À Tomelloso, un bourg viticole de la Mancha, dans la patrie de Don Quichotte, après les vendanges la vie semble s'arrêter. Le chef de la garde municipale, Pline, semble s'ennuyer dans ce pays où plus rien n'arrive...
Cette oeuvre n'est pas seulement l'histoire d'une passionnante enquête, un roman policier, mais propose surtout un tableau de la vie quotidienne dans l'Espagne d'aujourd'hui, avec tous ses problèmes, une Espagne où la tragédie a cédé le pas à la nostalgie de l'avant guerre, où l'on commence à "passer l'éponge".
La population de la zone Neuneu s'embrouille dans l'Euro. D'admirables faux se mêlent aux vrais laids. Le Poulpe paye sa pression de blanche 2,4 Neuneus au lieu de 15 francs et ne la trouve pas moins bonne.
En prêtant son art du coup tordu à un gamin recherchant des tableaux disparus en Suisse, il ne sait pas qu'il rencontrera une masse de Neuneus de Monopoly. Vergeat, retraité, aime la peinture moderne et rêve toujours de serrer le Poulpe. Les amours, surtout les propres, vont avoir du bobo.
Pierre Garcette est né en 1940. Nourri d'art tant classique que surréaliste, il aimait l'art, en jouer, en créer, et à travers la poésie de ses oeuvres se dégage une sorte de pédagogie. Il méprisait les formes d'art sans esprit.
Claire a vingt-neuf ans, styliste free-lance, célibataire endurcie, tout change lorsqu’elle rencontre Mark, un beau gosse charmeur qui lutte pour se faire un prénom face à une mère aussi célèbre que castratrice.
Elle qui ne voulait pas d’un homme chez elle le voit s’installer au bout de quelques semaines, et, pourtant farouchement opposée au mariage, au bout de quelques mois, la voilà mariée.
Plus encore, elle lâche tout – sa vie, ses amies, sa famille, son chat qu’elle adore et son métier – pour suivre Mark en Arabie saoudite, où il est missionné par l’Institut Pasteur pour ouvrir un laboratoire. Arrivée à Riyad, elle est à la fois séduite par l’Orient et déroutée par toutes les contraintes imposées aux femmes. Elle doit sortir entièrement voilée, ne peut pas conduire, ni se déplacer à vélo, ni s’arrêter au Starbucks pour prendre un café… l’endroit est interdit aux femmes.
Commence alors pour Claire une longue descente aux enfers. Forcée de se soumettre à ces nouvelles règles, elle va peu à peu perdre sa combativité et son identité. De son côté, frustré par un métier qui ne tient pas ses promesses et qui le met une fois encore face à ses échecs, Mark devient de plus en plus méprisant et violent.
Ce n’est qu’après avoir frôlé la mort que Claire prendra la fuite grâce à la complicité d’une amie saoudienne aussi croyante que résignée.
Une histoire d’amour, de soumission, de résilience, de sublimation et d’amitié, dans un monde qui n’aime pas assez les femmes et s’évertue à les dévaloriser.
Dévoré par les requins au large de Bali, le peintre Egon Stübli est mort. Largement relayée par une presse qui jusqu'à présent ne s'était jamais beaucoup intéressée à l'artiste, en perte de vitesse après un petit succès quelques années plus tôt avec une série de portraits distordus appelés les Uglies, l'information suscite instantanément dans le monde de l'art un regain de curiosité.
Les « amis » apparaissent soudainement de toutes parts, la cote d'Egon s'envole, on s'arrache ses toiles? Mort, Egon Stübli atteint une notoriété à laquelle il n'aurait jamais pu prétendre de son vivant. Réticent dans un premier temps à profiter de cet engouement, son compagnon le chirurgien Charles Newcommer en tire cependant une idée. Si c'est la singularité qui plaît dans les portraits de son amant, pourquoi n'appliquerait-il pas ce principe à la chirurgie plastique ? Donner aux femmes et aux hommes une personnalité plutôt que de les faire toutes et tous se ressembler ?
Éditions JC Lattès
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Entre satire sociale et thriller psychologique, de la quête de la beauté à la fabrication d'un succès, Valérie Gans brosse un tableau au vitriol de notre société. Et si tout ceci n'était qu'une immense manipulation, reposant sur ce qui a toujours fait courir les hommes : l'appât du gain et la vanité ?
- Un taulard, écrivain raté, supprime un à un les éditeurs de Saint-Germain-des-Prés qui ont refusé de publier ses œuvres. Jusqu'à ce que l'un d'eux cède. Mais à quel prix ?
– À Marseille, deux malfrats de seconde zone s'apprêtent à braquer un riche vieillard quand celui-ci rentre chez lui accompagné d'une jeune aveugle. Cherchez l'erreur...
