Le mystère de Listerdale
ou
Douze nouvelles
Ces douze nouvelles n'appartiennent pas à proprement parler à la Littérature policière mais toutes traitent avec brio de situations étranges, ou évoluent autour d'un meurtre.
Chacune, dans sa brièveté, est une comédie complète ou un drame, et aucune ne ressemble aux autres, sinon que la plupart, quel que soit le mystère qu'elles distillent, se terminent pas un éclat de rire.
Comprend:
- Le mystère de Listerdale
- Philomel Cottage
- Une jeune fille dans le train
- Une chanson pour six pence
- La métamorphose d'Edward Robinson
- Accident
- Jane cherche une situation
- Un dimanche fructueux
- L'aventure de Mr Eastwood
- La boule rouge
- L'émeraude du Rajah
- Le chant du cygne
Librairie des Champs-Élysées
Mme Saint-Vincent, la cinquantaine, vit désormais seule et désargentée avec son fils Rupert et sa fille Barbara dans un modeste appartement londonien. En consultant les petites annonces, elle découvre qu'un propriétaire, par le truchement d'une agence, propose la location pour un loyer modeste d'une maison bourgeoise avec mise à disposition de domestiques.
Passant outre aux réticences de Rupert qui subodore une anguille sous roche en faisant remarquer que cette habitation fut le dernier domicile connu de lord Listerdale, un homme qui a disparu en Afrique sans laisser de traces, Mme Saint-Vincent souscrit à la proposition de l'agence immobilière, notamment pour offrir un beau logement à Barbara qui veut recevoir son fiancé dans un cadre à son avantage.
Le contrat de bail est signé et Mme Saint Vincent emménage dans le logement. Le maître d'hôtel et les domestiques comblent toute la famille et le fiancé de Barbara de leurs soins assidus.
Au bout de quelques mois d'un irréprochable confort, Mme Saint-Vincent questionne Quentin, le maître d'hôtel à propos du propriétaire de la maison, qui est aussi son employeur. Quentin ne cache pas à Mme Saint-Vincent qu'il ne nourrissait pas de sentiments d'estime pour lord Listerdale : il le considérait comme un être particulièrement égoïste.
Durant le même temps, Rupert se rend en catimini dans la propriété de campagne de lord Listerdale pour éclaircir cette situation et y rencontre un autre maître d'hôtel se prénommant Quentin. Il retourne chez sa mère pour l'alerter que le maître d'hôtel qu'elle avait l'habitude de fréquenter depuis plusieurs mois est forcément un imposteur.
Alix est tombée amoureuse de Gerald. Avec les économies d'Alix, le couple achète une maison.
Fortuitement, Alix découvre des indices donnant à penser que Gerald est peut-être un tueur en série, qui assassine les femmes qu'il a épousées. Or justement, il se pourrait bien qu'il mette à exécution dès ce soir ses sinistres projets. À moins qu'Alix se trompe ?
Une inconnue dans le train confie un mystérieux paquet à George Rowland et lui demande de procéder à la filature d'un homme louche. Plus tard, George découvre que l'homme qu'il a « filoché » est un inspecteur de Scotland Yard, lequel justement enquêtait sur la belle inconnue...
Dix ans auparavant, Edward Palliser était tombé sous le charme de l'adolescente Magadalen, âgée 17 ans. Aujourd'hui, Magdalen est devenue une femme adulte et vient demander à Edward d'accomplir une promesse qu'il lui avait alors faite : l'aider quoi qu'il lui en coûte si elle avait un sérieux problème.
Or justement la jeune femme a un problème : sa tante Lily a été tuée et il ne peut y avoir qu'un seul coupable parmi quatre suspects. Elle est l'un des quatre suspects et demande à Edward de faire une enquête pour déterminer l'identité du ou de la coupable. Les quatre suspects profitent tous financièrement de la mort de tante Lily...
La métamorphose d'Edward Robinson
Edward Robinson vient de gagner une forte somme d'argent. Sans en parler à sa petite amie Maud, il vient d'acheter une superbe voiture de sport. Avec son nouveau cabriolet, il va se promener au hasard dans la campagne anglaise. Il gare sa voiture en un endroit, va se promener et y revient.
À l'intérieur de la voiture, il y découvre un collier de diamants ! Il se rend vite compte que si la voiture est du même modèle que la sienne, il ne s'agit pas de son automobile. Le véritable propriétaire de cette voiture l'a confondue avec la sienne. Découvrant un message dans le vide proche donnant rendez-vous au voleur en un certain endroit, il décide sur un coup de tête de se faire passer pour le voleur...
