Sillonnant, au volant de sa Toyota rouge, les paysages magnifiquement désolés des Highlands d'Ecosse, Isserley, une jeune femme aux épaisses lunettes et à l'aguichante poitrine guette les auto-stoppeurs, jeunes, grands et musclés de préférence. Dans quel but ?
Est-elle une nymphomane en quête d'aventures érotiques ? Une mante religieuse meurtrière à la recherche de victimes ? Ou encore une simple intermédiaire, chargée de livrer sa cargaison de chair dans une ferme étrange... ?
Michel Faber est né en avril 1960 à La Haye. Il a vécu 7 ans au Pays-Bas avant que sa famille déménage en Australie. Il a fait des études de lettres à l'université de Melbourne et rédige un mémoire sur Kurt Vonnegut. Depuis 1993, il est installé en Écosse, pays de sa deuxième épouse.
En 1999 il publie un recueil de nouvelles, "Some Rain Must Fall", pour lequel il obtient le Scottish First Book of the Year Award décerné par la Saltire Society.
François Duvalier, alias « Papa Doc » ou « Baron Samedi », fait régner la terreur avec ses Tontons Macoutes pour qui s’élever contre le dictateur vaut incarcération voire mise à mort immédiate.
C’est dans ce climat de répression que le chauffeur de taxi Raymond L’Éveillé aide Milot Sauveur, un journaliste de radio poursuivi par la milice.
En le faisant monter dans sa Datsun dans le centre de Port-au-Prince, Raymond accompli certes un geste noble, mais extrêmement dangereux, et furieuse que son mari se soit montré aussi imprudent, Yvonne, sa femme, menace de le quitter avec leurs deux enfants.
Peu de temps après, Nicolas, le frère cadet de Raymond, professeur de droit respecté, est soudain arrêté, puis conduit dans un fort où la fusillade l’attend.
Que faire ?
Laisser mourir Nicolas sans rien faire ou tenter de le sauver en risquant d’y perdre femme et enfants ?
Fabienne Josaphat est originaire d'Haïti. Diplômée de la Florida International University, elle vit à Miami. Elle a écrit de nombreux poèmes, essais et nouvelles publiés dans divers journaux.
Marcel Marchand, excentrique espion des services secrets français, est assassiné par des agents de la CIA dans l’immense réserve d’accessoires d’un célèbre théâtre de New York : le Edmond Theater.
Avant de mourir, il a eu le temps de dissimuler, dans le fatras de décors et accessoires de scène, un mystérieux objet que la CIA comme la DGSE veulent récupérer. Suspectant que l’identité de nombre de leurs agents est tombée entre les mains des renseignements américains à cause de cet espion décédé soupçonné de trahison, les services secrets français veulent envoyer un inconnu hors du circuit pour récupérer l’objet caché.
Or, Marchand a eu le temps de griffonner un nom avant de pousser son dernier soupir : « Boloren ». Comme le nom de cet ancien flic, Hugo Boloren, qui s’ennuie dans sa formation de zythologue (« c’est comme œnologue mais pour la bière ») dans un petit village de montagne. Le colonel Grosset, haut gradé de la DGSE et cousin de l’ancien commissaire d’Hugo Boloren, va donc le convaincre de partir à New York, de s’infiltrer dans le Edmond Theater, d’identifier et de récupérer l’objet caché.
À son arrivée, Hugo va découvrir le monde étrange de ce théâtre de Broadway dirigé par une équipe de Français aux nombreux secrets…
Depuis Douve, ça ne va pas fort du côté d'Hugo Boloren. Sans la petite bille qui fait " ding " pour lui dévoiler une piste, il erre dans le commissariat, limite neurasthénique, au grand dam de Lulu la nouvelle stagiaire. Même ses carrés de chocolat échouent à le remettre d'aplomb. Bref, il est temps de changer d'air.
Ça tombe bien : le commissaire Grosset a obtenu pour la mère d'Hugo un rendez-vous dans la clinique lilloise d'un grand spécialiste de la maladie d'Alzheimer. Alors en voiture pour Lille !
