Etats de service : sergent dans le corps d'élite du bataillon Acahuapa.
Démobilisé à la fin de la guerre civile qui a terrorisé le Salvador pendant huit ans, Juan Alberto Garcia, ancien d'un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. Lui qui ne connaît d'autre métier que celui de tueur a bien du mal à se satisfaire du trafic de voitures.
Pour renouer avec sa seule façon d'exister, il va devenir l'homme de main de gros bonnets qui donnaient hier la chasse aux terroristes et qui se disputent désormais les territoires de la drogue.
Éditions Les Allusifs
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Froide et haletante confession d'un homme sans âme pris dans l'engrenage d'un système corrompu, avec L'Homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié les convulsions d'une société pourrie par la guerre.
La vie d’Erasmo Aragon change soudainement quand il est faussement accusé d’abus sexuel. Il perd son travail dans une université américaine et ne peut plus renouveler son permis de séjour. Après une crise nerveuse il rencontre Josefin, une infirmière suédoise, à laquelle il s’accroche désespérément. Afin d’oublier son passé, ils démarreront une nouvelle vie ensemble à Stockholm, mais les fantômes latino-américains, la monotonie, la dépendance et les anxiolytiques feront ressurgir la paranoïa…
Éditions Métailié
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Dans ce roman bref mais intense, Castellanos Moya, l’un des auteurs latino-américains les plus respectés et influents, revient à l’un de ses sujets centraux : le déracinement des hommes et des femmes qui ont subi la violence et qui n’arrivent à trouver refuge ni chez eux ni ailleurs.
Le portrait précis et ironique d’un intellectuel condamné à l’errance. Un récit où la paranoïa et les souvenirs ensorcellent le lecteur.
José Zeledon, ex-guérillero aux réflexes encore bien rodés, débarque à Merlow City, ennuyeuse ville-campus du Wisconsin. Guerrier désœuvré devenu chauffeur de bus scolaire, il tente de réprimer ses instincts d’homme d’action.
Erasmo Aragon, professeur d’espagnol paranoïaque et aigri, obsédé par les shorts trop courts de ses jeunes étudiantes, part à Washington pour consulter les archives de la CIA et tenter de résoudre l’énigme de l’assassinat du grand poète salvadorien Roque Dalton.
Ces deux survivants hantés par la guerre, inadaptés, solitaires, se désintègrent à petit feu dans un pays puritain obsédé par la surveillance perpétuelle et les armes, auquel ils ne comprennent rien.
Keera connaît sa clientèle mieux que personne. Et c'est bien là le problème. Lorsque Jenna Bernstein, PDG en disgrâce d'une startup de biotechnologie controversée, est accusée du meurtre de son ancien amant et associé, elle demande à Keera Duggan d'assurer sa défense.
Un choix aussi personnel que professionnel qui réveille de sombres souvenirs liés à leur enfance commune. Trois ans plus tôt, le père de Keera avait déjà réussi à obtenir l'acquittement de Jenna dans un procès pour homicide, quand elle était accusée du meurtre d'un employé qui menaçait de rendre publiques des allégations de fraude.
Petite, Keera avait déjà compris que Jenna était une sociopathe manipulatrice et autoritaire. Pourtant, face à des preuves uniquement circonstancielles, elle choisit de croire à son innocence. Mais plus l'enquête progresse, plus les zones d'ombre s'accumulent...
Si tout cela s'avère n'être qu'un jeu sournois, Keera pourrait bien faire acquitter une meurtrière.
Le Viking est un ex-catcheur professionnel recyclé dans les troupes de la police politique qui veut montrer à ses supérieurs qu’il est un dur toujours capable d’assurer dans les situations de crise. Il part en opération pour enlever un jeune couple de subversifs et les transférer dans les cachots du Palais Noir de la répression.
Le lendemain Maria Elena vient pour la première fois faire le ménage chez les petits-enfants de ses anciens patrons. Le jeune couple a disparu. Maria Elena se met à leur recherche avec l’intuition qu’il leur est arrivé quelque chose de grave. Elle pose des questions dans le quartier et se souvient qu’elle a jadis été courtisée par le Viking au moment où il surveillait son ancien patron. Elle décide de lui demander son aide.
Le hasard la fera assister à des détentions brutales, à des émeutes estudiantines où elle croira reconnaître un regard familier. Son angoisse ne fera que croître à mesure qu’elle comprendra la situation et sera amenée à se poser des questions sur la situation de sa fille et de son petit-fils.
Au début des années 90, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; Erasmo Aragon, journaliste salvadorien exilé au Mexique, songe à regagner son pays d’origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille qui l’énervent prodigieusement.
Dans l’attente du départ, il vit dans un état second, entre les vapeurs de l’alcool et les bouffées d’angoisse, hanté par des souvenirs confus et la peur d’être arrêté à sa descente de l’avion. Souffrant d’une douleur chronique au foie, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin qui lui prescrit des séances d’hypnose censées le soulager, dont au réveil il ne se rappelle rien.
Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu’à la déraison.
Ayant fui son pays, un journaliste paranoïaque échoue au Guatemala où il révise les mille cent feuillets d'un rapport sur le génocide perpétré par l'armée contre les Indiens. Au fur et à mesure que défilent les pages qui voient se succéder tortures, viols et massacres abominables, l'homme perd peu à peu la raison, emporté dans une spirale de démence horrifique.
Et ce ne sont pas ses beuveries à la cantina locale, ni ses séances de sexe, surréalistes et dérisoires, qui amélioreront la situation. Une chose est sûre : " Il n'est plus entier de la tête ", plongé au cœur d'un Guatemala hanté par le crime. Pire, son cauchemar éveillé ne fait que commencer...
