Tout cela s'est tramé en Suisse, au son des cloches que font tinter les vaches en descendant de la montagne.
Rob Trenton était en vacances avec l'étrange et ravissante Linda Caroll. Le prétentieux Merton Ostrander venait de les rejoindre, faisant toujours un drame de ses ennuis.
Mais c'est sur une route solitaire des alentours de New-York que les véritables ennuis ont commencés : pourquoi diable avoir camouflé de la drogue dans la voiture de Linda ?
Dans la partie de la chambre s'offrant à ma vue, une ombre se déplaça, puis une autre. J'entendis une voix d'homme, une voix sourde, s'exprimant longuement. Après quoi une voix de femme répliqua, de façon très brève. L'homme insista, sur un ton péremptoire.
Soudain, non plus seulement son ombre mais Melita elle-même apparut dans mon champ de vision. Elle était en chemise de nuit légère et portait par-dessus un négligé tout aussi diaphane. Une main d'homme la saisit par le poignet. De cet homme, je ne voyais que la main, mais cette main portait une bague, une torsade d'or formant un nœud au centre duquel un rubis jetait des feux. Brusquement, la chambre de l'autre bungalow devint obscure et je n'entendis plus rien.
La petite Sandra est très inquiète. L’oncle Amos, encore une fois, a forcé sur la bouteille. Depuis, on ne l’a plus revu. Et c’est bien ennuyeux, parce qu’il doit hériter dans quinze jours d’une jolie petite pincée de dollars qui arrangerait bien tout le monde.
Bertha Cool, toujours plus prête à encaisser les chèques qu’à écouter son bon cœur, refuse de se laisser émouvoir. Mais Donald Lam, lui, est prêt à tout : à aller jusqu’à Reno pour retrouver une belle blonde. À risquer une inculpation. Et à subir la mauvaise humeur de son associée. Ce sont les compagnies d’assurances qui seront bien contentes : elles n’auront rien à payer à des escrocs, grâce à l’agence Cool et Lam.
Il n'était que sept heures quinze quand Doris Kane arriva à Madison City.
Comme elle avait conduit toute la nuit et qu'elle avait les yeux fatigués, elle ne remarqua pas, tout d'abord, que la ville offrait un spectacle plutôt inaccoutumé. Les rares hommes qui se trouvaient déjà dans la rue arboraient des chapeaux à énormes bords et il n'y en avait pas un seul qui ne fût barbu ou moustachu.
- En effet, cette fois, c'est un homme. Il a dû passer toute la nuit dans un wagon ordinaire, si j'en juge par son complet tout fripé et sa chemise défraîchie.
Tout le monde se retourna et le dévisagea. Carr, sans même attendre la réponse du coroner, poursuivit avec assurance, du fond de la salle :
- Pourquoi ne pas envisager une autre hypothèse que celle d'un accident ? Quelqu'un aurait pu prendre Mme Hunter et sa fille pour Alice Groley et son bébé, Ruth. Une voiture les aurait donc suivies depuis la sortie de Madison City. Après les avoir doublées sur la route, elle serait redescendue à toute vitesse de la colline, dans le but de les heurter à ce virage dangereux et de les projeter hors de la route. Cette manœuvre ayant pour but de provoquer la mort de Mme Grolley et de son enfant.
Là-dessus, Carr s'inclina et se rassit, laissant planer son incroyable hypothèse dans un silence stupéfait.
La pièce faisait penser à une salle de bal, au petit matin, après le départ des danseurs. Les murs étaient décorés d'affiches "Elisez Douglas SELBY District Attorney", clamait l'une d'elles, qui reproduisait les traits d'un homme jeune et distingué, aux cheveux frisés, au regard téméraire et pénétrant, à la bouche volontaire mais bien dessinée...
Un riche homme d’affaires vient consulter Perry Mason car sa belle-fille est victime d’un chantage dont il pense être à l’origine du fait d’un péché de jeunesse.
La belle-fille est fiancée à un homme socialement en vue et l’homme d’affaires craint que le mariage ne soit gâché. Il engage Mason pour gérer le problème à sa place et l’avocat se met au travail avec son flair habituel.
L’affaire est rendue plus compliquée à cause de l’hostilité de la belle-fille et aussi par la découverte qu’il existe d’autres sujets qui sont matière à chantage. Puis, l’un des maîtres chanteurs est assassiné et la femme de l’homme d’affaires est accusée du crime…
Sur la plage californienne où elle prend ses vacances, Della Street, l'exemplaire et si féminine secrétaire de Perry Mason, a découvert un mystère peu ordinaire.
- Un mystère à deux jambes... et quelles jambes ! confie-t-telle au célèbre avocat, venu lui faire visite à la faveur d'un week-end.
Le mystère en question est une blonde sculpturale qui, loin de surveiller sa ligne, s'administre comme apéritif un verre de lait enrichi de crème fraiche, le fait suivre d'un steak avec des frites et une salade, pour terminer par une tarte aux pommes accompagnées de deux tablette de chocolat aux amandes.
- ça me paraît assez déconcertant, convient Mason. Un vrai mystère.