Et tiens, coïncidence : la veille du départ, Boloren entend à la radio qu'un enfant d'une dizaine d'années, Jimcaale, vient de se faire agresser dans la plus grande décharge publique de France, coincée à la frontière franco-belge et jouxtant un étonnant bidonville.
L'instinct d'Hugo lui murmure d'aller jeter un oeil et Grosset, quoiqu'à contrecoeur, le met en contact avec le duo d'inspecteurs lillois : Desreumaux, qui porte des costumes trop grands pour se donner l'air moins jeune, et Lasselin, surnommé " le Messie " parce que, lorsqu'il interroge les suspects, " il fait parler les muets et redonne la vue aux aveugles. "
Et les suspects, ce n'est pas ce qui manque dans cette " terra nullius " (un territoire sans maître) dont la Belgique et la France se renvoient la responsabilité : Manie, cheffe autoproclamée de ce camp, Narong Vacarme son chambellan, la Vieille Sara, le Hippie sage, Hafsa et Pran, Maman Jeanne et Papa Germain... tous liés au camp et à la décharge, tous liés à Jimcaale et au mystérieux trésor qu'il prétendait avoir trouvé quelques jours avant sa mort. Sans parler d'un étrange " trimoin ", ainsi baptisé parce que trois fois témoin dans trois affaires de meurtres sans aucun lien, ni du très médiatique cuisinier vedette de " Toque Toc ", l'émission culinaire la plus regardée de France...
Bref, " le problème dans cette affaire, ce n'est pas le nombre de pièces dans le puzzle, c'est le nombre de puzzles ". Avec l'aide de sa bille qui revient enfin mettre de l'ordre dans son cerveau, Hugo Boloren va découvrir peu à peu les liens invisibles, révéler les mystères et secrets qu'on cherche à lui cacher, jusqu'à la résolution effroyable de l'affaire criminelle la plus sordide de sa carrière.
(2021)Un village perdu au milieu des sapins; Deux meurtres que quarante ans séparent;Un gamin qui a Douve dans les veines.
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" Le gamin a Douve dans les veines."
Cette phrase, prononcée par son père quand il n'était encore qu'un enfant, l'inspecteur Hugo Boloren ne l'a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu'un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l'Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c'est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d'une forêt de sapins lui coule dans les veines.
Tout ce qu'il sait, c'est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d'un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l'a accompagné pour écrire un livre sur l'affaire.
Que s'est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d'en parler ?
Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d'habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s'imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?
"Allongée entre les branches, à quatre mètres du sol, les bras en croix, le visage tourné vers le ciel, Ashley d'Ambricourt ne profite pas des étoiles. Voilà près de trois semaines qu'il n'y en a plus, que Beausanges a disparu sous les nuages, que la ville subit une chaleur sans soleil, une humidité sans pluie, une invasion de grenouilles tombées de ce ciel noir et mauvais.
Et même si les nuages s'étaient écartés pour laisser entrevoir la voûte céleste constellée de ses jolis points dorés, Ashley d'Ambricourt n'en aurait pas profité davantage parce qu'un sac en plastique lui recouvre la tête et qu'elle est morte depuis plusieurs jours."
Un auteur de polars enquête sur un cadavre placé dans les ruines du World Trade Center le 11 septembre 2001. La piste remonte jusqu'à une colocation à Sunset Park, à Brooklyn.
Quelques jours avant les attentats, un des colocataires est assassiné et sa disparition maquillée en départ volontaire.
De Paris à New York, en passant par la Floride et la Sicile, il découvre les abus de la justice.
Un homme se fait tirer dessus dans un couloir. Durant tout le temps de sa chute, il se remémore sa journée pour tenter de comprendre comment il en est arrivé là et qui est caché derrière l'arme.
Victor Guilbert est auteur de théâtre et romancier. Après avoir vécu plusieurs années à Shanghaï, il habite maintenant à Paris où il travaille comme rédacteur, blogueur et auteur.
