Maureen McCarthy est née en 1953 à Victoria (Australie). Neuvième fille d'une fratrie de dix enfants, elle a grandi dans une ferme près de Yea en Australie. Elle a travaillé en tant que professeur d'art avant de se consacrer à temps plein à l'écriture.
Il suffit d’à peine une minute à un tueur pour faucher trois vies à l’arme d’assaut.
Après, le temps se met à tituber pour les proches des victimes.
Ahuri, hébété, sonné, chacun se relève péniblement. Ils se sentent tués mais sont toujours vivants.
Au coeur des contrecoups, les raisons qui ont produit ce massacre importent moins que le tissu déchiré de la vie qu’on doit repriser point par point, malgré la vue brouillée par les larmes, malgré l’envie d’abandonner, malgré un frère devenu meurtrier. Parce que la famille d’un tueur aussi subit les ravages de l’attaque.
Parfois, le courage consiste à traîner le jour sur ses épaules accablées, à résister et à persister vers la vie, le coeur soutenu par ceux-là mêmes qui nous manquent.
Éditions Québec Amérique
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Dans un rythme irrésistible, Marie Laberge impose cette poignante humanité dont elle a le secret, avec cette prose envoûtante qui a contribué à cimenter sa place parmi les plus grands écrivains de notre époque.
Quand Rémy Brisson, le directeur de l'escouade des crimes non résolus, affecte Vicky Barbeau à une enquête sur une mort fort peu suspecte, il le fait pour des raisons personnelles. Il est incapable de refuser quelque chose à la mère de cette jeune fille de quinze ans trouvée morte dans un boisé après avoir pris une dose mortelle de somnifères.
Mais un suicide, même mystérieux quant à ses causes profondes, même impossible à accepter, ne se métamorphose pas en meurtre pour soulager des parents dévastés.
Et quand Vicky s'aperçoit qu'en s'approchant des témoins de la vie de cette magnifique Ariel, elle s'expose à revoir des gens qu'elle a relégués au passé, l'enquête prend des allures de cauchemar.
Seul son collègue français Patrice Durand peut l'aider à garder une distance entre sa vie privée et cette quête de vérité. Mais comment trouver la vérité des autres quand on la fuit pour soi? Et chacun dans ce roman haletant, chacun, essaie de préserver sa vie privée... quitte à en perdre un peu de jugement.
Éditions Québec Amérique
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Troisième roman à saveur policière de Marie Laberge, Affaires privées sonde avec acuité la nature humaine à travers des personnages aux parts d'ombre troublantes de vérité, campés avec la force et la précision qui la caractérisent.
En 1985, dans le paisible village de Sainte-Rose-du-Nord, une femme aimée et respectée de tous est sauvagement assassinée. Un coupable est tout de suite identifié et il écope d'une sentence à vie. En dehors de la brutalité du meurtre et de la faiblesse des preuves, c'est une enquête sans histoire qui se solde par une résolution rapide. Mais toute la vérité a-t-elle été faite? Et comment la débusquer dans une si petite communauté où chacun protège pieusement ses arrières?
Vingt-deux ans plus tard, quand un proche de l'accusé demande au commissaire français Patrice Durand de revoir les conclusions de l'enquête québécoise, celui-ci s'empresse d'accepter et de s'allier les talents de la détective Vicky Barbeau de la Sûreté du Québec. Les trois jours de congé de l'Action de grâces suffiront-ils à ces deux acharnés pour distinguer la bonne foi de la mauvaise?
La magie de l'automne au bord du fjord dégage une paix bien illusoire, exactement comme les habitants qui camouflent des plaies encore vives.
Éditions Québec Amérique
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Dans ce roman tragique et puissant, mais aussi traversé par de succulentes pointes d'humour, Marie Laberge explore les profondeurs de l'âme, un art qu'elle maîtrise depuis ses débuts. Son écriture serrée et ses dialogues percutants rythment un récit difficile à lâcher et témoignent non seulement du talent de la romancière, mais aussi de celui de la dramaturge.
