Richard Armstrong écoute d'un air absent les juges qui le condamnent, mais se déchaîne à sa sortie de prison, comble sa femme de cadeaux, sait qu'elle le trompe, prépare un meurtre et répugne à tuer.
Bizarre, pense John Piper, agent d'assurances et familier des énigmes psychologiques qui, dans cette affaire où entrent en jeu des intérêts considérables, subira l'attrait puissant de la frêle et amorale Elisabeth.
"Pauline Mason était jolie femme, ayant à résoudre ses problèmes, en avait-elle trouvé la solution en s'empoisonnant à la strychnine ? Cela paraissait vraisemblable !"
La compagnie d'Assurances Cresset prescrit néanmoins à John Piper de reprendre l'enquête. Il s'aperçoit rapidement que le contrat comporte une réserve, qui entre en contradiction avec les faits. Il approfondit ses recherches et en arrive à se poser une question, qui, apparemment, n'appelle aucune réponse.
Il expose sa ligne de conduite dans les propos qu'il échange avec Quinn, du "Morning Post":
- Pour l'instant, ce qui m'intéresse n'est ni qui, ni pourquoi, c'est "comment ?"
Il la trouva de l'autre côté du lit, non loin de la fenêtre, étendue sur le dos, bras écartés. Elle avait perdu une de ses chaussures, et l'un de ses bas avait filé de la cheville au genou. Au cours de la lutte, on lui avait déchiré sa robe, et son épaule nue était couverte de bleus. Elle avait la figure violacée et enflée, et la langue lui sortait de la bouche.
On l'avait étranglée au moyen d'un bas, et la soie avait profondément pénétré dans les chairs. Encore chaude. Et bien morte.
Leopold Horace Ognall est né en juin 1908 à Montréal au Québec de parents britanniques. Il y passe sa petite enfance, mais ces parents retourne en Angleterre quand il a l'âge de fréquenter l'école et fait ses études dans le Lanarkshire. Comme il se passionne pour les techniques de l'information, il travaille d'abord dans une entreprise de télécommunications. Il devient ensuite journaliste et réside successivement à Glasgow, Leeds et Manchester. Un temps ingénieur, il est plus tard embauché dans un service de vente par correspondance.
En 1951, il amorce sa carrière littéraire en publiant, sous le pseudonyme de Hartley Howard, la première enquête du détective new-yorkais « GLEN BOWMAN » . La série de près de quarante titres de ce dur-à-cuire, dont les intrigues s'essoufflent progressivement, reprend les situations classiques du roman noir et lorgne parfois du côté du roman d'espionnage, un genre qu'il aborde plus franchement dans deux romans mettant en scène l'intrépide « PHILIP SCOTT » .
En parallèle à la série Bowman, il signe du pseudonyme Harry Carmichael la série de l'inspecteur d'assurances et détective privé britannique « JOHN PIPER ». Flanqué de son ami et bras droit « QUINN », un reporter de faits divers au Morning Post, Piper traque les criminels en col blanc et tombe toujours inopinément sur un cadavre. Les récits de cette seconde série, donnant parfois dans le roman noir, sont surtout des whodunits ou des thrillers, ce qui leur assure un renouvellement thématique appréciable, comme en font foi les textes publiés pendant la décennie 1970.
Quand, pour la première fois, Harry Grass voit la voiture bleue, il soupçonne que la malle arrière fermée à clé contient du gibier braconné. Or Harry n'est autre autre qu'un garde-chasse très compétent et irréductible.
Puis une macabre découverte est faite, et Harry est le seul qui ait vu l'homme ayant conduit la voiture bleue.
De plus en plus engagé dans l'affaire, de plus en engagé aussi envers une femme qu'il a aimé autrefois, avant son mariage, le garde se verra lui-même prêt à commettre un meurtre avant que le mystère se trouve résolu.
Et tout ceci constitue un suspense particulièrement fascinant.
Johnny Meath, nouvellement installé dans la petite ville provinciale, est jeune et beau. Pourquoi le facteur, un vieil impuissant, jaloux et aigri, s'est-il mis en tête de lui nuire et fatigue-t-il Jake Brown, l'adjoint du shérif, de ses dénonciations rocambolesques ?
Jake Brown est convaincu que le facteur n'est qu'un dangereux "corbeau", dont le suicide prouve la folie. Mais s'est-il bien suicidé ?
Owen Cameron est né en 1902 en Oregon aux États-Unis. Il est l'auteur de nombreuses nouvelles pour les pulps et de sept romans policiers. Deux de ses romans sont traduits en langue française. Dans la gueule de l'agneau (Catch a Tiger), le récit d’une chasse à l’homme, est publié à la Série noire en 1954 et Recette pour homicide (The Butcher’s Wife) dans la collection Un mystère en 1955. En 1957, Abner Biberman réalise le film "The Night Runner" d’après la nouvelle éponyme.
