Jill Dawson est née en Angleterre. Elle a commencé sa carrière d'écrivain en publiant des poèmes dans des magazines. Parallèlement à ses activités de romancière, elle donne des cours de création littéraire.
Janet Dawson est née en 1949 aux États-Unis. Elle fut journaliste dans le Colorado et elle est membre du personnel de l'université de Californie à Berkeley. En 1990, elle publie son premier roman, "Kindred Crimes", avec lequel elle est lauréate du Prix St. Martin's Press Private Eye Writers of America 1989. C'est le premier volume d'une série consacrée au détective privé d'Oakland, « JERI HOWARD».
En 2003, avec la nouvelle "Voice Mail", elle remporte le prix Macavity de la meilleure nouvelle.
Une voie verte, un pont, une rivière – Le Doueff, quelque part en Brocéliande – le corps d’une jeune fille portant une robe de haute couture, celui de la jeune Léa Dufour, gisant là, inerte…
C’est son petit ami qui fera cette découverte macabre un dimanche matin de mars. Et pourtant, Léa sera vue le lendemain de sa mort sur les caméras de vidéosurveillance d’un hôtel, ou plutôt son sosie, et quel sosie ! Qui peut être ce double ?
L’enquête mènera l’adjudant Leroux dans le monde fermé de la mode. La rivalité aurait-elle pu conduire à commettre un tel meurtre, pour se retrouver sous les feux des projecteurs ?
Le passé remonte toujours à la surface, surtout quand on s’y attend le moins !
Malgré l'incendie qui gagnait, Carver monta rapidement sur le pont. Un corps immobile était écroulé près de l'échelle de coupée. Les cheveux de l'homme étaient mouillés du sang qui coulait d'une blessure au-dessus de l'oreille. Il était trop tard. Dans quelques minutes le bateau tout entier brûlerait comme un gros livre dans un autodafé.
Un seul coup frappé à la porte d'entrée attira l'attention de Rose. Puis deux autres plus faibles. La porte s'ouvrit et elle poussa un cri étouffé : une môme était à genoux dans l'entrée, agrippée au chambranle. Elle portait une robe jaune, avec à hauteur de l'épaule une tache sombre. Et ses yeux effrayés fixaient le vide, comme pour s'adresser à quelqu'un d'invisible.
Carver entra. Silence dans la maison. Martha Ochs était une mauvaise ménagère: l'évier était plein de vaisselle, le tapis plein de poussière. La maison sentait la crasse. Les bas des murs avaient été salis et grattés par les chiens.
Martha Ochs, avec ses cheveux gris et son visage tout rond, était assise sur l'escalier, comme si elle attendait quelqu'un. Sauf que maintenant elle ne recevait plus aucune visite. Avec cette vilaine blessure noire en plein coeur d'où le sang cessait à peine de couler...
Lestée de soixante kilos de sable et de plomb, la corde qui pendait du cintre se tendit. Du haut des passerelles, la scène de l'Opéra, vingt mètres plus bas, avait l'air d'une maquette, avec des figurines modèle réduit rassemblées sur une estrade brillamment éclairée.
John Bauer avança, agrippant la rampe. Les lumières en contrebas allumèrent des reflets sur le couteau qu'il tenait dans la main. Il s'immobilisa. La voix claire et forte de la mezzo-soprano emplit soudain le théâtre.
John Bauer, en extase, serrait de toutes ses forces le couteau qui mordait la corde.
Kenn Davis, de son vrai nom Kenneth Allan Schmoker, est né en février 1932 à Salinas en Californie (États-Unis). Il est peintre, écrivain, producteur de cinéma et scénariste. Il est associé à la Beat Generation et au surréalisme par ses peintures.
Phil Kramer, du cabinet juridique Rutledge et Kramer, aime les jolies femmes, les émotions fortes et les énigmes ardues.
L'affaire Willow Green lui convient donc à merveille. Car elle met en scène de rares beautés, des cogneurs consciencieux, et résulte de l'interaction de deux enquêtes, où se mêlent à plaisir, dans une bonne odeur de dollars, épouses provinciales, tenanciers de boîtes de nuit, grandes dames, photographes louches et laissés pour compte de l'American way of life...
Lorsque Denny Chesterton pénétra dans le parc de cette petite ville, il était loin de se douter du tour que le destin allait lui jouer.
J'écartai le buisson, nous dit-il, et pus réprimer un haut-le-corps. Une jeune fille était étendue sur le sol, nue, tout blanche au clair de lune. Je m'approchai et m'agenouillai, ses yeux étaient grands ouverts, tournés vers le ciel en une fixité étrange. Mais elle ne voyait rien. Elle était morte.
Ce cadavre va causer bien du souci au capitaine Luke Mason qui mène l'enquête, accompagné de son ami Denny Chesterton, rédacteur en chef du journal local. Le dénouement ne pouvait être que tendu et le lecteur ne sera pas déçu. Paul Kruger s'y révèle un maître du "suspense".
Devant moi un spectacle de cauchemar : une chambre meublée de bric et de broc. Sur ce parquet, une lampe brisée, une chaise renversée, des vêtements de nuit en désordre et surtout, couché sur le dos, inerte et les bras en croix, Rupert Mason... Ivre mort, ai-je pensé. C'est ainsi.
Dans semblable situation on retarde le plus possible le moment de la vérité, on s'efforce de placer l'acceptable entre soi-même et l'inacceptable... Mais à l'instant où je pensais " ivre mort ", je voyais bien la tache rouge sur la chemise, je me rendais parfaitement compte de sa posture à la fois détendue et figée, la posture de la mort...
Phil Kramer est un juriste mordant, spirituel, accrocheur, lucide, et... très sensible au charme féminin.
La succession Emerson l'ennuie beaucoup, beaucoup... Aussi accueille-t-il avec joie la diversion que lui offre une jeune et jolie ex-hippie à la recherche de son frère.
La longue quête de la vérité commence, tortueuse à souhait et pavée de mauvaises intentions. Mais de veuve non éplorée en infirmière amidonnée, de détective privé suspect en « Père » de communauté hippie, Phil progresse.
Vers la vérité, certes. Mais bien malgré lui, vers la vérité intérieure, celle qui fait mal, très mal et laisse toujours un goût amer dans la bouche...
Dan Morgan s'est promis de rayer deux êtres de sa vie : Son frère Rolfe, auteur à succès, délicat et hypernerveux et sa femme, Eve, qui confond l'amour et les dollars.
Mais le destin en décide autrement. Un jour, Eve supplie Dan de venir à son secours : le petit génie hypernerveux a disparu et son héritage, un manuscrit, excite des convoitises aiguës.
Dan hésite, puis finalement accepte et se plonge avec dégoût dans le monde corrompu des parasites et des semi-désœuvrés prêts à tout pour s'approprier le bel argent indispensable à leurs existences inutiles et paresseuses.
Donna Gibson, jeune femme au passé quelque peu mystérieux, est trouvée morte, un soir, dans son appartement. Son mari, qui la soupçonnait d'infidélité, semble avoir eu un mobile puissant pour la tuer. Et il en a eu l'occasion.
Cependant, son défenseur ne croit pas à sa culpabilité, et la troublante Ivy — demi-soeur de la victime — n'en est pas davantage convaincue…