Qu'y a-t-il de plus déchirant à vivre pour les proches d'une victime qu'un meurtre demeuré non résolu, la mort violente restée inexpliquée et impunie ?
Trente-cinq ans après le meurtre d'une jeune Française à Montréal, le père de la victime réussit à convaincre le commissaire Durand de Paris de rouvrir l'enquête sur la mort de sa fille, Isabelle Deschamps. C'est donc un Patrice Durand déterminé à connaître le fin mot de l'affaire qui débarque à Montréal.
Mais trente-cinq ans séparent les faits de l'enquête, et Vicky Barbeau, chargée du cas à la Sûreté du Québec, n'est pas follement enthousiaste à l'idée de reprendre une chasse aux témoins des plus ardues. D'autant plus que, de Saint-Pierre et Miquelon à Montréal, en passant par les Iles-de-la-Madeleine et le Bas-du-Fleuve, l'affaire se révèle beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraissait. Et le Québec, ce n'est pas la France.
Éditions Boréal
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Mettre au jour la face cachée d'une vie, découvrir les secrets que des personnages avaient, croyait-on, emportés avec eux dans la tombe, voilà des thèmes qui parcourent toute l'oeuvre de Marie Laberge. Que l'on songe, par exemple, à "Quelques Adieux" ou au "Poids des ombres". Mais le polar permet à la romancière de les aborder selon un angle tout neuf.
D'une part, le lecteur se retrouve emporté par un suspense irrésistible. D'autre part, le travail des policiers, ce tandem parfois grinçant formé d'un français et d'une québécoise, lui permet de laisser libre cours à son humour, comme elle ne l'a jamais fait dans ses romans jusqu'à maintenant. Cela nous vaut des dialogues qui claquent et une délicieuse étude comparée des façons de faire - et de dire - en France et au Québec.
Avec "Sans rien ni personne", Marie Laberge nous revient au sommet de sa forme, en renouvelant sa manière, mais plus que jamais fidèle à elle-même.
Marie Laberge est née en novembre 1950 à Québec. Elle entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. En tant que dramaturge elle signe vingt pièces, dont la plupart sont journées au Québec et dans divers pays européens.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
Nil Boyd et Anne Warriner, tous deux journalistes au Clarion, ont décidé de passer quelques jours de vacances dans la propriété de la jeune femme à Oldfield dans le Connecticut.
Afin de ne pas exciter la curiosité des voisins, mais surtout pour éviter tout commérage malveillant, Anne propose de prendre deux chambres à l'Hôtel du lac. Il fait nuit, la lune vient de se lever, un dernier verre serait le bienvenu tandis que Nil ferait la cour à la jeune femme dans la chambre de celle-ci.
Tandis qu'ils lisent les prédictions concernant leur signe astrologique, un cri retentit. Boyd s'élance à travers la fenêtre, passe sur le toit de la véranda, glisse à terre et découvre le cadavre d'un inconnu.
Curieux hôtel qui abrite des pensionnaires enclins à sacrifier au Dieu Bacchus. D'abord monsieur Huguenot qui systématiquement rentre le soir dans un état d'ébriété avancée et lance un petit caillou dans l'une des fenêtres de l'hôtel. Ensuite madame Convoy et sa fille Eleanor qui s'adonnent également à l'absorption de boissons alcoolisées. Madame Convoy, funeste lubie, décidera ce soir-là de danser sur le toit de l'établissement. Madame Harris, elle, passe son temps à espionner ses voisines, Mary West et Ida Hampton, toutes deux institutrices. D'ailleurs elle s'est aménagé dans un placard un emplacement d'où elle écoute à l'aise ce qui se passe dans la chambre contigüe.
La curiosité est un vilain défaut : madame Harris aura la gorge tranchée ! Dudley Barnes, journaliste local à Oldfield et Everett Macy, homme de loi venu de l'Ouest, complètent ce recensement. Enfin le couple Monaham préside aux destinées de l'hôtel.