– Lors d'une filature pour une banale affaire d'adultère, un détective découvre la manipulation dont est victime un journaliste au bout du rouleau. Il le prend en pitié.
– Un énarque, un ingénieur des ponts et chaussées, un artificier et un informaticien unissent leurs talents pour transformer en fine gâchette un préfet particulièrement nul au tir.
– Le Serbe, ex-criminel de guerre devenu baron de la drogue sur le trottoir parisien, lance un de ses hommes de main sur la trace d'un dealer qui a cherché à le doubler. Mais celui-ci se suicide après avoir étranglé une femme. À quel jeu jouait-il ?
– Le responsable d'une société d'intérim de Normandie purge une peine de prison sur un lit d'hôpital. Quel crime monstrueux a-t-il commis?
– Un homme de trente-cinq ans, cadre divorcé, vit une belle aventure après avoir répondu à une petite annonce. Jusqu'au jour où la femme dont il s'est épris lui apparaît sous un autre visage...
– À la station Sèvres-Lecourbe, un jeune professeur se laisse fasciner par une clocharde qui lui extorque une poignée d'euros pour des poèmes qu'elle a dit oubliés chez elle. De l'arnaque considérée comme un des beaux-arts...
– Un couple à la retraite part s'installer en province. A-t-il raison de s'inquiéter des très mauvaises manières de l'équipe de déménageurs ?
Suspense, humour au vitriol, violence brute ou tendresse un peu désespérée... Dans chacune de ces neuf nouvelles, on retrouve le rythme enlevé, les rebondissements et les dénouements inattendus qui sont la marque de Thierry Gandillot.
Si Raphaëlle Debloye n'avait pas croisé son chemin, Leo Windsmith se serait contenté d'être l'héritier d'une des plus grandes galeries d'art de Manhattan.
A la recherche de Raphaëlle, Leo mène l'enquête en Europe, sur les traces de la collection Weissberg, dérobée par les nazis à une famille juive française.
Les fractures de l'histoire européenne se rouvrent à Berlin, où l'Ouest et l'Est viennent de se réunir. De Londres à Paris, de Saint-Paul de Vence à Salzbourg, Leo est conduit à s'interroger sur son propre héritage, sa part d'ombre.
À Bayonne, Stan est Flic. On a casé dans un petit commissariat ce type mélancolique mais intelligent et quand son patron l'envoie enquêter sur la disparition mystérieuse d'un banquier d'affaires, il n'y attache pas grande importance.
Cependant, après quelques visites dans les villas cossues de la Côte et des écoutes téléphoniques bien placées, il est pris dans un jeu d'enfer : un haut fonctionnaire a également disparu. Le même jour, sur le bassin d'Arcachon.
Quels fils relient ces deux personnages richissimes dont les femmes ignorent presque tout – leurs maîtresses, leur fortune, et surtout leur enfance si dure au collège Saint-Benoît? Stan découvre des milieux qu'il ignorait jusque-là : une étrange justice fiscale, la Bourse et les armoires ministériels, des cours folles entre Sercq et la Floride, Andorre et Zurich.
Dans les rouleaux de l'Atlantique, sous les pins maritimes, entre paellas et vieilles maisons de famille, Stan va beaucoup apprendre sur le monde des affaires et des grands sentiments. Suspense et chaleur humaine garantis.
Paris 5, impasse de l'Amiral du Cheigney du Coët. Ici, tout respire l'aisance et la tranquillité. Jusquà ce que l'immeuble soit racheté par un nouveau propriétaire.
Bras armé d'une puissante société immobilière, un homme se présente alors aux locataires. Après quelques jours, ce personnage menaçant en sait assez long sur chacun pour les mettre à la rue.
Pervers et violent, l'individu se félicite presque d'avoir affaire à un ramassis de tordus faciles à déloger. Il est loin d'imaginer à quelle meurtrière extrémité le mènera cette aventure.
Thierry Gandillot est né en 1953 à Paris. Il possède un DEA d'économie à Paris IX Dauphine (1976) consacré aux politiques économiques comparées de l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne entre 1954 et 1972. Il a également un DESS de sciences politiques à la Sorbonne et une licence de philosophie.
Après son service militaire comme enseignant à Saint-Cyr-Coëtquidan, il obtient la bourse de la Fondation Journaliste Demain, dirigée par Jean Ferniot. Après plusieurs stages, il entre au Nouvel Économiste comme journaliste spécialisé en macro-économie. Il travaille ensuite à La Tribune, à Sciences et Vie Économie dont il est rédacteur en chef adjoint avant d’entrer au Nouvel Observateur comme grand reporter au service « économie » (1987). Cette même année, il obtient une bourse du German Marshall Fund. En 1993, il rejoint le service « culture » du même hebdomadaire jusqu’en 1996 où il est nommé rédacteur en chef des pages « culture » (Livres et Arts et Spectacles) de L’Express.
