopes radio-actifs que vous pouvez imaginer... De quoi tuer la population du globe si les émanations étaient transpirées ou ingérées.
— Un damné cocktail, jugea l'officier, protégé par son scaphandre. Eh bien, nous allons tâcher de déblayer tout ça.
Un Français qui réside depuis de longues années en Grèce est impliqué dans une grave affaire d'espionnage au bénéfice d'une puissance de l'Est. Une preuve irréfutable entraîne sa condamnation et son incarcération. Or, le Deuxième Bureau, qui refuse d'intervenir officiellement, a de bonnes raisons pour savoir que ce drame cache un mystère.
Francis Coplan, le numéro UN des Services Spéciaux français, se rend personnellement à Athènes pour élucider cette énigme,
D'entrée de jeu, forçant à sa manière la barrière infranchissable qui le sépare de son compatriote au secret dans une prison d'Etat, Coplan parvient à arracher au détenu des révélations qui confirment les obscures machinations auxquelles se livrent là-bas les ennemis de l'Occident.
Au cours d'une enquête acharnée, dangereuse, mouvementée surtout, Coplan remontera pas à pas la filière de l'organisation adverse. Entouré d'ennemis qui le guettent dans l'ombre, sachant fort bien que chacune de ses paroles, chacun de ses gestes peuvent attirer sur lui une mort implacable, Coplan surmontera les obstacles dressés sur sa route et, finalement, il tissera fil par fil la toile invisible dans laquelle ses adversaires viendront se faire prendre alors même qu'ils croyaient triompher.
Par ce nouveau volume des missions de Coplan, Paul Kenny donne une fois de plus la preuve éclatante de sa maîtrise. Dans ce style rapide et musclé qui n'appartient qu'à lui, avec cette précision du décor et ces coups de scalpel qui mettent les coeurs et les âmes à nu, il nous plonge avec une force hallucinante dans l'univers tragique où - on ne le sait que trop -les puissances se disputent la planète en un poker aussi féroce que silencieux.
Jeff tourna la clef de contact, et ce fut exactement comme s'il avait provoqué lui-même la catastrophe : l'effroyable vacarme des sirènes d'alarme de l'Aircraft Jet-Engine Corporation s'éleva en un tourbillon démentiel dans le calme nocturne.
Pétrifiés, Jane et ses deux complices frôlèrent, la panique.
– Milliards de...! jura Jeff, glacé, les pensée:, en déroute.
- File, bon sang ! l'adjura son copain.
La Studebaker s'ébranla, fonça vers le centre de Schenectady. Si soigneusement préparé, si ponctuellement, exécuté, le coup de main risquait de se solder par un désastre…
— Avoue, dit-elle, un peu haletante. Tu as envie de moi. Je l'ai lu dans tes yeux. Depuis la toute première fois qu'on s'est vus, quand les flics m'avaient déshabillée...
— Oui, articula-t-il d'une voix rauque, avec une intonation presque méchante, oui, j'ai envie de toi...
Elle souda ses lèvres chaudes et tremblantes à celles de Coplan pour l'empêcher de continuer à parler. Des spasmes fugitifs agitaient ses jambes gainées de soie. Elle avait le coeur qui battait tellement fort que Coplan en ressentait les sourdes et profondes pulsations à travers son veston et sa chemise.
II répondit au baiser qu'elle lui imposait, et ce prélude devint très vite torride, enivrant. Elle dut se dégager pour reprendre haleine.
Oppressée, la poitrine soulevée par une respiration trop rapide, elle gardait ses yeux grands ouverts. Mais le désir qui la tenaillait lui rétrécissait les prunelles et lui donnait une expression de tigresse en proie à l'amour.
- J'espère que les individus qui logent dans cette remise vont se rendre quand ils verront ce qui se passe.
Au même instant, une fusillade éclata.
Coplan gronda, les yeux brillants:
- Je l'aurais parié ! Vous pensez bien que je n'aurais pas dérangé tant de monde si j'avais eu affaire à des gens qui capitulent au premier ultimatum !
Le sinistre Lehmann, demeuré seul maître dans la place, fonça vers le divan et gratifia Coplan d'un terrible direct à la mâchoire. Sous la violence du choc, Coplan s'écroula, étourdi, la bouche en sang.
– Tu peux dormir maintenant, grinça Lehmann. On te réveillera quand le moment sera venu.
Coplan resta immobile, les yeux mi-clos. II ne tenait pas du tout à exciter la colère du redoutable tueur. Celui-ci, à présent qu'il avait les coudées franches, était capable du pire.
Finalement, la situation était beaucoup plus inquiétante que Coplan ne l'avait pronostiqué. Pourquoi le dispositif n'avait-il pas fonctionné ? Coplan se demanda s'il allait laisser sa peau dans cette aventure.