Au cours d'un raid sur l'Allemagne, la formation de l'US Air Force passa à travers un terrible rideau de projectiles de la « flak ». Bombarder la Ruhr, « la vallée heureuse », n'était pas de tout repos malgré les tonnes et les tonnes de bombes que les avions alliés déversaient nuit et jour..
Le B 24 endommagé volait le dernier quand il perdit de vue le reste de la formation. Mitrailleur de guerre, Martin Slade sortit en rampant de sa tourelle de plexiglas. Un obus avait emporté le nez de l'avion et le navigateur qui s'y trouvait. Soudain tout se disloqua…
Slade, suspendu à son parachute, se croyait sorti de l'enfer, en fait il y rentrait. Aviateur américain venant de bombarder l'Allemagne et tombant en territoire allemand, Slade comprit très vite ce qui l'attendait s'il était pris. Il ne lui restait plus qu'à tuer pour ne pas être tué.
Emprunter un train pour passer en France relevait de l'utopie; Slade y parvint pourtant, tuant au passage ceux qui le gênaient, provoquant la sympathie de certains qui ignoraient qui il était. Mais les nazis occupaient la France et même la famille de Slade ne voulait pas de lui. C'est dans le milieu de Pigalle qu'il se fond jusqu'au moment où, grâce à un chantage auprès d'une actrice, amie d'officiers allemands, mais craignant la suite, il est caché jusqu'à la Libération
Éditions Presses de la Cité
__________
Ouvrage violent, dur, où la mort est toujours présente en toile de fond, peinture d'une époque de violence où le plus fort avait toujours raison, « La Sale Guerre du sergent Slade » marquera comme une des œuvres les plus fortes sur une période qui marqua toute une génération.
Le Furet vivait de sang et d'espoir. Il se voyait déjà dans la peau d'un Mafioso arrivé et pour se faire bien voir, il tuait, « au contrat », les méchants voyous qui importunaient les Messieurs haut placés de l'Organisation.
Cependant que tous les flics de New York le pourchassaient en vain. Car le Furet avait son secret, sa planque souterraine : le Métro, qu'il connaissait mieux qu'un rat.
À Cybernia, la vie est belle. Entendons par là que tout est organisé, planifié par un ordinateur géant. La cuisine, la lessive, la sécurité, et même l'amour, pourquoi pas ?
Jusqu'au jour où l'ordinateur se met à brouiller les cartes et à empoisonner le monde avec ses lubies. Jusqu'au jour, enfin, où il tue. Et alors là, on commence à se demander s'il fait ça à lui tout seul...
Une jeune fille est retrouvée morte dans le coffre d'une Volkswagen, dans un cimetière de voitures, un décor sinistre :
« Une grosse entreprise : trois ou quatre cents bagnoles, ou ce qui en restait, étaient éparpillés autour de l'immense grue qui dominait la scène de sa silhouette menaçante. Noire et rouillée par endroits, haute comme cinq étages, elle ressemblait à un monstre préhistorique prêt à fondre sur sa proie avec son énorme serre de métal qui se balançait au-dessus des épaves. »
Frank le héros, narrateur et détective découvre alors le cadavre :
« La morte était complètement nue, à l'exception de ses bas, qui avaient éclatés comme la peau de saucisse trop cuites quand les cuisses avaient commencé à gonfler. On lui avait replié les jambes contre la poitrine, et attaché les poignets aux chevilles avec un bout de ficelle sale. On ne voyait qu'une partie de son visage. Il était coincé dans un coin du coffre, et reposait sur un lit de cheveux roux si beaux que c'en était presque obscène. »
Suit une enquête pleine de rebondissements et de suspense.
« Des filles nues, j'en avais déjà vu, mais dans cet état... Comme une jolie petite rousse était portée disparue, il était tout naturel que je me lance sur cette piste, avec tous mes copains de la police pour m'aider, mais vous savez ce que c'est : on suit un lièvre et on tombe sur une meute de chiens enragés ; sans oublier les chiennes bien entendu. »
Lou Cameron est né en juin 1924 à San Francisco aux États-Unis. Écrivain, auteur et illustrateur de bandes dessinées américain, il a également signé des romans policiers, dont certains ont été publiés en France dans la collection Série noire, et des westerns.
La fureur des éléments va-t-elle parfois de pair avec la rage meurtrière des hommes?...
***
Depuis que le blizzard s'est abattu sur Red Rock, ensevelissant le bourg dans la neige, l'isolant de la civilisation, une menace pèse sur ses habitants. Une menace latente, mais dirigée, sans rapport avec la chute brutale d'un bloc de glace, ou la lente agonie dans un océan de neige.
Aussi, lorsqu'on découvre, dans son bureau, le papetier Mac Farlane, blessé et gisant au milieu d'une mare de sang, les soupçons et les cancans se réveillent-ils. Ne dit-on pas que, dans la cuve de la papeterie, un corps pourrait disparaître sans trace, sous l'effet des acides corrosifs? Plus complètement que sous le linceul de neige qui dissimule, mais qui conserve aussi, jusqu'au prochain dégel.