Madame Malden, veuve récente du chirurgien réputé, vient trouver Mason à peine vingt-quatre heures après le décès de son mari dans un accident d'avion.
Elle est sa troisième épouse et elle soupçonnait son mari de la tromper avec une certaine Gladys...
Lorsque Albert Sanders est accusé du meurtre de Kim Lane, Perry offre de le défendre gratuitement car il sait que Sanders est toujours dévasté par la mort accidentelle de sa femme et de ses enfants huit ans plus tôt.
La solution à l’affaire repose sur un réseau de contrebande d’héroïne opérant depuis une salle de bal.
L’avocat Perry Mason a récupéré des documents – journaux intimes et photographies – ayant appartenu à Helen Cadmus, une très belle jeune femme au cœur d’un dossier mal élucidé.
Elle était la secrétaire du riche Benjamin Addicks. Par une nuit de tempête, alors que le yacht de son patron voguait vers l’île de Catalina, Helen Cadmus disparut en mer. Accident, suicide ou meurtre ?
On peut supposer qu’Addicks fit en sorte d’étouffer l’affaire, ce dont il a le pouvoir. Alors que Mason et sa collaboratrice Della Street étudient les journaux d’Helen Cadmus, un émissaire d’Addicks offre à l’avocat une forte somme pour ces documents. Ce que Mason refuse, et ce qui titille d’autant plus sa curiosité.
Que Benjamin Addicks possède quelques gorilles captifs et d’autres singes, qu’il soumet à des expériences scientifiques cruelles, ne le rend guère sympathique.
La femme s'enferma dans l'une des cabines et personne n'y pensa plus.
Elle posa un bout de papier sur la planchette, à côté du téléphone, empila les cinq pièces de nickel sur le papier, prit celle du dessus, l'introduisit dans la fente et composa son numéro.
La main qui tenait le récepteur tremblait légèrement. Par la porte vitrée de la cabine, elle examinait soigneusement les visages des clients. Elle écouta anxieusement la sonnerie qui retentit à son oreille, entendit décrocher le récepteur à l'autre bout de la ligne, puis une musique de danse jouée par un orchestre, mêlée à la douceur voulue d'une voix qui fit :
- Oui, allô !
- Vite, je vous prie, je désire parler à Perry Mason, l'avocat.
Perry Mason, écrasé de la fatigue d'une dure journée d'audience, avait éteint les lampes de son bureau avant de s'étendre dans le grand fauteuil, devant sa table de travail. Il avait pensé reposer ainsi ses yeux, las de déchiffrer les caractères serrés des textes de jurisprudence. Mais la fatigue l'avait emporté.
« 23 ans, jolie et bien faite, j’ai hérité d’une confortable fortune. Je suis lasse des hommes qui me connaissent et ne font la cour qu’à mes millions. Je désire ardemment nouer de nouvelles relations. Y aura-t-il, parmi vous, un jeune homme de 23 à 40 ans pour me comprendre ? Si oui, qu’il m’écrive en me parlant un peu de lui. Joindre photo si possible. C. S. no 96, aux bons soins du journal. »
- Regardez, fit Mason avec impatiente. A chaque coin de rue, il y a une brune qui attend. Elles ont toutes des vêtements foncés et une fourrure autour du cou. Tenez, en voilà encore une à ce coin-ci. Regardez-là bien en passant.
Della étudia l'élégante jeune femme brune qui avait l'air d'attendre un tramway dans une rue où il n'y avait pas de rails.
(...)
Au coin suivant se tenait également une brune vêtue d'une robe foncée avec des renards argentés autour du cou.
(...)
- Et bien, dit-il, je crois que crois que nous les avons toutes vues. J'en compte huit.
Assis à une table de restaurant, Perry Mason releva la tête pour étudier le visage tendu et nerveux de l'homme qui avait quitté une jeune femme ravissante afin de lui parler :
- Vous désirez me consulter au sujet d'un poisson rouge ? répéta-t-il d'un sourire incrédule.