Mais il ne se doutait pas que cette blonde vorace allait devenir sous peu sa cliente, une cliente qui n'hésiterait pas à lui affirmer sous serment les plus évidents mensonges !
Perry Mason regarda sa secrétaire particulière, Della Street qui, les yeux brillants d'un éclat malicieux, se tenait devant lui en gardant une main derrière le dos.
- Je voudrais un renseignement, patron.
- Allez-y.
- Pouvez-vous me dire sur quel principe repose le fonctionnement du téléphone ?
- Certainement : l'introduction d'une pièce de monnaie dans la fente indiquée par la flèche.
- Pouvez-vous me dire, continua Della Street, pourquoi il est seulement 9h à Los Angeles lorsqu'il est midi à New-York ?
- Bien sûr : parce que les gens de New-York ont l'habitude de se lever trois heures plus tôt que ceux de Los Angeles.
- Et ceci encore : pourquoi dans le désert de Californie, par une journée torride, peut-on voir de hautes montagnes couvertes de neige ?
Les sourcils de Mason se froncèrent légèrement :
- Vous êtes trop grande pour qu'on vous donne la fessée et une trop précieuse collaboratrice pour que je vous congédie, mais si vous vouliez bien m'expliquer à quoi tend...
Della Street déposa sur le bureau la brochure qu'elle avait jusque là dissimulé derrière son dos :
- Vous avez sur cette première page 37 questions que votre enfant peut vous poser. En connaissez-vous les réponses ?
La jeune femme tourna la page :
- Voici quinze phénomènes naturels qui sont souvent mal compris et, à droite, cinquante faits curieux que bien peu des personnes savent expliquer.
- Et je suppose que sur la quatrième page, il y a un bulletin de souscription ?
- Pas exactement, non. Juste une formule à remplir et signer si vous désirez recevoir de plus amples détails sur "Mille renseignements pratiques pour les parents". Un tampon y mentionne en outre le nom de Gwynn Elston, ainsi que son adresse et son numéro de téléphone où l'on peut la joindre.
- Et vous estimez que je devrais apposer ma signature sur ce bulletin, afin de bien me préparer à devenir papa ?
- Non, ce n'est pas nécessaire. Miss Elston est dans la salle d'attente et si elle m'a donné cette brochure, c'est en guise de carte de visite.
- Non, je viens simplement vous annoncer une cliente.
Mason fronça les sourcils, puis sourit.
- Alors, telle que je vous connais, je sens que cette cliente doit être très belle et toute auréolée d'un mystère dont vous brûlez d'apprendre le fin mot. Vous craignez seulement que je refuse de la recevoir parce que nous avons un rendez-vous prévu dans un quart d'heure. C'est ça ?
- Oui, répondit Della Street en se détachant de la porte, sauf qu'elle n'est pas très belle, mais pourrait l'être.
- Qu'entendez-vous par là ?
- Qu'elle a délibérément entreprit de s'enlaidir.
- Et c'est ça qui vous intrigue tant ?
- Dame ! À une époque où les femmes dépensent tellement de l'argent pour tâcher de paraître plus belles, il est assez curieux de voir une jolie femme chercher à s'enlaidir.
- Je crains de vous paraître ridicule, monsieur Mason, mais voici les faits : mon père était en train de prendre son petit déjeuner, quand il m'a demandé de lui préparer deux autres œufs au jambon. Je suis allée dans la cuisine pour les faire frire et lorsque je suis revenue, mon père n'était plus là... Je l'ai attendu, puis cherché en vain dans toute la maison... j'ai seulement retrouvé sa serviette de table dans l'atelier où il y avait aussi une chaise brisée et beaucoup de billets de banque épars autour d'une flaque de sang.
- Vous avez prévenu la police ? s'informa Mason.
- Non, mon père m'avait avertie que s'il se produisait quelque chose d'insolite, je devais laisser la police en dehors de tout et prendre immédiatement contact avec vous.
Tout d'abord intrigué par ce que cette nouvelle affaire a de déconcertant, Perry ne tarde pas à avoir l'impression qu'on lui tend un piège dans lequel il ne va pas pouvoir s'empêcher de tomber.
Cela faisait un mois, ce six février, que Gladys Doyle travaillait pour Mauvis Niles Meade en qualité de secrétaire et cependant la jeune fille n’avait pratiquement rien appris sur la romancière.
En réponse à une annonce demandant une secrétaire discrète calme et diplomate, ayant vingt-deux ans au moins et vingt-quatre au plus, Gladys avait été engagée. Après que Mauvis Meade l’eut prévenue que son travail serait celui d’une compagne de tous les instants, la jeune fille s’était vu octroyer une splendide chambre d’angle dans l’appartement-terrasse que la romancière occupait tout en haut d’un immeuble de Los Angeles.
Depuis lors, Gladys avait eu à écrire de brèves lettres ou des télégrammes, répondre au téléphone, donner des rendez-vous pour des interviews et, surtout, veiller à ce que miss Meade ne fût pas dérangée quand elle ne voulait point l’être.