C'était une de ces filles comme Modigliani les aimait, une fausse maigre au visage de chatte, aux larges yeux en amande ; le genre de souris dont on s'imagine qu'elles n'ont pas grand-chose à offrir, mais qui, lorsqu'elles se déshabillent, vous font la surprise de vous dévoiler une chair opulente et des formes parfaites.
Celle-ci, notamment, avait des trésors qui justifiaient amplement son strip-tease professionnel : ses seins étaient fermes et attirants à souhait, son ventre lisse et tendre, ses cuisses sublimes.
Coplan, immobile, l'index sur la détente de son revolver, fixait d'un oeil sévère la beauté sans voile.
La fille articula d'une voix blanche :
— Mais... dites donc, vous
— Ne bougez pas, articula Coplan sans élever la voix.
Coplan allait riposter quand le bruit d'une voiture se fit entendre au coin de la rue Walther. Une Mercedes apparut, venant du côté des abattoirs municipaux. D'instinct, Coplan devina ce qui allait se passer. Il se jeta sur Anna et il la plaqua au sol.
L'homme qui conduisait la Mercedes était seul à bord du véhicule. Il tenait son volant de la main gauche, tandis que sa main droite étreignait un pistolet braqué vers la rue, la vitre de la portière étant baissée.
Les coups de feu éclatèrent, trouant sèchement le silence nocturne. Coplan, à plat ventre, visa la tête de l'homme qui se trouvait au volant de la Mercedes.
Vers onze heures du soir, il n’y a plus grand monde dans les rues de Saint Nazaire. Les longues avenues rectilignes, bordées d’immeubles neufs, éclairées par de hauts lampadaires qui distribuent une froide lumière trop blanche, font penser à une maquette: déserte, nette, la ville semble être encore à l’état de projet.
Des attentats et des sabotages sans liens apparents se succèdent au Mexique, la police est impuissante.. Le Président fait appel discrètement à la France qui lui envoie Francis Coplan.
Entré clandestinement au Mexique, il prend contact avec un émissaire direct du président . Il est doté d’un budget conséquent, de pièces d’identité et de différents domiciles dans les principales agglomérations du pays. Il a carte blanche pour recueillir des informations.
Il s’attache à résoudre la dernière affaire en date, où le vol d’un véhicule spécial de la police a été le mobile de plusieurs meurtres. Il fait passer une petite annonce pour solliciter des renseignements contre récompense. La fiancée d’une victime est assassinée juste avant le rendez-vous. Un chauffeur de taxi contre 1000 pesos donne des adresses où est passé la même victime. Le patron d’une boite de nuit et plusieurs salariés deviennent des suspects.
Coplan est abattu en sortant de la grand poste de Mexico …
Depuis vingt minutes environ, Luigi Torreto tournait dans la pièce comme un lion en cage. Sous l’effet de la colère et de l’impatience, son lourd visage avait pris un aspect encore plus sinistre que d’habitude. Les poches qui soulignaient ses yeux globuleux paraissaient gonflées et bleuâtres.
Un avion de la Scandinavian Airlines parti du Bourget s'écrase avant l'atterrissage au Danemark. A son bord, l'agent Jacques Verne, alias Maupas, filait l'ingénieur Widman. Morts tous les deux dans la catastrophe, c'est Legay qui est envoyé à Copenhague pour se renseigner sur cette affaire d'espionnage scientifique.
Dans un 2e temps, Coplan part aux Etats-Unis pour enquêter du côté du bénéficiaire du trafic de renseignements. Là il rencontre un danois que Legay a lui-même rencontré à Copenhague. Un lien est donc bien établi.
Retour au Danemark pour découvrir les dessous de cette affaire qui intéresse au plus au point russes et américains en pleine guerre froide et course à la conquête spatiale.
Coplan se méfiait. Quand le Vieux s'apprêtait à lui désigner une mission ordinaire, il ne riait pas, au contraire, il était sec et rébarbatif. Quand il semblait être d'humeur joviale, c'était plutôt mauvais signe.
— Villégiature à la mer ?
— Un endroit rêvé pour ce genre de cure, affirma le Vieux en se levant. Qu'est-ce que vous diriez du Pôle Sud ?
Coplan en avait déjà entendu de bien bonnes, mais celle-ci les dépassait toutes. Le Pôle Sud ! Le continent le plus désert et le moins connu de toute la planète.
— Si je ne m'abuse, il n'y a pas un seul habitant dans un rayon de trois mille kilomètres autour du pôle.
Liliane, ouvrant des yeux exorbités, s'agrippa à Foster avec une vigueur frénétique. L'Américain n'eut que le temps de fermer la bouche car son précieux fardeau l'entraînait vers le fond. Il comprit que l'assassin renouvelait sa tentative.
L'homme était là, cramponné aux chevilles de la jeune femme, l'attirant vers les profondeurs. Foster, ses paumes appliquées sous le menton de Liliane, la contraignit à lâcher prise. Puis, vif comme un requin, il attaqua.