- Oui.
- Mes honoraires je le crains, vous paraîtraient terriblement élevés pour...
Un doux soleil de printemps baignait la rue et, pénétrant par la fenêtre, projetait sur le grand bureau encombré d'ouvrages juridiques l'ombre de l'inscription peinte sur la vitre : "Perry Mason, avocat et jurisconsulte".
Droite sur sa chaise, un stylo à la main, un bloc de sténo sur les genoux, Della Street se tenait prête à écrire.
La porte de l'antichambre s'ouvrit en coup de vent et la jeune fille faisant office de réceptionniste et standardiste entra :
- Deux clients, Mr. Mason, annonça-t-elle. Et ils sont très anxieux de vous voir.
"Le chaton avait des yeux jaunes qui lui avait valu d'être appelé "Ambre", et ces yeux ne quittait pas la boule de papier froissé qu'Helen Kendal agitait par-dessus son bras de fauteuil."
Je m’appelle Witherspoon, John L. Witherspoon et j’aimerais vous consulter… professionnellement.
– Je ne m’occupe que des affaires qui me semblent vraiment attrayantes. La routine ne m’intéresse pas.
– Je crois que celle-ci a de quoi vous plaire… Ma fille Loïs est sur le point d’épouser un jeune homme qui termine ses études. Loïs, a vingt et un ans; lui, quelque six mois de plus. Il s’intéresse beaucoup à la physique et la chimie… C’est un garçon particulièrement intelligent. Mais il ignore qui il est.
– Vous voulez dire qu’il ne connaît pas son père ?
– Ni son père, ni sa mère. La femme que Marvin Adams – c’est son nom – avait toujours considérée comme sa mère, lui a révélé, avant de mourir, qu’il avait été kidnappé à l’âge de trois ans.
– Intéressant, fit Mason en regardant la pointe de ses chaussures. Et qu’en dit votre fille ?
Stéphane Claire – vingt ans et blonde – a préféré l'indépendance aux soins paternels d'un oncle bien intentionné mais tyrannique. A bout de ressources, elle gagne Hollywood en faisant de l'auto-stop ; mais son dernier chauffeur prend certaines libertés déplaisantes et Stéphane proteste violemment. L'auto capote, et la police trouve la jeune fille au volant de la voiture renversée. Le chauffeur a disparu. Il y a des victimes.
Le procureur n'hésite pas : Stéphane a volé cette voiture, tué et blessé plusieurs personnes. Il la jette en prison. Il faudra plus que l'argent de l'oncle pour l'en tirer. Le célèbre Mason interviendra et, avec l'appui du fidèle Drake, son détective attitré, prouvera l'innocence de la jeune inculpée.
Qui a tué ? Nous ne le saurions jamais sans la hardiesse et l'habileté de l'avocat Mason, qui contraindra le ministère public et la police à faire leur devoir.
— Ici Della Street, la secrétaire de monsieur Mason. Pourriez-vous me dire en deux mots le sujet de votre affaire, miss Faulkner ?
— Et bien, je suis propriétaire des Faulkner Flowers Shops. C’est une société… Un de mes concurrents a réussi à se procurer quelques actions, les seules qui n’étaient pas contrôlées par ma famille. Je crains qu’il ne nous cause des ennuis, et je voudrais savoir ce que je peux faire.
Repoussant les codes posés sur la table pour faire de la place, Mason allumait une cigarette quand Virginia entra, escortée par Della. Lors de leur première rencontre, l’avocat avait donné son attention à la tante. Il étudiait maintenant la nièce s’avançant pour s’asseoir dans le grand fauteuil de cuir noir, au coin du bureau.
Une grande fille, avec une bouche un peu trop ferme, dépourvue de rouge, de grands yeux gris, portant une robe de lignes sévères. Des mains fines, nerveuses, dénotaient beaucoup de sensibilité.
— Que puis-je faire pour vous ? demanda Mason dont le ton indiquait qu’il avait cessé d’être convive agréable pour n’être plus que l’avocat.