Il est membre du comité de rédaction du magazine en ligne LeJournal.info[
Il est aussi auteur de romans, nouvelles et chroniques. En 2012, il expose au Festival des Mots de La Charité-sur-Loire une série de toiles et de dessins inspirés par la crise financière et la chute de Wall Street – une série commencée en juillet 2007. En septembre 2016, il présente une exposition " Toxic Assets" à la GRK Gallery, à Paris. Et en 2018, "Skyline Project", pour GRK Gallery.
Il a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2007.
Une petite chapelle perdue intrigue un archéologue. Ivo Varmon, un archéologue en pleine dépression suite à un drame familial, choisit de partir sur les routes de France pour tenter d’oublier.
Il est vite rattrapé par son instinct quand, au détour d’une forêt profonde, il découvre ce qu’il croit être une petite chapelle perdue. Bien décidé à fouiller dans ce bâtiment qui l’intrigue beaucoup, il s’installe dans le village voisin, peuplé de personnages au comportement étrange...
Découvrez les aventures d'Ivo Varmon, un archéologue que ses fouilles vont conduire dans un village français peuplé de personnages au comportement étrange...
« Portée par la lumière jaune des lampadaires, son ombre s’étirait et se contractait à mesure qu’il avançait, elle tournoyait autour de lui comme un vol de vautours dans le ciel. Il perçut le piétinement pour la première fois. Pas le sien, l’autre. Le son n’était pas très net, au début, mais il venait se rajouter à celui de ses propres pas.
Au bout d’un moment, on aurait dit le martèlement d’une armée en marche. Peut-être n’était-ce que le jeu de ce foutu écho ! Mais, il lui sembla rapidement que quelqu’un d’autre arpentait la rue. Il se retourna, un peu inquiet. Ne vit rien. Il reprit sa marche. Le bruit s’amplifia. Le battement sur le sol se faisait plus pressant, plus rapide, comme un cœur qui s’emballe. Et une autre ombre entra subitement dans la danse, se mêlant à la sienne, mais plus grande, et effilée comme une dague. Il ressentit la présence dans son dos. »
Éditions Ex Aequo
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Pour son quatrième roman, Samuel Gance nous livre ici un thriller terrifiant où s’entremêlent enquête policière et terreur absolue, dans la lignée de ses précédentes productions.
Quand Gérard et Yann, deux agents immobiliers, sont envoyés en mission de repérage dans un hospice pour personnes âgées que leur patron désire voir redevenir le palace qu’il fût à la fin du dix-neuvième siècle, ils sont loin de se douter de la tournure que vont prendre les événements.
« De gigantesques sapins caressaient nonchalamment de leurs branches fatiguées le tapis d’aiguilles mortes qui recouvrait le sol. Un étroit sentier, longeant le mur d’enceinte, louvoyait parmi les vieux troncs rugueux. Dans le prolongement de l’entrée, une allée ombragée s’enfonçait dans les ténèbres du sous-bois. L’odeur âcre de terre humide et de végétaux en décomposition, d’ordinaire si agréable au promeneur, avait ici quelque chose d’écœurant. »
Quand la volcanique Marie du Plessis est en colère, mieux vaut ne pas se retrouver sur son chemin ! Et quand on tue sauvagement l'un de ses meilleurs amis, elle est très, très en colère...
Dans ce polar noir et sur-vitaminé, les rebondissements s'enchaînent pour la jolie rousse et ses deux compagnons et les mèneront en cascade de la savane surchauffée du Mpumalanga, en Afrique du Sud, jusqu'au coeur frénétique des mégapoles d'Asie.
« Il n'eut pas vraiment le temps de pousser plus loin sa réflexion. Le sabre ressortit par son ventre. Pilepoil au-dessous du plexus. Son regard se figea dans une incompréhension tragi-comique. »
Samuel Gance est le pseudonyme de Philippe Morvan, né en novembre 1962 à Clermont-Ferrand (France) et réside à La Réunion et en Afrique du Sud. Après avoir été scolarisé à l'école Paul Bert puis au lycée Blaise Pascal, il est diplômé de la faculté de Pharmacie de Clermont-Ferrand et part travailler en Italie puis à la Réunion en 1990 en tant que pharmacien hospitalier. Il fut également pharmacien à la Clinique Chénieux de Limoges.
En 1981 il publie un premier ouvrage pour la Bibliothèque Verte des éditions Hachette mais en 2012 il sort un premier romans sous le pseudonyme de Samuel Gance.