L'inspecteur Barbot était chez le docteur Jubelin pour une affaire de poisons quand le téléphone sonna. On venait de découvrir le corps d'un de ses « malades ». La police était convaincue que ce « camé » plus ou moins guéri était devenu trafiquant de drogue.
— Et si c'était un suicide ? murmura le docteur. Je le traitais à la méthadone. C'était un solitaire...
Un cadavre nu sur le rivage !... Dans cette île habitée seulement par les moines, quelle histoire ! Encore si le Frère Boileau n'était pas passé là ! On eût déclaré la chose à la police locale. Le Frère Thégonnec eût enterré... l'enquête.
Mais le célèbre policier de "La piste olympique" et "L'Assassin est dans le couvent" flaire quelque chose.
Et voici: le cadavre disparaît... en plein midi... sous un ciel de feu... Et toute la communauté de se gausser :
- Un cadavre ! Elle est bien bonne !
Alors Boileau serre les dents. Seul, puis avec son ami Barbot, il assoit sa conviction : Pas catholique ! La découverte fatale viendra. Mais pas du tout comme on s'y attendait. Une sacrée ambiance !
Cet homme, dans l'avion Paris-Téhéran, pourquoi sa cheville est-elle liée à une mallette par une petite chaîne ?
À cette question que se pose Patricia Bellange, la réponse ne sera pas donnée de sitôt. Le drame est proche d'ailleurs.
Dès l'escale d'Istambul, c'est un cadavre qu'à la stupéfaction des hôtesses, le Boeing emporte vers le pays des Mille et une Nuits, cette Perse d'Ispahan et de Persépolis, terre du pavot et du pétrole.
Le Père Boileau aura bien de la peine à se débrouiller au milieu de l'étrange écheveau qui, dès l'atterrissage à Téhéran, lui sera remis entre les mains.
La mer Adriatique, ce soir, est en colère. Pour les gens de la croisière, c'est le dîner du commandant. Malgré mal de mer et nausées, chacun de s'y rendre. Mais, très vite, officiers et passagers se faufilent hors du restaurant, sueur aux tempes et teint cireux. Le gros navire danse, tangue et roule lentement.
Au milieu des victuailles accumulées, une femme cependant, une Belge, se montre très à l'aise.
— Steward, oh ! ces foies gras ! Apportez !
— Et ce faisan en Bellevue. Il dégouline de crème, de lard, de gelée, de graisse...
— Et cette motte de beurre !
Le vide se creuse autour de sa table. Alors le commandant Staropoulis qu'émerveille cet énorme appétit et cet estomac marin :
— Faites-moi, Madame, l'honneur de venir achever votre repas à ma table.
Elle se lève. Elle se sert une rasade de vin de Samos. Ah ! elles vont en baver d'envie, les mémés et les nanas de la croisière ! Elle lève son verre. Elle boit au commandant. Et.., en gargouillant, elle s'écroule.
Pauvre Frère Boileau ! Le voilà lancé malgré lui dans une nouvelle enquête.
Il a beau ne pas vouloir s'en mêler, il va bien falloir qu'il se mouille. Pauvre frère Boileau !
Qu'il se mouille ?... En cet été l'eau est partout. Comme si le lac de La Thuile ne suffisait pas ! Mais à l'aube, sous la surface crépitante, un corps échevelé et mou se balance à quelques brasses du rivage. Et une femme immergée à mi-corps hurle comme une possédée.
Debout, frère Boileau ! Tout le village est secoué comme par un tremblement de terre.
Port-Louis... un lundi matin avant le jour. Le chalutier « Le Darec » appareille pour pêcher a sardine. À quelques encablures à peine, le voilà qui stoppe brusquement.
_ Patron, un macchabée !
Cette chose obscure qui flotte entre deux eaux, c'est Jadiou, un marin de l'équipage.
_ Rentrons ! gronde le patron.
... L'avant-veille, déjà, dans la nuit, sur la route de Lorient, l'ex-inspecteur Barbot a frôlé un motocycliste renversé sous sa machine. Il l'a transporté à l'hôpital. Le blessé, lui aussi était de l'équipage « Le Darec ». Voilà donc Boileau, le célèbre Père Boileau, jeté bien malgré lui dans une nouvelle affaire.
_ Bête comme chou !
Hum ! Il faudra sans doute déchanter. Cette histoire de marins dans son cadre de chalutiers, de filets, de parcs à huîtres sur cette rude côte du Morbihan, se révèle trouble et inquiétante. Il la tirera au clair, bien sûr. Mais... pas sans mal.
MÉGÈVE: éclatante blancheur des pistes de skis. Pourquoi dans ce chalet d'enfants, le Frère Boileau trouve-t-il, au soir même de son arrivée, une étrange aura de silence et des yeux rougis ?