D'où est venu le coup de grâce qui a achevé Alberto Aragon ? Pourquoi l'ex-ambassadeur salvadorien a-t-il fui son pays un matin de juin 1994 pour aller s'égarer dans le labyrinthe de Mexico, vivre ses derniers jours, rongé par l'alcool et abandonné de tous ?
Personnage ambigu, impliqué dans d'obscures tractations politiques, homme de confiance de la guérilla salvadorienne et diplomate éphémère au service du gouvernement de la junte militaire, il a longtemps oeuvré dans les coulisses d'une guerre civile longue et meurtrière.
Pepe Pindonga, un détective salvadorien fou de femmes et d'alcool mais abstème volontaire dont l'incontinence verbale est aussi irrésistible qu'inépuisable, est chargé par un mystérieux ami du défunt, d'enquêter sur cette disparition : une mission providentielle pour le privé qui a justement besoin de s'extraire du marasme éthylique d'une peine d'amour comme il n'en a jamais connu.
Jeune désoeuvré, Eduardo Sosa tue et usurpe l'identité d'un clochard à l'existence tapageuse. A bord de sa Chevrolet, le voilà lancé dans une virée hallucinée en compagnie de quatre vipères venimeuses, mettant la ville à feu et à sang.
Satire sociale et délire surréaliste : embarquez pour une balade ophidienne inoubliable.
Au début des années 90 à San Salvador, Olga Maria Trabanino est froidement assassinée d’une balle dans la tête. Qui peut donc avoir voulu la mort de cette jeune femme apparemment sans histoires ?
Au fil de l’enquête, sa meilleure amie, Laura, cancanière, hystérique et jalouse, découvre incrédule tout ce qu’elle lui avait caché : son passé, ses fréquentations, ses vices… Le portrait qui se dessine alors est celui de la bourgeoisie tout entière, qui abrite ses turpitudes et sa corruption sous le masque impavide de la respectabilité.
Le jour où l’assassin s’évade de prison, elle voit le piège se refermer sur elle.
Éditions Métailié
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Avec cette intrigue menée d’une plume haletante, l’auteur poursuit sa radiographie au vitriol de la société latino-américaine, gangrenée par les luttes politiques et le trafic de drogue.
Horacio Castellanos Moya est né en novembre 1957 à Tegucigalpa au Honduras. Il grandit et fait ses études au Salvador et s'exile à partir de 1979 au Mexique, au Costa Rica, au Guatemala, au Canada, en Allemagne, en Espagne, au Japon. Aujourd'hui, il enseigne à l'université de l'Iowa.
Il a écrit douze romans, qui lui ont valu de nombreux prix, des menaces de mort et une reconnaissance internationale, en particulier la saga des Aragon, qui suit le destin d'une famille sur plusieurs générations au Salvador, avant, pendant et après la guerre civile.
Musa, jeune rédacteur publicitaire désœuvré, se fait recruter par un bien étrange employeur : L’Agence Secrète. Fait curieux, le PDG de cette entreprise se trouve être un chat.
Au même moment, une certaine École du Bonheur Intergalactique ouvre ses portes dans l’immeuble où habite Musa avec Şaban, son colocataire dévot féru de magasines érotiques. Or cette École se révèle l’unique client de L’Agence secrète… Une odeur de bizarre qui va enflammer les fantasmes conspirationnistes de Musa.
Éditions Mirobole
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Agrémenté de special guests tels le Prince Charles ou Superman, embringuant le lecteur jusque sur les côtes de Mykonos et dans les sphères extraterrestres, L’Agence secrète est un roman délirant à mi-chemin entre le polar existentialiste et le cartoon urbain.
Depuis qu’il s’est fait renvoyer de la maternelle, le petit Alper Kamu a du temps libre pour traîner dans son quartier d’Istanbul, comprendre pourquoi ses parents ont des rapports si névrotiques et, plus généralement, cogiter à cette énigme qu’est la vie.
Justement, l’oncle d’Alper, Nebi Bey, a succombé à une attaque. Menant une vie de retraité modèle tout en brûlant d’amour pour son ex-femme, il laisse derrière lui quelques disques et des photos-souvenirs. En regardant ces clichés, Alper découvre que l’existence tranquille de son oncle n’était peut-être que la partie émergée d’un iceberg...
L’autre préoccupation d’Alper, c’est ce qu’il vient d’apprendre sur son copain Ümit, 12 ans, nouveau venu dans le voisinage : il aurait étranglé son jeune frère handicapé. Après avoir rencontré les membres de la famille dysfonctionnelle d’Ümit, Alper Kamu commence à douter de la culpabilité de son camarade...
Alper Kamu est un curieux petit garçon qui s’est promis de résoudre un meurtre commis dans son quartier à Istanbul. Il a trouvé Ertan le Timbré à côté du cadavre encore chaud d’Hicabi Bey, policier à la retraite, la télévision allumée à plein volume, mais le cinglé du voisinage était plutôt là pour regarder l’équipe du Besiktas perdre en Ligue des champions.
Déjà tête à claques d’existentialiste, Alper le désormais détective va sécher la maternelle et balader son revolver en plastique Dallas Gold dans une mégapole bigarrée, pleine d’amantes fatales, d’épiciers lyriques et de directeurs sournois…
L’Assassinat d’Hicabi Bey n’est peut être pas une énigme métaphysique, mais ça y ressemble. Sauf qu’on rit beaucoup et que, à la fin, on a la réponse.