Jean-Christophe Rufin
Biographie
Jean-Christophe Rufin est né à Bourges en 1952. Après le départ de son père, il est élevé par ses grands-parents, un grand-père, médecin et résistant qui été déporté deux ans à Buchenwald pour faits de résistance. Après avoir fréquenté les lycées parisiens Janson-de-Sailly et Claude-Bernard, il entre à la Faculté de Médecine de la Pitié-Salpêtrière et à l'Institut d'Études Politiques de Paris. En 1975, reçu au concours d'Internat à Paris, il travaille à l'hôpital Rothschild, en salle commune et bien qu'ayant choisi la Neurologie comme spécialité, il exerce en maternité.
Comme médecin, il est l'un des pionniers du mouvement humanitaire « Médecins sans frontières » où il est attiré par la personnalité de Bernard Kouchner et où il fréquente Claude Malhuret. Pour MSF il a dirigé de nombreuses missions en Afrique de l'Est et en Amérique latine. Sa première mission humanitaire est menée en 1976 en Érythrée, alors ravagé par la guerre. Diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Paris en 1980, il devient, entre 1986 et 1988, conseiller du secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Claude Malhuret. En 1985, Jean-Christophe Rufin devient le directeur médical d'"Action contre la faim" (ACF) en Éthiopie.
De 1989 à 1990, il s'expatrie au Brésil pour deux années comme attaché culturel et de coopération auprès de l'ambassade de France. Entre 1991 et 1993, il est vice-président de "Médecins sans frontières", mais quitte l'association au moment de la marche pour le Cambodge. En 1993, il entre pour deux ans au cabinet de François Léotard, ministre de la Défense, comme conseiller spécialisé dans la réflexion stratégique sur les relations nord-sud. Entre 1994 et 1996, il devient administrateur de la "Croix-Rouge française". En 1995, il quitte le ministère de la Défense et devient attaché culturel au Nordeste brésilien. Le rapport Rufin ("Chantier sur la lutte contre le Racisme et l'Antisémitisme") sort en 2004, dans lequel il attire l'attention sur l'Antisémitisme, qui n'a pas, selon lui, à être fondu dans le Racisme ou la xénophobie en général.
Directeur de Recherche à "l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques" entre 1996 et 1999, il conduit la mission humanitaire française en Bosnie-Herzégovine. Il fait libérer onze otages français de "l'Association Première Urgence" détenus par les Serbes de Bosnie. En 1999, il est en poste au Kosovo comme administrateur de cette association et dirige à l'école de guerre un séminaire intitulé « ONU et maintien de la paix ».
Président d'ACF ("Action Contre la Faim") à partir de 2002, il quitte ses fonctions en juin 2006 pour se consacrer davantage à l'écriture. Il reste cependant Président d'Honneur de cette organisation non gouvernementale (ONG).
Depuis 2005, il est aussi membre du conseil de surveillance du groupe "Express-Expansion", membre des conseils d'administration de "l'Institut Pasteur", de "France Télévisions" et de "l'Ofpra"; en 2007, il est membre du jury du "Festival du film documentaire" de Monaco. Jean-Christophe Rufin consacre plus de vingt ans de sa vie à travailler dans des ONG au Nicaragua, en Afghanistan, aux Philippines, au Rwanda et dans les Balkans. Cette expérience du terrain l'a conduit à examiner le rôle des ONG dans les situations de conflit, notamment dans son premier essai "Le Piège humanitaire" (1986), un essai sur les enjeux politiques de l'action humanitaire et les paradoxes des mouvements « sans frontières » qui, en aidant les populations, font le jeu des dictateurs, et dans son troisième roman, "Les Causes perdues" (1999). En 2007, il est nommé ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie, lors du premier semestre 2008, il participe avec les agents de la DGSE à la traque des fuyards d'Al-Qaïda après l'assassinat des touristes français en Mauritanie.
Les romans de Jean-Christophe Rufin sont de genres très divers: aventures, historiques, politiques, on peut dire de la veine des récits des grands reporters romanciers d'autrefois — Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid — et des visionnaires comme George Orwell et Ray Bradbury. Il est élu à "l'Académie Française" en 2008.
Avec Le suspendu de Conakry, paru aux Éditions Flammarion en 2018, il crée un genre d'enquêteur qui donne au roman une bonne dose d'humour, le personnage du vice-consul « AUREL TIMESCU », diplomate, mais d’un genre assez particulier. « Toujours nommé à des postes pourris, éternel vice-consul de France sans espoir de promotion, Aurel Timescu préfère de beaucoup le clavier de son vieux piano et une bouteille de tokay bien frais aux trop arides dossiers qu’il devrait traiter... » La série compte 5 opus avec Notre otage à Acapulco en 2022.
(Sources: Wikipedia / editions.flammarion / ouest-france.fr/culture )
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Romans
- Check-Point (Éd. Gallimard - 2015)
- Le parfum d'Adam (Éd. Flammarion - 2007)
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Les énigmes d'Aurel Timescu
(le Vice-Consul)
- La princesse au petit moi (T-4)(Éd. Flammarion - 2021)
- Le flambeur de la Caspienne (T-3)(Éd. Flammarion - 2020)
- Le suspendu de Conakry (T-1)(Éd. Flammarion - 2018) 🏅
- Les trois femmes du Consul (T-2)(Éd. Flammarion - 2019)
- Notre otage à Acapulco (T-5)(Éd. Flammarion - 2022)
ainsi que plusieurs publications diverses
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Tout au long de ma carrière d’inspecteur de Police, j’ai essentiellement effectué des investigations sur ces petits délits qui empoisonnent la vie quotidienne de la population.
Ce roman policier tiré de faits réels relate une enquête sur un trafic de fausse monnaie et entraîne le lecteur dans les services de la police judiciaire, à la financière et à la criminelle.
« Le tueur et la call-girl sont seuls au paradis. La vie est injuste. »
Il est vrai que chez tous les flics de France et de Navarre, on n’aime pas trop que les malfaisants touchent à nos potes, encore moins les frangins ou les conjoints. Ça a tendance à nous pousser à la bavure ce genre de pratiques; de quoi alimenter le "Vingt heures" pendant une semaine, si on ne se fait pas doubler par un cyclone sur le tiers monde.