M. Evans est un ancien inspecteur de police qui a pris sa retraite à la campagne. Il est voisin du capitaine Haydock, lui aussi à la retraite. Ils discutent de leur voisine commune, Mme Merrowdene. Or Evans croit reconnaître en cette personne Mme Anthony, sur laquelle il avait enquêté dix ans auparavant. À l'époque, M. Anthony était mort des suites d'une overdose d'arsenic, qu'il avait l'habitude de consommer régulièrement. Les deux époux ayant tous deux accès aux poisons, la femme fut soupçonnée de meurtre avant d'être disculpée, faute de preuve et de témoin. Cette mort assez suspecte avait eu lieu peu de temps après que la victime eut, sous la pression de sa femme, souscrit une assurance vie confortable à l'avantage de cette dernière.
Evans remet en question celle disculpation : et si l'ancienne Mme Anthony, devenue Mme Merrowdene, se décidait à supprimer son nouvel époux ? Il veut en avoir le cœur net : il suppose en effet qu'un meurtrier repasse forcément à l'acte même si c'est longtemps après. Il va donc à la poste et vérifie le courrier de M. Merrowdene : il repère, sur des en-têtes de lettres, des noms d'assurances-vie connues. Ses soupçons confirmés, il va à la fête Primerose league, organisée par les propriétaires locaux. Il y participe jusqu'à ce qu'il rencontre Mme Merrowdene qui l'invite à prendre le thé. L'appelant « Mme Anthony », il lui montre ainsi qu'il l'a reconnue.
Ils rentrent chez elle en bavardant. Evans observe chacun de ses geste quand elle prépare le thé et, une tasse étant destinée au mari, Evans a l'intime conviction qu'elle va assassiner son époux dans quelques instants, sous ses propres yeux ! Il ordonne alors à Mme Merrowdene de boire le contenu de la tasse, ce qu'elle fait sans résister.
En consultant les petites annonces du Daily Leader, Jane Cleveland, au chômage, tombe sur une annonce par laquelle on indique rechercher une jeune femme de 25 à 30 ans, blonde, les yeux bleus, le nez droit, longue et mince, 1m70 environ, avec des talents d'imitation et une bonne maîtrise du français. Répondant à tous les critères, Jane se rend au lieu et à l'heure indiqués dans l'annonce.
Elle est reçue par un homme qui procède à un premier tri des nombreuses candidates. Elle est sélectionnée pour la suite du « casting ». En fin de compte, elle est choisie par celui qui a passé l'annonce. Elle apprend alors qu'il s'agissait de trouver une « doublure » de la Grande duchesse Pauline, qui a fui un pays d'Europe de l'Est, sans doute la Russie (« Ostrova » dans le roman) dont les dirigeants ont été massacrés par les communistes. Craignant un attentant des services communistes, on a pensé à remplacer pendant une quinzaine de jours la grande duchesse : ce sera Jane qui prendra sa place.
La première activité au cours de laquelle elle sera la doublure de la grande duchesse sera une vente de charité durant laquelle des bijoux de prix seront exposés à la vue du public...
Par un beau week-end, Edward et Dorothy prennent leur auto et s'en vont en pique-nique. Dorothy achète un petit panier de cerises à un marchand. Une fois les fruits dégustés, le couple découvre au fond du panier un collier de diamants !
Edward et Dorothy se demandent ce qu'ils doivent faire : tenter de retrouver le marchand et lui restituer le collier ? amener le collier à la police ? passer une petite annonce ? garder le collier sans en parler à quiconque ?
Mr Eastwood est un écrivain en panne d'inspiration. Il a beau chercher un récit captivant, il n'arrive qu'à formuler le titre d'un éventuel roman : « Le Mystère du deuxième concombre ». Il reçoit soudain un appel téléphonique d'une dénommée Carmen, qui l'appelle à son secours. Elle lui donne son adresse. Ému par le ton éploré de la femme, il se rend à l'adresse indiquée et rencontre la femme.
C'est alors que surgissent deux policiers, qui annoncent à Mr Eastwood qu'il est arrêté : il s'appelle Conrad Fleckman et a tué Mme Anna Rosenberg. Eastwood veut montrer sa bonne foi et prouver son identité. Il propose de leur faire visiter son appartement et de leur présenter ses papiers d'identité, que dans sa précipitation il avait oublié chez lui. Ne sachant trop quoi faire, les inspecteurs Verrall et Carter acceptent de l'accompagner à son domicile. Ils s'y rendent et croisent Rogers, le concierge, qui confirme l'identité d'Eastwood et le fait qu'il habite ici depuis quatre ans.
Pendant que Carter effectue une perquisition dans l'appartement, Eastwood discute longuement avec Verrall dans la cuisine. Ce dernier raconte à son interlocuteur, avec force détails, les conditions du meurtre d'Anna Rosenberg et les raisons qui les ont poussés à le prendre pour l'assassin, Conrad Fleckman. Toute l'histoire tourne autour d'un « châle espagnol à mille fleurs ».