En suivant un chien errant dans la lande, Anh et Jonas, onze ans, découvrent le corps sans vie d’un enfant de leur âge. Lorsqu’ils donnent l’alerte, Louen, le chef de la police, blêmit. Le chien que les deux inséparables décrivent n’est autre que le sien… mort vingt ans plus tôt. Sur les lieux, aucune trace du corps. Pas le moindre aboiement. Pourtant un jeune garçon qui correspond au signalement vient d’être porté disparu.
Peu après, tous les enfants font le même cauchemar et des meurtres étranges se succèdent. Que se passe-t-il sur l’île d’Hurlin ? Le capitaine Dozert et son coéquipier albinos, le lieutenant Cassio, sont dépêchés sur les lieux pour tenter de tirer au clair cette affaire.
Éditions Actes Sud
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Avec "L’Île hallucinée" et son atmosphère d’inquiétante étrangeté auréolée des couleurs du "Magicien d’Oz" et de l’univers de Lovecraft, Julien Freu explore les lisières de nos perceptions et trace son sillon au cœur des années 90 jusqu’au basculement vers un nouveau millénaire.
Un jeune couple d’amoureux est assassiné sur le parking du lac. Un rire glaçant retentit dans la nuit brumeuse.
Chargé de l’enquête, le commissaire Ariel Lanecquer lutte contre ses propres démons : des migraines insoutenables et des visions violentes qui le hantent. L’image d’une camionnette revient sans cesse.
Le tueur insaisissable frappe à nouveau, la rumeur enfle autour de la fermeture prochaine de l’usine et, dans une clairière toute proche, des centaines d’oiseaux sont retrouvés cloués aux arbres, dans une mise en scène macabre. Des lycéens, liés aux victimes, se confrontent alors aux lourds secrets d’Hérrières…
Éditions Actes Sud
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Dans ce polar social obsédant, Julien Freu explore avec tendresse l’effervescence de l’adolescence : ses premiers émois, ses peurs, ses doutes, ses contradictions et le vertige de la vie devant soi.
Jérémie et Guilhem découvrent le collège. Dans la cour, on évoque la disparition d’un élève de 4e, survenue quelques mois plus tôt et dont seuls les vêtements parfaitement pliés ont été retrouvés au milieu d’un sentier.
On parle à bas mot de « l’homme qui marche », ce croque-mitaine insaisissable qui pourrait être vu en plusieurs lieux, au même moment. Malgré la détermination glaciale du capitaine Ernevin - dépêché sur place avec sa fille, Aurore -, un nouvel enlèvement se produit.
Éditions Actes Sud
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Empruntant au roman d’apprentissage, mêlant intrigue policière et récit fantastique, Ce qui est enfoui est une chronique inquiétante et amusée des années 1990, cette décennie qui a précédé l’avalanche du nouveau millénaire, ce basculement où une forme d’innocence, collective et intime, semble avoir pris fin.
Porté par une écriture extrêmement efficace, très visuelle, qui n’est pas sans rappeler l’univers des séries Stranger Things et Dark, ce roman dessine un beau portrait de la préadolescence, quand la fin de l’enfance auréole encore chaque geste mais que surviennent les premières incompréhensions, l’inconnu, le flottement. Ces prémices d’un futur incertain. Ce lieu d’où peuvent surgir des monstres…
Charles Dormont et son ami Paul Bert, élèves de Claude Bernard au Collège de France, révolutionnent par leurs travaux la chirurgie, la plongée et l'aéronautique. Charles mène des expériences fascinantes qui le conduisent en Australie où l'on perd sa trace après le naufrage du Loch Ard, dans les déferlantes des quarantièmes rugissants du détroit de Bass.
Médecin et chercheur, son fils Serge est habité par l'ombre que son père a laissée. Suivant les conseils de Paul Bert, il quitte son cher Paris universitaire pour affronter son destin à Melbourne. Il y enterrera définitivement le passé en résolvant un mystère : pourquoi, depuis le naufrage du Loch Ard, les habitants de Port Campbell souffrent-ils d'un mal étrange ?
Éditions Alvik
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Décrivant une fiction très proche de la réalité, les auteurs s'appuient sur une abondante documentation pour nous plonger dans la passionnante aventure de la recherche biomédicale de la fin du XIXe siècle.