Pourquoi cheftaine Suzanne met-elle tant de hâte à pousser ses deux garçonnets sur la route du Chalet Rose ? Pourquoi cette moto insolite, cet arrêt du téléphérique de Rochebrune ?
Quelque chose s'est passé sur la piste olympique. Et voilà, bien malgré lui, le Frère Boileau lancé dans une nouvelle enquête.
Ici c'est l'ambiance curieuse des préventoriums d'enfants, là l'évocation d'un mort, plus loin c'est la vallée pittoresque et tragique de l'Arly, ou ces plots futuristes et lunaires du barrage de Roselend sous leur croûte de neige.
Pourquoi ce cadavre atrocement écrasé a-t-il été roulé au bas du remblai de la Nationale 6 ?
La réponse est sur toutes les lèvres : le flot des voitures qui dévale en cette fin de juillet sur cette grande voie internationale lui a passé sur le corps.
Mais pourquoi l'avoir transporté à gauche du sens du courant ? Que voulait-on cacher ? Pourquoi surtout le capot de la voiture du Frère Boileau s'est-il trouvé mis au net, lavé, lustré au cours de la nuit suivante ?
Un drame qui nous promène dans cette combe de Savoie que l'auteur semble bien connaître.
Un "fait divers terrible" écrivent les journaux du cru dans leur style à sensation. Il y a de quoi pourtant !
Quel remue-ménage aussi à la brigade de gendarmerie de cette petite ville du Cotentin ! L'adjudant Ponsault, le chef, y passe pour une " belle vache ". Et Vanizetti, un de ses gendarmes, tremble encore à sa voix.
La neige tombe. Le cirque qui a ébloui la nuit, s'en va, emportant son atmosphère de rêves. Pourquoi Juliette Huretot a-t-elle été tuée en cette nuit éclatante ? Comme toujours quand un bâton remue le fond du marais, la vase remonte et la boue obscurcit les eaux.
Frère Boileau et son ami Barbot arriveront-ils à éclaircir ensemble cette nouvelle affaire ?
Pourquoi les amours de Lucite Pajoux et d'Aimé Loustal, le dessinateur industriel et la laborantine, ont-elles été menacées et si brèves ?
Et pourquoi dans cette partie du bois qu'ont retournée les bulldozers, a-t-on voulu cacher le corps saignant de cette fille disparue ? Qui y comprendrait quelque chose ? Qu'on passe les menottes à cette mauviette qui se défend si mal !
Comment Frère Boileau et son ami Barbot vont-ils se reconnaître dans ce dédale ? Tout est étrange ! Rien ne débouche sur rien !
Le bois d'Etenclin est sur la commune de Varenguebec. C'est là, certes qu'au début du XVIe siècle, les juges du baillage de Carentan firent arrêter et condamnèrent les derniers sorciers. Mais nous ne sommes plus à la fin du Moyen-Age. Est-ce que pourtant... ?
Le bois d'ailleurs était moins vide, cette nuit là, qu'il n'y paraissait. Qu'y faisaient tous ces gens qui demain s'enverront des volées de plomb ?
Une enquête est une enquête. Celle-ci révèle de tout petits faits curieux. Réunis, ce sont eux qui jetteront une sombre lumière sur toute cette boue. Jamais pourtant, Boileau et son ami Barbot ne se seront vus aussi près de l'échec !
Depuis une heure, au parloir, une femme tient la jambe au frère Boileau.
- J'ai peur.
- Hé ! De quoi ?
- Je ne sais. Mes enfants...
Pourtant, ce matin-là, Boileau n'enfourche pas son grand cheval. Il essaye de garder le sourire devant son temps qu'on lui vole. Il renvoie cette fâcheuse avec un grand seau d'eau bénite de cour. Il ne se doute pas, le malheureux, de l'étrange aventure à laquelle il va être mêlé à partir de ce moment.
Car une toile d'araignée gigantesque enveloppe déjà cette femme. Ses vaines terreurs, toutes, se réalisent une à une : cauchemar où passent, fantomatiques, des plongeurs du club de recherches lacustres, des professeurs de judo, des joueurs de belote... mais où aussi l'horreur apparaît.
C'est alors que la célèbre colère du frère Boileau éclate et qu'il fonce : on le prend pour qui ?
Jacques Ouvard est le pseudonyme du père Roger Guichardan né, Sébastien Guichardan, à Chambéry, capitale savoyarde, en 1906. Très tôt, il fréquente la cathédrale, et sert à l'autel, c'est là que naît son désir de servir définitivement le Seigneur. Ordonné prêtre en 1932, et déjà Docteur en théologie et licencié ès Lettres, le jeune père commence sa carrière à Louvain comme professeur. En 1935, il est appelé à la direction du "Pèlerin", hebdomadaire catholique, fondé en 1873 par les pères assomptionnistes dont la vocation est d'être un instrument d'évangélisation moderne, populaire.