George Dundas, employé de son oncle Ephraim Leadbetter, se fait renvoyer de la société pour avoir, à l'amorce des beaux jours, pris un jour de congé en pleine semaine sans prévenir personne.
Rencontrant par hasard une jeune femme riche, Mary Montresor, celle-ci lui propose inopinément de faire un tour en voiture avec elle. N'ayant rien d'autre à faire, George accepte la proposition. Au cours de la balade en auto, elle lui parle de son petit ami actuel (« Bingo ») qu'elle ne trouve pas à la hauteur de ses attentes. Au détour d'une phrase, elle demande à George s'il accepterait de l'épouser ; George répond par l'affirmative en souriant. Ils continuent de discuter de choses et d'autres, passant une grande partie de la journée ensemble.
Leur errance en voiture les amène aux abords d'un manoir appartenant semble-t-il à la famille Pardonstenger. Mary souhaite en visiter le magnifique jardin ; George l'accompagne. Le duo est alors pris à partie par le majordome et la femme de charge qui, sous la menace d'un revolver, les obligent à se rendre dans la cave pour y être détenus le temps que la police soit appelée. Les deux employés de maison se montrent menaçants. Peut-être sont-ils fous et vont-ils tuer leurs prisonniers ?
C'est alors que, mû par l'instinct, George décoche un terrible coup de pied en direction du plexus solaire du majordome, le mettant K-O, et s'empare de l'arme. Mary et lui prennent la fuite, laissant l'homme assommé sur le sol. Ils regagnent la voiture garée non loin de là et regagnent Londres.
James Bond est attiré par la belle Grace, mais celle-ci n'a d'yeux que pour Claud Sopworth. On est en été, et James doit rejoindre Grace et ses ami(e)s au bord de la mer. Quand il arrive ce matin-là sur la plage, quelle malchance !, toutes les cabines de mer sont prises. Une seule n'est pas fermée à clef et se trouve éloignée des autres. James décide de tenter sa chance : il pénètre dans la cabine de mer, met son maillot de bain, laisse sa chemise et son pantalon dans le bungalow et va rejoindre Grace et les autres à la mer.
Plus tard dans la matinée, ils décident de rentrer à l'hôtel pour déjeuner. James est ennuyé car Grace, se montrant plutôt snob, a montré à plusieurs reprises son penchant pour les hommes qui connaissent des célébrités (ce qui est le cas de Claud Sopworth mais pas de James). Arrivé dans la cabine de bains, James met le pantalon et la chemise. Alors qu'il est près de l'hôtel, il se rend compte qu'il y a quelque chose au fond de la poche du pantalon : une magnifique émeraude. Il réalise alors que ce pantalon n'est pas son pantalon, et que le véritable propriétaire a confondu le sien avec celui de James. D'où vient cette émeraude ? Est-elle volée ? Doit-il la restituer à la police ? Mais le croira-t-on ?
Il décide de retourner à la cabine de plage pour échanger ce pantalon avec son pantalon. Sur le trajet il est interpellé par un homme qui était le détenteur de l'émeraude et qui le somme de la lui restituer.
La cantatrice Paula Nazorkov fait une tournée en Angleterre. Elle joue et chante merveilleusement le rôle-titre de la Tosca, le célèbre opéra de Puccini. Lady Rustonbury lui propose de faire un récital dans la salle des fêtes de son manoir. Ce récital sera privé et l'assistance sera sélectionnée. La cantatrice pourra choisir ses partenaires et l'équipe technique. Paula Nazorkov accepte la proposition.
Les choses se mettent en place. Les chanteurs son sélectionnés ainsi que l'équipe technique. Mais quelques jours avant le récital, le signor Roscari tombe gravement malade et il faut le remplacer au pied levé. Lady Rustonbury suggère le baryton Édouard Bréon, qui d'ailleurs réside non loin de là. Paula Nazorkov accepte qu'on fasse appel à cet homme pour remplacer le malade.
Quelques heures après, Bréon arrive, sûr de lui. Une discussion s'engage à cinq entre Lady Rustonbury, sa fille Blanche Amery, M. Cowan, Paula Nazorkov et Bréon. L'homme raconte diverses anecdotes sur sa carrière et diverses expériences qu'il a jadis vécues. L'une de ces anecdotes porte sur une jeune fille, Bianca Capelli, à qui il avait fait croire qu'il ferait son possible pour faire libérer son fiancé incarcéré, alors qu'il n'avait absolument rien fait pour cela.
Quelques jours plus tard, le récital a lieu, au cours duquel Bréon est poignardé par Paula Nazorkov, qui avait pris son personnage trop à cœur.
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