« Punchy a toujours dit que le quartier était un monstre. Je l'ai entendu dire tant de fois que j'ai fini par me l'imaginer moi-même ainsi: une pieuvre pourvue d'un million de tentacules. »
Léo Martin est depuis peu commissaire de quartier à Santa Clara, ville de province cubaine. Sa routine: faire face aux business illégaux, aux règlements de comptes et aux coups tordus des petites frappes du coin.
Léo enquête sur une contrebande de lunettes de soleil quand un jeune homme se fait assassiner. Quels sont les liens entre ces deux affaires ? Les amis et collègues de Léo sont-ils tous irréprochables ?
En vingt-quatre heures et une centaine de pages, s'accumulent des années de souvenir et d'anecdotes de la vie à El Condado un barrio de Santa Clara, une ville de province de Cuba.
Une concentration du temps et de l'espace, impensable pour les romanciers de La Havane où la métropole dilue tout.
Mais aussi une sublimation de la marginalité dans le creuset infernal du barrio. L'une et l'autre donnent toute sa profondeur et son authenticité au regard ironique et attendri que porte Lorenzo Lunar sur le processus de banalisation de la marginalité dans la société cubaine et les codes, les comportements et les souffrances qu'il impose.
L'été indien règne sur Santa Fe, capitale du Nouveau Mexique, et Sylvia Lestrange, psychologue agréée auprès des tribunaux, met la dernière main à un livre spécialisé, impatiemment attendu par son éditeur. En pleine nuit, elle reçoit un appel urgent: une fillette miraculeusement rescapée d'une collision avec un train se révèle incapable de parler.
Abandonnant Matt, son compagnon, Sylvia se précipite à l'hôpital. Mettant ainsi le doigt dans un engrenage fou, qui petit à petit va s'accélérer et l'absorber. D'où vient cette enfant ? Pourquoi refuse-t-elle d'articuler le moindre mot ? De quel drame a-t-elle été témoin ? Peu à peu, des pans du voile se déchirent...
Randall, un violeur sadique, vient d'être acquitté pour vice de procédure. Sylvia Lestrange, à titre de psychologue agréée auprès des tribunaux, a procédé à l'évaluation psychologique de Randall. Elle sait que l'homme recommencera.
Le soir même, elle est agressée. Son assaillant laisse un message: une photographie adressée à "la psy des tueurs" et représentant un homme nu, masqué, attaché et émasculé, qui n'est autre que Randall. Deux jours plus tard, seconde photographie et second cadavre: un autre violeur sadique, dans le même état.
Quel est le lien entre les deux assassinats ? Pourquoi essaie-t-on de faire porter à Sylvia la responsabilité de la libération de dangereux criminels ? Pourquoi le jeune Kevin, l'un de ses patients, veut-il la tuer ?
La carrière de la jeune femme est en jeu, son avenir avec l'officier de police Matt England, menacé. Et sa vie est en péril. Autant de raisons pour tout mettre en oeuvre afin de démêler l'écheveau...
Experte en psychopathologie auprès des tribunaux de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, Sylvia Lestrange est chargée de procéder à l'entretien probatoire d'un détenu ayant déposé une demande de libération conditionnelle.
Très vite, elle parvient à la conclusion que Lucas Watson est un dangereux déséquilibré, paranoïaque au dernier degré, totalement asocial. Ne serait-il pas le responsable des multiples disparitions de morceaux de corps humains frappant le pénitencier ?
Et puis éclate une mutinerie. On retrouve, découpé en morceaux, le corps de Lucas Watson. Pourtant, l'homme réapparaît bien vivant, avant de se volatiliser une nouvelle fois.
Sylvia, quant à elle, est poursuivie par la haine du clan Watson, dominé par le père, homme politique influent, qui considère son rapport d'évaluation comme la cause première de la disparition de Lucas. En dépit des menaces qui pèsent sur sa vie, Sylvia poursuit obstinément ses recherches sur l'origine des déviances de Lucas.
Rapidement, son enquête l'amène à faire resurgir un passé douloureux. Elle n'en sortira pas indemne...
Éditions Québécor
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Il est incontestable qu'avec "Relations Dangereuses" la débutante Sarah Lovett a écrit un roman extrêmement fort et qu'elle a réussi, en alternant les séquences dramatiques et les séquences plus descriptives ou plus techniques, à tenir sans cesse son lecteur en haleine.
En fait, on est frappé ici par la grande crédibilité de l'intrigue, alors même qu'elle a parfois tendance à être fort scabreuse...
Sarah Lovett est un nom avec lequel, d'ores et déjà, il faudra compter.
Helen Lewis n'a pas eu une belle mort: torturée durant trois jours et dépecée, elle a ensuite été découpée en morceaux. Et son assassin a soigneusement emballé les morceaux dans une dizaine de sacs poubelles, avant d'attendre la police... sur les lieux du crime.
Un véritable psychopathe, pas vrai ? D'ailleurs Rattigan, "la bête du South East", a été interné dare-dare. A ses juges, il a déclaré avoir commis ces atrocités pour s'amuser. De quoi finir ses jours dans le quartier haute sécurité d'un asile psychiatrique. Bien installé, d'ailleurs.
Voilà un beau sujet de doctorat pour le futur psychologue Adrian Rawlings. Même s'il se sent un peu manipulé dans cette histoire, surtout par Rattigan qui ne cesse de le ridiculiser. Mais tant pis, sa thèse le passionne, il ira jusqu'au bout. Après tout, c'est lui le psychologue, il ne risque donc rien, n'est-ce pas ?
