Simon, un flic qui a eu des malheurs, se charge moyennant finances de retrouver Verlaine, comptable hors pair qui a disparu avec des tas de secrets redoutables dans la tête.
Simon se met en piste et, de témoin en témoin, de cadavre en cadavre, remonte dans son passé à la recherche du temps perdu. De façon stupéfiante, il finira par le rattraper !
Éditions Rivages
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Remarquable roman, d'un noir d'encre, bourré de personnages déchus et fatalistes.
"Souvent avec les morts, j'ai eu l'impression de me comporter comme un voleur. Certains, j'avais la certitude qu'ils me laissaient faire, mais qu'en secret, ils désapprouvaient. Toute la vie, on nous a fait bien chier, alors pourquoi pas leur foutre la paix, aux morts ?
Lorsque je pénétrais dans l'endroit où reposait l'un d'entre eux, je tâchais de me faire furtif, humble et sensible. Je regardais, j'écoutais, des fois que la petite musique de l'âme... Compliqué. Je me retranchais moi aussi derrière quelque chose. Des menteries de flic..."
Un sénateur s'est suicidé dans un hôtel quatre étoiles. Ses responsabilités au sein de plusieurs enquêtes parlementaires l'avaient mis à même de collationner des informations sensibles. Juste avant sa mort, il a vidé la mémoire de son ordinateur. Juste après, tout le monde est à la recherche d'une disquette.
L'officier de Police Judiciaire, chef du groupe Nuit, est bien évidemment le premier soupçonné d'avoir fait les poches du mort. Mais l'officier en question, à qui l'on a recommandé de ne faire ni creux ni vagues, n'a rien à foutre de rien depuis longtemps.
Éditions Rivages
🏅Prix Mystère de la critique, 1998
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Avec Dernière station avant l'autoroute, Pagan pénètre encore plus profondément dans le monde crépusculaire de ses derniers romans, "L'Étage des morts" et "Tarif de groupe". Si ses personnages ne croient plus à la petite musique de l'âme, son écriture, en revanche, a tous les accents d'un blues qui va droit au cœur.
Bénin en apparence, l'inspecteur Katz possède du félidé homonyme une détente sournoise et implacable.
À pattes veloutées, il tourne autour de grands truands qui, après avoir volé un tas de bijoux, se le disputent sans pitié. Katz attend son heure pour lancer ses griffes.
Mais dans la police, Katz est parrainé - et surveillé - par son frère aîné, le commissaire principal Lantier, un vieux matou pelé mais sagace...
Éditions Rivages
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🗨Hugues Pagan se livre ici à une démystification de la " Police à Papa ", non point burlesque comme dans les Ripoux, mais saumâtre et quelque peu nihiliste, du style " dans une société pourrie, pourquoi les flics ne le seraient-ils pas " - Michel Lebrun -"L'année du Polar"
Hugues Pagan est né en 1947 à Orleansville (devenue Chlef) en Algérie. En 1962, il a 16 ans quand il doit quitter l'Algérie; quatre ans plus tard, il entre dans l'Enseignement et obtient un poste de professeur de Philosophie à Gérardmer dans les Vosges. En 1968, il met fin à sa carrière dans l'enseignement, exerce ensuite divers métiers : journaliste, attaché bancaire, photographe pour un journal local. En 1973, il participe à un concours administratif et est reçu inspecteur de police, une fonction qu'il occupe pendant une dizaine d'années.
Fonctionnaire de police, il devient auteur de romans policiers en 1982 avec La mort dans une voituresolitaire publié aux Éditions Fleuve Noir suivi de quelques autres chez le même éditeur, puis les Éditions Rivages l'accueillent qui vont rééditer ces premiers romans. Ses récits policiers, qui appartiennent au roman noir s'apparentent aux œuvres de Howard Fast et à l'atmosphère glacée des films de Jean-Pierre Melville. Il est fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1998.
Il est aussi scénariste de films et de séries TV, adapte certains de ses romans pour le cinéma comme L'étage des morts qui devient "Diamant 13" en 2008 ou encore Vaines recherches pour la télévision en 1987; pour la TV, on lui doit surtout des séries: "Police District", "Un flic", "Mafiosa, le clan". De 2008 à 2017, il écrit pour France 2, les scénarios des romans de la série policière historique, Nicholas Le Floch de Jean-François Parot.
Smokey Dalton est de retour à Chicago, après l’été 1969 passé à chercher un refuge pour lui et pour Jimmy, son fils adoptif. Il aspire à une seule chose : une vie paisible, dans laquelle il ne serait pas obligé de regarder sans cesse par-dessus son épaule pour vérifier s’il est suivi.
Si sa relation avec Laura Hathaway est toujours aussi confuse, il a en revanche récupéré son boulot d’inspecteur d’immeubles pour la compagnie Sturdy.
Le sort le rattrape lorsqu’il découvre plusieurs cadavres – blancs ou noirs ? – emmurés dans la cave d’une maison… À cela, ajoutons que le leader des Black Panthers lui demande d’enquêter sur les violences policières qui ont conduit à la mort de deux pacifistes noirs.
Trop pour un seul homme, dites-vous ? Bien sûr que non : Smokey Dalton a de la ressource !
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?
Éditions Presses de la Cité
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"En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J’ai dû rêver trop fort déploie une partition virtuose, mêlant passion et suspense, au plus près des cœurs qui battent trop fort."
Le commandant Helen Grace parviendra-t-elle à échapper à ses plus vieux démons ?