Nil Boyd décide d'enquêter sur ces meurtres, en marge de la police et Anne Warrimer s'avèrera une aide précieuse et efficace, à défaut de se montrer amoureuse.
Éditions Gallimard
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Ce roman, dont l'action se déroule dans la nuit du vendredi 12 août au samedi 13 au matin - d'après le calendrier perpétuel cela correspondrait à l'année 1938 - ce roman possède de forts accents browniens. La facilité avec laquelle les différents protagonistes ingèrent toutes sortes de boissons alcoolisées, le ton humoristique employé pour décrire les faits et gestes des personnages, ainsi que les dialogues; enfin l'aura de fantastique qui plane sur les événements de cette charmante soirée, tous ces ingrédients font irrésistiblement penser à Fredric Brown.
Albert Leffingwell est né en avril 1895 à Cambridge dans le Massachusetts (USA). Il est diplômé de l'université Harvard en 1917. En 1916, il publie un livre de poésie et en 1925, une monographie en mémoire de son frère cadet, Dana Jackson Leffingwell.
En 1939 paraît son premier roman "Some Day I'll Kill You", signé Dana Chambers. Treize autres romans sont publiés jusqu'en 1947 signés de ce pseudonyme. Il publie également deux romans signés Giles Jackson.
(Source: Wikipedia / )
Romans signés Dana Chambers
La mort contre Vénus (Éd. Diderot) (Non Disponible)
Mignonne, voici la mort (Éd. La Main Rouge - 1951) (ND)
Les Benson sont des gens charmants, des voisins parfaits. Ils ont une belle maison et une mignonne petite fille. Sauf que Daisy n'est pas vraiment leur enfant : ils l'ont enlevée il y a quelques années. Depuis, elle a appris à être gentille pour éviter les punitions infligées par « papa ».
En apparence, les Benson donnent l’image d’une famille banale. Jusqu’au jour où ils décident que Daisy doit avoir une sœur et qu’ils kidnappent Poppy, six ans. Mais la nouvelle petite fille ne se révèle pas aussi obéissante qu’ils l’espéraient, cherchant à s'enfuir au risque d'alerter le voisinage...
De son côté, l’inspecteur Cody est bien déterminé à retrouver la fillette, quel qu’en soit le prix. Il va devoir dénouer un tissu de mensonges savamment élaboré et révéler la terrible réalité, inimaginable, d’une famille « parfaite »...
David Jackson est l’auteur de plusieurs thrillers devenus des best-sellers et adaptés pour la télévision et le cinéma. En Grande-Bretagne, il est comparé à des maîtres du polar comme Michael Connelly et Harlan Coben.
Le capitaine du Julius Pickenpek, bâtiment ouest-allemand, mouillé dans le port soviétique de Pormorsk, dépose auprès des autorités du port une déclaration d'absence de son radio.
La veille au soir, il a été vu au bar du Club international en compagnie de son collègue Hillmer. Le radio est retrouvé mort et le navire est contraint de retarder son départ...
Éditions du Progrès
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C'est là le point de départ d'une enquête passionnante que l'on doit à Stanislav Gagarine, auteur des nouvelles à succès "Descente dans le passé" (1974) et "Le poids de l'accusation" (1981).
Quand le comte Bernard de Mauguio lègue le Montpestelario à Guilhem, son fidèle vassal et chevalier, ce n’est qu’une terre aride. Mais le jeune propriétaire veut en faire une grande cité, dont il édicte une prophétie : quiconque l’aidera à la bâtir jouira de la protection de ses murs, qu’importe sa religion ou son métier.
Et c’est ce qu’il s’escrime à réaliser avec l’évêque de Substantion, son voisin, et le comte de Mauguio, au gré des aléas politiques et économiques.
Mais si l’opulence et la puissance de la nouvelle cité attirent de plus en plus d’artisans, de commerçants et de voyageurs, elles ne tardent pas non plus à susciter de nombreuses jalousies...