Trois jeunes inspecteurs écoutent avec attention une petite fille leur raconter calmement pourquoi elle a tué son père.
Trente ans plus tard, on retrouve le corps d'une vieille femme assassinée, barbouillée de maquillage bon marché, puis un deuxième cadavre: la presse en ébullition et la population exigent des réponses.
Dans une ville en proie à l'affolement, alors que de grandes réjouissances se profilent pour les fêtes de fin d'année, les trois enquêteurs doivent replonger dans le passé pour tenter de démasquer le psychopathe que les journalistes surnomment le "Tueur de Noël".
À cinquante-cinq ans, le commissaire Arcadipane tourne en rond et craint d’avoir à nouveau perdu ce flair qui le guidait dans ses enquêtes. Pourtant, quand une femme est rouée de coups sans raison à la sortie d’une station du métro de Turin et que le coupable est arrêté dans la foulée, c’est bien son instinct qui lui souffle que quelque chose sonne faux dans ce fait divers cousu de fil blanc.
Il fait appel à son ancien chef et mentor, Corso Bramard, et à l’incontrôlable agente Isa Mancini, qui le met en contact avec un étrange ex-flic, aussi obsessionnel qu’illuminé, Luigi Normandia. Ensemble, ils découvriront les règles d’un jeu tordu et létal : une plongée dans le monde immergé de la Toile qui, cercle après cercle, les mènera jusqu’aux eaux noires où la lumière n’arrive jamais et où les affaires se traitent à l’abri des regards.
Phil Lovesey est né en 1963 en Angleterre. Il est le fils de Peter Lovesey. Il a étudié l'art et a obtenu un diplôme d'études cinématographiques et de télévision, puis, a travaillé comme rédacteur publicitaire.
Il a publié plusieurs histoires courtes avant de se mettre à écrire à temps plein.
Sur un chantier ferroviaire, les ossements de femmes et d'hommes sont découverts. Douze au total, tous tués de la même façon, d'un coup sur la nuque. Une fosse commune, donc. Du moins, c'est l'idée que s'en fait le commissaire Vincenzo Arcadipane, avant que l'équipe spéciale responsable des crimes liés à la Seconde Guerre mondiale s'empare de l'affaire et le court-circuite.
Arcadipane pourrait accepter cette décision venue d'en haut et se concentrer sur la crise existentielle qu'il traverse. Mais tout, dans cette histoire, lui paraît louche, à commencer par ce bouton de jean trouvé sur place, qui ne peut dater de l'époque de la guerre.
Aidé d'Isa Mancini, sa jeune collègue mise à pied pour insubordination, et de son ami et mentor Corso Bramard, le commissaire décide de mener une enquête parallèle en creusant et remuant le passé, jusqu'à découvrir l'impensable.
Corso Bramard est le plus jeune commissaire d'Italie. Un homme aussi insondable que les montagnes piémontaises, et dont les intuitions s'approchent de la clairvoyance. Sa vie se dissout lorsque Automnal, un tueur en série qui entaille le dos de ses victimes avec d'étranges dessins, s'en prend à sa femme et à sa fille.
Vingt ans plus tard, Corso, désormais enseignant, vit dans la campagne turinoise et passe son temps à grimper en montage, souvent de nuit, dans l'espoir à peine dissimulé de tomber. Pourtant, il reste quelques chose de bien vivant en lui: l'obsession de mettre la main sur son ennemi. Car l'assassin continue à le narguer en lui envoyant par la poste des extraits d'une chanson de Leonard Cohen. Dix-sept lettres en deux décennies.
Mais cette fois, dans la dernière, Automnal commet une petite erreur. Juste de quoi ouvrir la brèche, dans laquelle Bramard va s'engouffrer avec toute la force du désespoir.
Dans cette quête épique et absolue, Bramard aura plus que jamais besoin du commissaire Vincenzo Arcadipane, son élève et ami, pour peut-être enfin atteindre sa cible, et trouver la paix. Il le traque depuis une vie, mais Automnal a toujours eu une longueur d'avance. Jusqu'à aujourd'hui.
Dans une vallée isolée du Piémont italien, Cesare découvre un cadavre. Celui de son neveu Fausto qu'il a formé comme contrebandier et passeur. Ils s'étaient éloignés depuis que Fausto s'était lancé dans le trafic de drogue.
Alors que les premiers soupçons de la police tombent sur lui, Cesare tente de découvrir le vrai visage des meurtriers. La double enquête se poursuit, dans un climat de tensions et de silences pesants, jusqu'au moment où Cesare doit terminer la dernière mission de Fausto.
Éditions Glénat
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Ce thriller atmosphérique, qui se déroule dans les Alpes à la frontière franco-italienne sur fond de mafia, est aussi un roman sur la montagne. Loin d'être une simple toile de fond, la montagne est omniprésente, compte parmi les protagonistes de l'histoire.
Après un scandale qui a détruit sa vie et sa carrière, Leonardo, écrivain et professeur à l'université, s'est retiré dans son village natal. Mais la barbarie s'est répandue dans tout le pays. L'armée est en déroute.
Les gens ont peur et prennent les armes. Les lignes téléphoniques sont coupées, les banques à court d'argent et les pharmacies n'ont plus de médicaments. La vague de violence atteint les collines paisibles où Leonardo mène sa vie tranquille, l'obligeant à faire face à un nouveau monde sans lois ni repères.
La fuite en France ou en Suisse semble être la seule issue possible. C'est ainsi qu'un voyage périlleux commence et conduit le protagoniste au-delà des frontières de la haine, du mal et du courage.