Durant 38 années, le Père Guichardan va œuvrer à la tête de cette publication comme rédacteur en chef, ne connaissant qu'une seule interruption durant la période de la guerre de 39-45. Mobilisé comme officier de renseignements, puis résistant, il en reçoit la Médaille à la libération, ainsi que la Médaille militaire. En 1959, déjà rôdé à la publication par une série d'ouvrages à portée morale, il commence l'écriture d'un roman... policier !
L'assassin est dans le couvent est publié sous le pseudonyme de Jacques Ouvard (et non Ouvrard comme on le rencontre souvent sur divers sites) aux Éditions Librairie des Champs Élysées dans la collection du Masque. Son premier livre remporte un grand succès, couronné par le "Grand Prix du Roman d'Aventures" (1959) et va ouvrir la voie à une série dont le personnage récurrent est le « FRÈRE BOILEAU ». Le Père Roger Guichardan alias Jacques Ouvard, va dès lors publier environ un roman par an, 21 au total, jusqu'en 1981. (Le 10e opus "Frère Boileau sur les roses" est souvent oublié car publié hors collection du Masque en 1970)
À travers cette série, l'auteur rend hommage à ses origines et à sa famille: de nombreux romans ont pour cadre la Savoie ou y font référence. Le Père Roger Guichardan est reçu à "l'Académie de Savoie" en 1964, nommé "Officier de la Légion d'honneur", médaillé de la Ville de Paris et "Prix des neiges" en 1983.
(Sources: Éditeur / Wikipedia / Decitre / )
Elleon
Le père Roger Guichardan est décédé en 1985 à la maison de retraite à Sceaux
Lors du siège de Toulouse, Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Cathares, est tué d'un bloc de pierre lancé des remparts.
21 septembre 2001
Aux portes de la Ville rose, l'explosion de l'usine AZF provoque la mort d'une trentaine de personnes et fait plusieurs centaines de blessés.
Journaliste dans un grand hebdo parisien, Vincent Nadal cherche à rencontrer le médiatique docteur François de Montréjouls, des " Médecins de la Terre ", qui serait impliqué dans la catastrophe. Mais ce dernier a disparu depuis quelques jours, laissant sa femme, Béatrice sans nouvelles.
À la recherche de François, Vincent et Béatrice sont entraînés dans une quête à travers le monde : de Toulouse à New York, de Venise à Istanbul, et jusqu'aux portes du Moyen-Orient. Ils vont être confrontés à un ennemi que connaissaient déjà les ancêtres de François.
La belle Clara Saint James est une « horizontale » bien connue du Tout-Paris. Son protecteur, le richissime comte de La Paillerie vient de mourir, lui laissant un curieux testament. Pourquoi est-elle chargée de remettre une somme considérable à Victor Dupuy, un jeune médecin ?
Mais la jeune femme n’a pas le temps de se pencher sur cette énigme. Depuis quelque temps, on retrouve dans les tombes fraichement creusées des cimetières parisiens, les dépouilles exsangues de jeunes innocents, délicatement allongés sur des lits de fleurs blanches.
Quand Norbert, le petit groom de la courtisane disparaît, c’est au médecin qu’elle fait appel. De cafés à la mode en maisons closes clandestines, Clara et Victor Dupuy vont mener l’enquête dans un Paris en proie aux fantasmes scientifiques : médecins apprentis-sorciers, journalistes avides de sensationnel, feuilletonistes en mal de copie… Tout un monde s’ouvre à eux, terrain de jeux de gamins des rues livrés à eux-mêmes et à toutes les tentations.
Éditions Le Masque
🏅 Prix du Roman d'Aventures, 2012
🏅 Prix Spécial du jury du Quai de l'Embouchure, 2013
Fréquenté par des milliers de visiteurs, l’atmosphère du Salon du Livre de Ré La Blanche est festive. Derrière les haies de livres se pavanent des personnages que la gloire a soulevés de terre, tandis que d’autres attendent fiévreusement que l’on jette un oeil sur l’oeuvre à laquelle ils sont les seuls à croire.
Pas étonnant si parfois, sous le chaud soleil d’août, la tension monte. Ainsi, Jean-Edgar Marcellin, écrivain à la mode, a jeté son dévolu sur une luxueuse villa rétaise qu’il partage avec la belle Tatiana et quelques intellos de ladite bonne société.
Incorrigible coureur de jupons, il n’est guère en veine d’inspiration quand il s’agit de coucher sa prose sur le papier. Il ne se doute pas qu’en se rendant coupable de plagiat les conséquences peuvent lui être fatales…