Dans les tréfonds d'une boîte de nuit, un jeu SM tourne au cauchemar. Un homme est froidement assassiné, asphyxié jusqu'à la mort. Helen Grace, envoyée sur les lieux du crime, peine à contenir son effroi en découvrant la victime : le corps ligoté et bâillonné est celui de Jake, son dominateur.
Helen choisit de dissimuler ses relations avec le défunt et se lance à la poursuite du meurtrier. Mais quand ce dernier s'attaque à nouveau à l'une de ses connaissances, tout bascule. Et si Helen était la véritable cible du criminel ?
La détective de Southampton comprend qu'un terrible choix s'offre à elle : confesser ses zones d'ombre, au risque de tirer un trait sur sa carrière, ou arrêter au plus vite l'assassin.
Quitte à mettre sa propre vie en danger.
Éditions Les Escales
🏅 Prix Polar du Festival de Cognac, meilleur roman international, 2019
"C'était au temps où Bruxelles brusselait... non peut-être ! ".
Nestor Burma à Bruxelles... Un fait-divers vieux de onze ans. Burma ne peux résister à y mettre son nez, à fouiller...
"Tu parles que j'en ai entendu parler ! Il y a quelques années, cette terrible histoire avait défrayé la chronique. On l'avait surnommée Beast, la bête, parce que le criminel avait fait un carnage. La nuit du 16 juin, un jeune homme, Léo Straum s'était réveillé dans l'entrepôt de textiles de ses parents, situé dans le quartier des Marolles, rue des Capucins, avec son père, sa mère et sa soeur éventrés et lardés de coups de couteaux. Une vraie boucherie. Les murs étaient éclaboussés de sang et le gars ne se souvenait plus de rien ".
Éditions French Pulp
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Nadine Monfils nous offre une balade bucolique et sombre dans le vrai Bruxelles. "Guy Marchand, mon acteur fétiche, beau comme une Ford Mustang, même à l'âge d'être l'ermite des tarots. Le sourire c'est comme le charme, ça ne vieillit jamais. La pétillance dans le regard non plus. Puis la voix... Signoret et Trintignant, ou encore Jeanne Moreau... Ça te fait une valse à mille temps, rien qu'en te disant bonjour."
Policier à la carrière peu exemplaire, Marcel Banville, un célibataire endurci qui ne s'est guère fait d'amis au fil des ans, a repoussé à l'extrême limite le moment de prendre sa retraite tant il appréhende l'ennui qui s'ensuivra.
Or, c'est à quelques semaines de la date fatidique qu'il hérite de l'enquête sur les meurtres sordides de prêtres associés à des actes pédophiles, enquête qu'il sait ne pouvoir résoudre avant de remettre son insigne.
C'est donc en toute illégalité que Marcel décide de reprendre son rôle quand, en feuilletant par désoeuvrement les albums photos de sa mère - dont le suicide en pleine force de l'âge constitue le douloureux mystère de sa jeunesse -, il réalise que de nombreux religieux gravitaient à cette époque autour de sa mère.
Avec un sentiment d'urgence qu'il n'avait pas ressenti depuis ses années folles de petit délinquant dans ce quartier Limoilou qu'il habite toujours, Banville s'associe avec des gens possédant un sens tout aussi personnel que lui de la justice, comme Charles McNicoll, un tueur à gages mélomane de son état.
Et les voilà sur la piste d'un véritable panier de crabes de religieux sans scrupules... et d'un lugubre prédateur qui, étrangement, semble poursuivre les mêmes objectifs qu'eux !
Willnot, USA, n'est pas une ville comme les autres. Ses habitants y revendiquent leur individualisme et leur liberté.
À commencer par le shérif Hobbes, appelé en urgence car des corps décomposés ont été retrouvés dans une ancienne carrière à la lisière de la ville.
Cette macabre découverte provoque une onde de choc dans toute la communauté, d'autant plus que Bobby Lowndes, vétéran d'Irak porté disparu, réapparaît mystérieusement dans le cabinet de Lamar, le médecin de famille qui connaît les secrets des uns et des autres, répare les corps et soigne les âmes.
Jusqu'au moment où la tragédie le frappe.
Éditions Rivages
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« La vérité est que la vie ne peut en aucun cas être comprise » est l'une des phrases clés de ce superbe roman existentiel. Sallis y utilise les codes du roman noir pour tenter d'approcher, avec sa prose minimaliste et musicale, l'indicible de nos vies, à jamais énigmatiques.
Que se passe-t-il lorsque, le dit mari ayant décidé de surveiller son épouse, il pénètre après elle dans un appartement où il découvre le cadavre encore chaud, mort de mort violente, d'une autre femme ?
Le commissaire Jévard s'amusait comme un fou. De chics marchands de tableaux en truands à la petite semaine, en passant par les politicards, les patriotards devenus gangsters et les putains au grand coeur, il se fabriquait son Odyssée personnelle, à coup de cynisme, de ruse, de courage et d'obstination.
II avait envie de dépolluer les choses. Sa Majesté le Flic était, à sa manière, un écologiste.
Une ville pourrie, des politiciens tarés, de hauts fonctionnaires qui touchent et qui en croquent, des gangsters arrivés, caïds de la drogue, qui mènent tout ce beau monde à la baguette, tandis que d'habiles "promoteurs" pratiquent la "chansonnette"...
Bien sûr, direz-vous, encore une histoire qui ne peut arriver qu'en Amérique.
Eh bien non, Messeigneurs, pour une fois, ce joli conte de fées, c'est en notre doux pays de France qu'il se passe.